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Manuel Valls giflé à Lamballe : nos excellences et le sens du ridicule

Manuel Valls

Manuel Valls giflé à Lamballe : nos excellences et le sens du ridicule

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Bernard Plouvier, auteur, essayiste ♦

Stupeur et consternation chez les bien-pensants de Lamballe ! Un politicien en rupture d’emploi a reçu un soufflet d’un gamin de 18 ans… la « baffe » était donnée d’assez loin par un jeune homme fluet et n’a donc guère pu faire de mal à la solide et colérique victime (sauf à son ego surdimensionné, bien entendu).

Qu’il s’agisse d’un geste stupide. Nul ne va dire le contraire. Mais les nervis trotskistes, qui furent les protégés de ce politicien lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, ont fait bien d’autres cochonneries aux patriotes français, sans que cela émeuve les clowns des médias. Le gamin est placé en garde à vue. Cela peut paraître excessif en une époque où tant de suspects de viols et de « braquages » sont relâchés sur intervention plus ou moins discrète d’un magistrat ou d’un politicien sensible à certains arguments.

La formulation retenue pour justifier la garde du galopin est néanmoins très étonnante et pose un énorme problème juridique : « Violences sur une personne chargée d’une mission de service public ». On ne savait pas, jusqu’à présent, que le fait d’être candidat à une désignation, par un parti politique, du candidat à une élection était « une mission de service public »… en outre, « une candidature à la candidature », ça fait un peu ridicule, voire grotesque : les crocodiles qui veulent nous gouverner ne sont même pas capables de s’entendre sur un nom ni sur une politique.

Que notre distingué  Président de la République soit l’ex-patron de ce parti fait-il de cette désignation partisane une affaire de service public, c’est-à-dire engageant l’État, donc la responsabilité et les finances de la Nation ? Si la réponse légale actuelle à cette question était positive, il y aurait lieu de se révolter, d’exiger un référendum d’initiative populaire pour exiger la mise en examen de tous les chefs de ce parti et de leurs candidats pour forfaiture : un parti politique est en soi une association privée régie par la Loi de 1901 et nullement une instance étatique, à laquelle sont dévolues des « missions de service public ».

Certes, le gamin (qui serait un indépendantiste breton à qui il est, semble-t-il, arrivé de fumer du haschich… mais à la différence de nombre d’immigrés-réfugiés-envahisseurs, il n’en fait apparemment pas commerce) mérite une claque assénée par son père, voire une douzaine de jours de travaux d’intérêt général, mais la formulation juridique retenue contre lui le rend passible de 3 années de prison et de 45 000 euros d’amende… et un jugement en référé (car la gravité du délit émeut tant notre Justice qu’elle l’accélère) aboutit à une peine de 3 mois avec sursis.

De deux choses l’une. Ou notre Ve République agonisante est un régime où l’on ne sait plus qualifier les délits et adapter le châtiment à la peine. Ou nous sommes en Ripoublique très inégalitaire, dans laquelle le parti du chef de l’État représente un « service public »… et c’est très grave, car cela sent la forfaiture, le trafic d’influence, en un mot : la corruption.

Bernard Plouvier est l’auteur de Le dérangement du monde paru récemment aux éditions de l’Aencre, 576 pages, 39€
  1. Robert41
    Robert4120 janvier 2017

    Baffe au pays de Bretagne, crêpes et beignets c’est une tradition ! – Il n’y a pas eu mort-d’homme, c’est même une leçon populaire à cet héritier, issu d’un monde d’argent gagné facilement en Afrique et en Sierra Leone. Et puis quand-même …, on ne peut trahir la France impunément avec ses relations personnelles avec le Qatar ou l’Arabie saoudite, financiers du terrorisme qui tue notamment en France. -Vaillante Bretagne, toujours en pointe, porte le vent et la vague qui font les hommes.

  2. Robert44
    Robert4421 janvier 2017

    Et la “Jurisprudence” Quand Valls le 29 août 2015 gifle un militant socialiste !!! Qu’à t-on fait ???

  3. Mimy06
    Mimy0622 janvier 2017

    La justice (de gauche, bien entendu) a pris en compte le passé de Valls, ex premier ministre, même démissionnaire. A ce titre, cet homme politique a certains droits : gardes du corps, véhicule etc… et le tire de “service public”, comme les contrôleurs de la SNCF, conducteurs de bus etc et j’en passe.
    Par contre, les individus qui insultent, menacent etc…,les policiers, représentants de la force publique (un cran au-dessus) ne sont pas aussi vite traduits en justice mais font l’objet d’une convocation à une audience lointaine, parfois presque un an !!!!!!!!!

  4. Citoyen en colère
    Citoyen en colère23 janvier 2017

    Article qui confirme que nous sommes depuis longtemps gouvernés par des ripoux qui pensent rendre service à la nation alors même qu’ils ne sont que des prédateurs et des charlatans. valls est totalement discrédité et, à ce que je sache, il n’a eu besoin que de son bilan pour cela.

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