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Poutine : notre homme de l’année. Quand la géopolitique s’impose face au mondialisme

Poutine Tsar

Poutine : notre homme de l’année. Quand la géopolitique s’impose face au mondialisme

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La rédaction de Métamag ♦

Il n’est pas nécessaire d’approuver toute sa politique internationale pour cependant tomber d’accord sur l’essentiel. La vision du monde de Vladimir Poutine est la nôtre.

C’est une vision géopolitique fondée sur l’histoire des nations, des peuples et des espaces de civilisation. Elle s’oppose totalement au mondialisme libéral voulant une démocratie universelle sans racines.

Ce monde traditionnel a marqué des points contre le mondialisme pendant cette année 2016, essentiellement grâce à Vladimir Poutine. Même si on a du mal à penser qu’il a fait l’élection américaine, la victoire de Donald Trump est une victoire aux Usa de la vision du monde géopolitique et identitaire à la russe.

Le tsar s’est imposé de l’Ukraine à la Syrie malgré la guerre économique que la finance mondiale lui mène au nom bien sûr des valeurs de la démocratie. L’ingérence humanitaire a vécu et la diplomatie à la française peut bien éructer, elle ne peut que se lamenter sur le sort de ses vaincus mais ne pèse en rien sur la victoire.

Quand à la menace mondiale du terrorisme musulman, bras armé de l’islamisme radical à ambition universelle comme la démocratie atlantiste, ceux qui veulent éradiquer Daesh et ses clones ont un allié naturel dans le président russe. Certes il frappe les rebelles pour consolider Assad, appuyé par les chiites d’Iran et du Liban. Mais se faisant, il fait basculer le rapport des forces au détriment des fanatiques sunnites soutenus par les pétromonarchies du golfe.

De son coté, le mondialisme version européenne ne cesse de reculer avec le Brexit ou l’émergence du groupe de Visegrad. Le mondialisme américain a été battu par Trump alors même que la présidence Obama marque un effacement réel de la démocratie arrogante et unipolaire.

Dans le dernier numéro d’ «éléments», Alexandre Douguine l’explique avec clarté. « Poutine est devenu le grand obstacle pour les projets mondialistes qui sont aussi ceux du capitalisme…. Pour ceux qui aspirent à un monde multipolaire, il est le sauveur de la puissance continentale, de la Russie souveraine et d’une Europe indépendante »

La droite Française majoritaire de Fillon à Marine Le Pen est devenue sensible au discours russe. Quand aux Usa l’équipe que Trump met en place sera Poutino compatible. Certes, chacun défendra ses intérêts et cela n’évitera pas les conflits ni les luttes d’influences. L’humanité a grandi dans la lutte perpétuelle. Mais les nations et les civilisations redeviennent le centre d’un grand jeu qui n’a jamais cessé. Il a été cependant camouflé par une vision moralisatrice des valeurs universelles portées avec cynisme et hypocrisie par les démocraties occidentales et atlantiques pour l’exclusif avantage financiers et économique des Usa et du système bancaire international.

Notre ennemi c’est la finance apatride et sa vision mercantile et libérale du monde. Il faut y ajouter les médias qu’elle finance.

Poutine est un vrai chef d’état dont la priorité est la grandeur de sa nation. Il était temps qu’un européen historique nous ramène à l’essentiel.

  1. jean Guiart
    jean Guiart24 décembre 2016

    Il faudrait se poser la question de pourquoi Poutine ? Les politiques ignorants outre-atlantique répondent, Poutine c’est le KGB. Le KGB avait fini par ressembler en mieux et plus puissant à notre ENA, mais avec un programme mieux étudié pour former des cadres intelligents, cultivés et réactifs. L’explication est dans un enseignement d’une histoire vue en profondeur, fondée sur l’analyse des échecs et pas celle des victoires et des succès comme en Occident et aux USA. S’y ajoutait la spécialisaion linguistique qui déterminait les détails de la carrière, excepté pour les meilleurs. Poutine. n’est pas sorti du néant et il est bien entouré. Il a continuellement dans l’esprit les raison de l’échec de l’URSS, ce qui l’amène à un très grand raffinement de ses mouvements, très au delà de ce qu’inspirerait le jeu d’échec national. Les Chinois trouvent en lui un partenaire de même classe. Aussi prudent qu’eux malgré les apparences. Nul ne sait quelle réponse il a fait à leur proposition d’alliance militaire formelle. Il fait comme si,mais n’a encore rien signé de tel,et la presse russe note chaque fois que les Chinois démontent un système militaire russe pour le copier en lui donnant un nouveau nom et le mettent sur le marché sous leur responsabilité. Par contre Poutine a fourni sans barguigner tout ce qui était nécessaire aux Chinois pour les aider à contrer la menace américaine. Du coup les Américains ont été obligés de retirer du front potentiel leurs porte-avions devenus obsolètes devant la menace des fusées russes et chinoises, les russes étant plus précises.

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