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Le Venezuela en ruine ne tient que par la violence des rues

Venezuela Billets Retrait

Le Venezuela en ruine ne tient que par la violence des rues

La trêve de Noël ne nous a pas permis d’en parler avec détail mais de violentes manifestations se sont déroulées au Venezuela mi-décembre après le retrait du billet de 100 bolivar, le plus gros billet de banque en circulation.

Des scènes de violences et de pillages ont éclaté partout dans le pays alors que les nouvelles coupures n’étaient même pas encore disponibles. Selon un député de l’opposition, trois personnes sont mortes dans la ville minière de Callao au Sud,  bilan non confirmé par la dictature social-révolutionnaire, le modèle d’Egalité et Réconciliation et de Mélenchon.

Brandissant des liasses de billets de 100 bolivars – à peine cinq centimes d’euro au marché noir –, désormais privés de valeur, des manifestants ont bloqué des routes et insulté le président Nicolas Maduro dans une quantité de villes du pays. Des dizaines de magasins ont été volés et saccagés même si en général, ils sont déjà vides. Le gouvernement avait donné trois jours aux Vénézuéliens pour se séparer de leurs billets de 100 bolivars, une mesure justifiée par la présidence par la nécessité de lutter contre les mafias qui sévissent à la frontière colombienne. La mesure a été mise en œuvre malgré les mises en garde d’économistes convaincus que ce retrait provoquerait le chaos.

Pour l’opposition, la décision reflète la volonté de Nicolas Maduro d’achever la destruction de l’économie vénézuélienne. Inflation oblige, le billet de 100 bolivars a été remplacé par de nouveaux billets de 500, 1 000, 2 000, 10 000 et jusqu’à 20 000 bolivars, mais il n’y a  plus vraiment d’autorité militaire puisque l’intendance n’a même pas suivi. Presque tous les distributeurs automatiques dans la capitale de Caracas étaient vides, hors d’usage ou saccagés.

Si le Venezuela ne tombe pas c’est qu’il sombre dans les règlements des milices et des bandes, dans la corruption à la kalash des voyous et la compromission des militaires fossoyeurs du peuple. ML[11.01].

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