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En Amérique Latine, les forces spéciales US en action

Isis Seal

En Amérique Latine, les forces spéciales US en action

Auran Derien, universitaire ♦

Les forces spéciales des États-Unis, arme de destruction massive des peuples et des pays, se multiplient comme des petits pains en Amérique Latine.

On y trouve les bérets verts de l’armée américaine, les SEAL de la marine ( acronyme de « Sea, Air, Land » ; en français « mer, air et terre ») ou Navy SEALS) et d’autres unités entraînées au génocide et au pillage. Dans un monde de terreur marchande ces forces armées ont des fonctions multiples puisqu’elles concourent au succès des entreprises  de leurs maîtres. Ces forces spéciales persécutent les populations ou accumulent des informations, voire appuient on ne sait trop qui dans le cas du Salvador. Elles ont des missions civiles, sont chargées d’opérations psychologiques  de sorte que ce sont des tueurs à large spectre.

Des assassins répartis sur tout le globe

La loi américaine sur la liberté de l’information (Freedom Of Information Act) a permis de rendre public des données sur l’Amérique Latine, montrant qu’entre 2007 et 2014 les opérations de ces forces spéciales ont été multipliées par trois. Cela va dans le sens général promu dans le monde par l’oligarchie  de la globalisation. Georges Bush, avec ses mensonges sur le 11 septembre, a autorisé la multiplication du nombre de membres de ces Forces Spéciales qui atteignent désormais au moins 70.000 personnes et perçoivent un budget de plus de 17 milliards de dollars par an. On les trouve dans 135 pays  dans le monde.

Depuis 2007, les interventions de ces groupes, responsables de la sainte terreur au nom du bien, se multiplient en Amérique Centrale, mais aussi au Brésil, au Chili, en Colombie, en Argentine, etc. En même temps apparaissent les terroristes islamiques et les coups d’État néo-libéraux. Nous nous limiterons aujourd’hui à signaler que les terroristes islamiques sont une histoire très ancienne liée à une stratégie générale de l’Empire du néant globalitaire. Ils apparaissent, comme par magie, chaque fois que les banksters en ont besoin.

Des terroristes là où le pouvoir  en a besoin

isis-carte-provinces-argentine-corrientesEn Argentine, la cellule de Contre-intelligence a signalé la présence d’un groupe ISIS (Islamic State of Irak and Syria) dans la province de Corrientes, à la frontière entre l’Argentine et le Brésil. Bien sûr, désormais l’État islamique recrute son personnel dans le monde entier à travers les réseaux sociaux. Il compte en gros 86 nationalités distinctes. Argentine, Brésil, mais aussi Mexique doivent donc s’y trouver. Il est plus important de comprendre pourquoi ces terroristes s’installeraient dans la province de Corrientes. La réponse se lit sur une carte de géographie. Les provinces argentines de Corrientes et Misiones ont une frontière tant avec le Brésil qu’avec le Paraguay. La nature y est fort prolifique et les pays concernés ne l’ont jamais vraiment contrôlée en détail : elle est très poreuse. Durant les jeux olympiques de Rio, le Brésil avait installé un Centre Antiterroriste Intégré auquel ont participé des agents des États-Unis, de Grande-Bretagne, de France, Espagne, Belgique, Argentine et Paraguay. Mais il ne s’est rien passé.

Or, depuis 1997, les Argentins sont agressés par la même propagande. Le rapport annuel du Département d’État étatsunien de cette année-là, intitulé “Règles pour le terrorisme global” parle déjà de combattre les foyers du terrorisme sur la triple frontière (Argentine, Brésil, Paraguay), centre des sièges du fondamentalisme islamique. En 1997, il s’agissait de faire accuser les Iraniens de l’attentat de 1994.

Les mensonges sont une spécialité des sectes vétérotestamentaires et, depuis, on trouve régulièrement des terroristes islamiques dans cette région. En mai 1998 arriva à Buenos Aires  le Secrétaire de la Défense des États-Unis d’Amérique, William Cohen, avec l’objectif explicite d’expliquer au Président argentin, Carlos Menem, la méchanceté intrinsèque du « terrorisme islamique ». De même, il mettra sur pied un projet de « défense continentale contre le terrorisme », dont le Paraguay, la Colombie, etc. seront les principales victimes.

On sait donc vers où se tourner lorsqu’on aborde le thème du terrorisme islamique en Amérique Hispanique.

Illustration : en Amérique Latine, les forces spéciales US en action.

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