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TRUMP et la dialectique du Nouvel Ordre Mondial

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TRUMP et la dialectique du Nouvel Ordre Mondial

Auran Derien, universitaire ♦

Il n’est pas sûr que Donald Trump ait bien compris à quoi il sert dans la phase dialectique mise en place pour installer le N.O.M. ( Nouvel Ordre Mondial). S’il serait bien prétentieux de s’imaginer que l’on est mieux armé pour y voir clair, nous disposons cependant du recul d’un siècle de manigances de la global-invasion. Il nous paraît possible de saisir certains de leurs trucs. nous proposons ci-dessous trois pistes.

1 – Trump cache l’extension du pouvoir des  banquiers 

A tout Seigneur, tout honneur. Charles Maurras, dans “l’avenir de l’intelligence” avait anticipé, grâce à son talent hors pair, le devenir des intellectuels et de la pensée dans un monde où la tyrannie de l’argent s’installait. Il a connu le passage de la finance toute puissante mais orientée vers la grandeur des nations où elle opérait, au monde de la finance totalement globalitaire qui finance les intellectuels des Think Tanks, O.N.G, médias de masse chargés de répandre une religion séculière dont le socialisme internationaliste a été le modèle remplacé désormais par l’internationalisme individualiste des droits abstraits de l’homo sapiens.

La révolution fondamentale du XXème siècle, peut-être non aboutie aux yeux de ceux qui la promeuvent, est l’installation d’un système bancaire international, complètement intégré, capable de contrôler la politique au même niveau. Donald Trump est peut-être chargé de compléter ou renforcer ce dispositif puisqu’il a donné les clefs financières de l’Amérique à Goldman Sachs. Citons, sans prétention à l’exhaustivité, Steven Mnuchin, directeur du Trésor ; Stephen Bannon, conseiller spécial ; Gary Cohn, Directeur du Conseil Economique National ; Jay Clayton, chef de la Commision du marché des titres. D’autres liens existent, en particulier : L’épouse de Clayton travaille chez G.S. ; Joshua Kushner, le gendre de Trump, est un excellent ami du fils de Blankfein, le CEO de G.S ; Dina Powell, de G.S., conseille la fille de Trump, Ivanka ; Erin Walsh, ancienne de la banque, fait partie de l’équipe Trump ; Anthony Scaramucci, ex-banquier de G.S. s’est rendu à Davos, soi-disant à titre personnel, mais il est un conseiller personnel de Trump. Etc.

Comme Goldman Sachs contrôle le groupe des banques centrales (Canada, Grande-Bretagne, Banque Centrale Européenne,…), on se doute que cette mafia ne désire pas être tenue pour responsable d’une crise financière qui se déclencherait durant leur temps de présence aux côtés de Trump.  Le but suprême sera de renforcer ce réseau de pouvoir mondial agissant au-dessus de quelque État que ce soit et hors de tout contrôle.

2 – La destruction du cerveau au profit de la foi en des vérités révélées.

L’imposition d’une religion séculière est ce à quoi se dédie l’internationale financière. Elle a payé les propagateurs du socialisme internationaliste qui a engendré, comme l’ont expliqué les  sociologues tels que Jules Monnerot, une épidémie psychique qui a affecté tous les penseurs promus en occident. Il est important de noter que la Chine maintient sa référence à l’idéologie marxiste et que les prédicateurs occidentaux, qui dépendent tous du grand fleuve d’argent coulant de l’internationale Goldman Sachs et associés, défendent désormais l’internationalisme individualiste du droit abstrait par lequel ils soulèvent une épidémie psychique tout aussi profitable à la réalisation du Nouvel Ordre Mondial sans freins politiques ou intellectuels.

La séquence dialectique, rodée au cours du XXème siècle, est plus que jamais d’actualité :

La thèse : L’argent est un absolu, le critère de toute réussite. Il permet de réunir, sur un même plan, le monde du sport et du spectacle, les riches trafiquants, les  artistes modernes, etc. Tous enfoncent dans l’oubli les groupes civilisés, cultivés, qui ont fondé la civilisation européenne au cours des siècles.

L’anti-thèse : hier, c’était le socialisme internationaliste qui faisait semblant de critiquer violemment le capitalisme tout en trafiquant énormément avec lui. Il en va de même aujourd’hui avec l’internationalisme du droit de l’homo sapiens qui permet de tout critiquer, détruire, jeter à bas, au profit de l’immonde réseau financier. Il faut manifester contre Trump, par exemple, en éructant les slogans fournis par les meneurs de la guerre au cerveau, des crapules très comparables à celles de 1917.

La synthèse : le nouvel ordre mondial, avec d’un côté tout le pouvoir financier entre quelques mains, de l’autre, les pitres de l’internationalisme droit-de-l’hommesque financés par les premiers. Les escrocs intellectuels promettent aux nigauds de les prendre en compte à travers la carta magna, de répartir le pouvoir entre les individus votants, de les protéger contre les abus, uniquement mis sur le compte du politique, jamais sur celui des banquiers qui dominent tout, etc. Bref, la tyrannie exercée sur la population se renforce. L’internationale financière inhumaine avance dans l’ombre de Trump.

3 – Des consistoires médiatiques aux sociétés de nouvelles technologies.

Nombreux sont ceux ayant observé le déclin des bulletins paroissiaux, ces médias de masse possédés par des oligarques dominés par l’internationale financière à la Goldman Sachs. Ces bulletins avaient commencé à promouvoir le mensonge, l’obscurantisme , à partir de la guerre de 1914. Depuis, l’infamie intellectuelle y était célébrée comme un culte religieux. Dans le meilleur des cas, la propagande permanente et systématique, régnait sur l’ensemble des informations pertinentes, avec l’appui de toutes les techniques religieuses s bien connues à travers l’étude de la destruction du polythéisme en Europe : faux témoins, inquisition, demande d’élimination de toutes les élites, volonté de salir les groupes qui ne participaient pas à la dogmatique révélée. Le principe monothéiste est toujours de refuser le débat érudit puisqu’en matière de sciences humaines, ces sectes mentent. Les dogmes dirigent tout et ceux qui n’y croient pas sont proclamés ennemis de l’humanité.

La Pravda bolchévique d’après 1917 servit donc de modèle aux pseudo-intellectuels contrôlés par l’internationale de la finance. La population occidentale en était venue, partout, à adopter la même attitude que celle des dissidents du bolchévisme. Après, éventuellement, ceux qui le souhaitent peuvent chercher la bonne analyse ou la réalité cachée. Les oligarques médiatiques se font alors tirer les oreilles par leurs maîtres plus discrets. Que faire ? Transmettre le pouvoir de hennir, mentir, salir, soit toutes les méthodes des médias de masse, aux entreprises Internet mieux contrôlées puiqu’elles ne sont que cinq et censurent ou dénoncent sans que l’on puisse accuser quelqu’un en particulier de crime contre les humains qui pensent.

Cela est la troisième fonction de Trump : permettre ce basculement, faire entrer les médias alternatifs et les réseaux sociaux dans la grande guerre au cerveau, en faveur du nouvel ordre mondial. Le début a été grandiose et il convient d’apprécier avec quelle imbécilité satisfaite les larbins de l’anti-thèse, faire rêver sur le droit des homo-sapiens, aident l’internationale financière  à augmenter son pouvoir mondial.

On admettra avec tristesse, et avec un grand éclat de rire simultanément, que les pitoyables Hamoncule et autres Macro-on du paysage français n’ont toujours rien compris à la méthodologie de la double pensée qui pourtant est observable depuis le début du XXème siècle. Il est probable que des nullités aussi gluantes que les Hamon et Macron ont intérêt à ne rien comprendre pour jouer correctement leur rôle de destructeur en faveur de leurs maîtres. Ils “n’en ont pas” et ne se décideront jamais à mettre en pratique les conseils de G.Orwell, destinés aux animaux qui auraient compris les principes de la double pensée utilisée par l’internationale financière des porcs de sa ferme animalière.

Il n’est pas nécessaire de copier l’inhumanité de l’internationale pour s’en sortir car le faire serait accepter de devenir aussi infâme qu’eux et le monde deviendrait le lieu du règne de la tour sombre, Sauron, pour rappeler l’exemple du Seigneur des anneaux. L’essentiel est de comprendre la méthodologie, de savoir la tracer, et de ne pas lui permettre de fonctionner. On peut attendre cela des élites asiatiques, à terme. On ne peut encore parier sur les européens.

 

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