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Moderniser les traités ou penser autrement ! Le Mexique dans l’incertitude

Mexique Argent

Moderniser les traités ou penser autrement ! Le Mexique dans l’incertitude

Auran Derien, universitaire ♦

La position de divers pays d’Amérique Latine, devant l’idée émise par Donald Trump qu’il serait souhaitable de renégocier divers traités de servitude volontaire – appelés évidemment accords de libre-commerce – ressemble à celle que nous avons décrite pour les Européens. Les serfs du totalitarisme de la global-invasion s’engraissent au moyen de prébendes, soultes et autres pourcentages sur les ventes des richesses de leurs pays. Ils sont quelque peu angoissés en pensant que leur pourcentage pourrait être réduit ou disparaître. Le Mexique propose de préférence une “modernisation” des traités.

Mexico : une modernisation du TLCAN (Tratado de Libre Comercio de América del Norte)

Le Président mexicain, Enrique Peña Nieto, ne veut rien renégocier. Lors de la réunion des chefs des pays participant au Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), il a affirmé qu’il convenait de moderniser les laisses qui attachaient Mexico. Participant à une table ronde sous l’égide du  Financial Times, il a affirmé que le tiercé Canada, USA, Mexico représentait un nœud logistique et pouvait se transformer en une des régions les plus productive et compétitive.

Pourtant le désastre de l’accord tripartite Canada, USA, México s’observe aujourd’hui dans toutes les couches sociales mexicaines, sauf chez les membres du parti de la global-invasion. A l’appauvrissement organisé s’ajoute l´absence de politique contre la destruction de la jeunesse par la drogue, puis la participation des petites frappes gestionnaires à la vente des ressources énergétiques, agricoles, minières aux multinationales qui, de plus, contrôlent la technologie et la finance. Il ne reste strictement rien aux Mexicains.

Renégocier aussi le traité trans-pacifique

Le TTP, l’accord commercial transpacifique a été acquis en novembre 2015. Il a été signé par le Ministre de l’économie sans consulter les représentants du peuple (sénateurs, députés) ni ceux des organisations représentatives des activités économiques : agriculture, industrie, mines…La méthodologie  est  la même en Europe ou au Mexique. Elle utilise des bureaucrates, des ingénieurs , des techniciens de la vente par lots. La semi-inteligentsia médiatique, les petits bourgeois vaniteux constituent l’excellent milieu conducteur des mots d’ordre qui traduisent, justifient, utilisent leurs propres impulsions parasitaires : privatisation, droit de l’homme, modernité, tous les mots creux sont au rendez-vous.

Avec 19 chapitres et 900 pages, l’accord transpacifique est une insulte à la population et à sa créativité. Le cas de la technologie est particulièrement révélateur. Tous les brevets ou presque (à peu près 98%) sont d’origine étrangère. Les inventeurs mexicains sont laissés seuls face au reste du monde qui, lui, a une politique d’exploitation et de protection à travers les brevets. Les multinationales  pillent l’humanité à travers les droits de reproduction, tuant la connaissance qui ne leur sert pas. Cela devrait être renégocié par une nouvelle élite mexicaine dont le renouvellement sera lent et difficile.

Le problème éternel : empêcher le totalitarisme de tout détruire.

Les changements, quels qu’ils soient, ne proviennent pas automatiquement d’une intelligence toute théorique. La praxis est chargée de suppléer aux lacunes de la théorie. On est ici dans le monde des “hommes de pouvoir” dont la principale vertu est le caractère. Devant la crise financière latente, existe-t-il une élite capable de se saisir du moment, de proposer des changements qui satisfont tant l’intelligence des cadres patriotes que l’affectivité des peuples? (ou de ce qu’il en reste?).

Depuis la première guerre mondiale, les USA ont réussi à aliéner toute une frange de trafiquants. Leur succéè a cru en même temps que les guerres qui allaient détruire l’Europe. Le dernier feu d’artifice a été mis en scène à partir de la chute du mur de Berlin. A travers banques et multinationales, ONG chargées du bien en soi, il existe une couche dirigeante globalitaire qui cherche à dominer. Le matériel humain nécessaire à cette tâche est forcément composé de personnalités  réunies en une immense bureaucratie dont les traités de toutes sortes justifient l’existence.

Devenus des croyants, porteurs de foi dans le paradis terrestre crée au fur et à mesure de l’extension du négoce, ces bureaucrates de la global-invasion espèrent maintenant tirer les dividendes sonnants et trébuchants de leur foi, entretenue par les réseaux de la propagande médiatique et les enseignements des écoles d’administration. Le messianisme des tyrans  sonne comme une prison pour les élites populaires.

Jusqu’à présent, le cerveau de la global-invasion et celui des USA semblaient correspondre. Il s’était créé une sorte d’identité entre ce projet et les structures de l’État américain. Les différentes associations de trafiquants en Europe en en Amérique Latine dépendent de ce centre. La subordination y est la règle.  Peut-être le nouveau Président américain souhaite-t-il démarrer une Perestroika, annoncer la démembrement de l’Empire de l’inhumanité ? Mais quid des “organisations secrètes” comme l’armée Gladio? Qu’en sera-t-il des organismes clandestins, ces ONG et think tanks totalement dévouées à la destruction du monde en faveur de la révolution globalitaire ? Il est probable que les structures centralisées de l’État américain vont se séparer des réseaux mondiaux de la global-invasion.

On devrait assister au développement d’un nouveau système.  La pensée s’est-elle remise en marche ?

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