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Décodex, fake news, etc..la presse aux ordres et la bonne information: le magister dixit

Decodex

Décodex, fake news, etc..la presse aux ordres et la bonne information: le magister dixit

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Professeur Chems Eddine Chitour, École Polytechnique Alger ♦

Faits alternatifs, fake news, post-vérité… petit lexique de la crise de l’information

«Il faut dire la vérité, même quand notre propre parti est en cause, chaque citoyen est tenu de mourir pour son pays, mais nul n’est tenu de mentir pour lui!» Montesquieu.

Tout a commencé avec CNN pendant la deuxième guerre du Golfe de février 1991.

Le Pentagone avait diffusé l’information qu’il a voulu sans contrôle avec la complicité de CNN. Cette mauvaise habitude s’est perpétuée et vingt-cinq ans après, nous voyons des journalistes français embedded ( embarqués dans le langage américain) avec les militaires, imitant leurs acolytes américains, nous raconter les délices et la majesté de l’opération Sangaris, fruit des escapades de François Hollande dans son pré carré africain.

Les médias dominants, appelés mainstream, s’intronisent les seuls détenteurs de la vérité que les autres doivent accepter comme parole d’Évangile, sous peine d’encourir les foudres de l’Empire. Avec l’élection de Donald Trump, ils se sont sentis diminués, eux qui avaient tout fait pour nous vendre Hillary Clinton en vain! Résultat des courses: il fallait trouver un coupable. Ce sera Poutine et sa manipulation de l’information au point qu’il a été capable de manipuler l’information pour faire élire Trump et naturellement, les rares médias alternatifs qui sont devenus des acteurs qu’ils ne peuvent plus ignorer, notamment avec l’Internet, deviennent des concurrents. Il faut donc mettre en place un tribunal qui décide de ce que c’est une bonne information. Dans un deal qui s’apparente à «un trafic en bande organisée, dix journaux américains avec le tristement célèbre Le Monde et Google définissent la doxa et le catéchisme de la presse de “la vérité vraie”, surtout avec l’élection de Trump qui s’avère iconoclaste imprévisible et inacceptable selon les codes actuels de ceux qui détiennent le robinet du financement de l’information.

Quelle est leur vision de la presse libre et vraie ? Que faut-il penser de la vérité de l’information dans l’absolu ?

«La campagne du «Brexit» et l’élection de Donald Trump, lit-on sur le journal Le Monde, ont propulsé de nombreux nouveaux termes qui témoignent de la crise moderne de confiance dans les faits. Ils ont envahi le débat public en quelques mois – et parfois même en quelques jours seulement. A l’image de «post-vérité», intronisé mot de l’année 2016 par Oxford, tous ces nouveaux termes traduisent la crise des médias traditionnels qui a caractérisé la dernière campagne électorale américaine. Au point de parfois occulter d’autres termes plus anciens, qu’ils sont en train de remplacer.. (…) Donald Trump s’est de son côté dit actuellement en guerre contre les médias, [qui] font partie des êtres humains les plus malhonnêtes de la planète, dans un discours à la CIA».

Huit médias français s’allient à Facebook contre les «fake news».

Comment traquer l’information alternative? L’information indésirable, celle qui dérange , celle qui ouvre les yeux du citoyen et lui permet de faire la part des choses, pour donner son suffrage éventuel lors d’une élection en connaissance de cause ? Les médias main-stream dans leur obsession de garder l’information c’est-à-dire le pouvoir, pour mieux la triturer et la faire apparaitre sous une autre forme, traquent l’information alternative qui pour eux est fausse. Ils auront contre eux les sans-grade qui, même s’ils n’ont rien, sont actifs sur la Toile

«Huit médias français, lit-on dans Le Monde, ont décidé de collaborer avec Facebook pour réduire la présence de fausses informations sur le réseau social. Concrètement, le projet est de déployer prochainement en France un dispositif similaire à celui qui a été mis en place en décembre aux États-Unis avec le concours de cinq médias (ABC News, AP, FactCheck.org, Politifact et Snopes). En France, outre Le Monde, les médias partenaires sont l’Agence France-Presse (AFP), BFM TV, France Télévisions, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes. Après la France, Facebook projette de poursuivre le déploiement dans d’autres pays. Ce dispositif permet aux utilisateurs, grâce à une nouvelle catégorie de signalement, de «faire remonter (…)». 

Le Monde donneur de leçons

Un proverbe bien connu est rapporté: «Avant de donner des leçons aux autres, il faut commencer à balayer devant sa porte.» Cela n’a pas empêché Le Monde dans sa fuite en avant de proposer de formater l’imaginaire des jeunes. Nous lisons: «En parallèle du Décodex, ce guide créé par l’équipe des Décodeurs qui permet de vérifier la fiabilité d’un site Internet, Le Monde a décidé de s’engager dans une démarche d’éducation à l’information, à destination des collégiens et des lycéens, par le biais d’interventions en classe et par la mise à disposition, sur son site Internet, de contenus pédagogiques. En complément du Décodex nos journalistes ont mis à disposition des internautes une série de fiches pédagogiques destinées à guider leur lecture au quotidien. Nous expliquons notamment pourquoi il est important de vérifier une information avant de la partager, (…) D’ici à la fin de l’année scolaire 2016-2017, nous tâcherons d’intervenir dans différents établissements, aussi bien généraux que professionnels, de la 6e à la terminaleDelphine Roucaute.

Le Monde lance un «décodex» pour traquer les fake news des autres, pas les siennes

Un article sur deux infos remet les pendules à l’heure. «fake news?» écrit-il. Le journal Le Monde se pose en censeur, avec une idée simple: toute information que Le Monde décide de vous cacher, il l’appelle Fake News. Lui? Il est blanc-bleu, pur et innocent… Quoi de plus compatible avec l’esprit de la gauche et de la presse de gauche que de se poser en arbitre entre le vrai et le faux – ou plutôt entre ce que vous avez le droit de savoir et de ne pas savoir, dire et ne pas dire, penser et ne pas penser – et de décider à la place des citoyens et des internautes? Est-ce le travail de la presse que de couper court aux argumentations et à la réflexion des lecteurs? oui, si on vit sous une dictature, oui encore quand la presse est de gauche. Pour entrer par le grand portail de la chasse aux Fake News, mais surtout pour contrer la désaffection des lecteurs et éviter que ne s’effrite le mur politiquement correct et de la pensée unique, érigée contre l’information libre par les tenants de la gauche morale et bien pensante, – mais battu en brèche par la «fachosphère (l’endroit où l’on s’informe)» et Internet -, le journal Le Monde croit avoir trouvé sa parade

«La police de la pensée est à l’oeuvre avec son permis à points: Orwell au secours, ils étaient fous, ils sont devenus hystériques. Ce qui nous reste encore d’espace de liberté de penser et de dire sera décortiqué, étiqueté, classé par codes couleurs, par idéologie, et actionnariat… grâce au Decodex une sorte de boîte à outils de sensibilité de gauche qui sera mise en ligne le 1er février sur le site du Monde, et fournira aux internautes un «système» de classification censé leur donner les moyens de juger du degré de fiabilité des sites d’information et des partis pris sous-jacents aux informations qu’ils relayent sur le Net. Autant dire que plus le site donnera des infos que Le Monde ne veut pas diffuser, plus la note sera mauvaise. Et si vous dénoncez une Fake News du Monde, là ce sera le zéro pointé! La censure de la réflexion, de la pensée et de la pensée critique a de beaux jours devant elle. La pensée unique aussi. (..) A l’école du dénigrement et du sectarisme, grâce au Monde, ce nouveau lavage de cerveau formatera encore un peu plus les jeunes…. À moins qu’ils ne se détournent?»

Décodex : Le Monde prie Hubris pour dicter la norme

Victime de l’ivresse d’une réputation surfaite , celle perdue de Hubert Beuve-Méry , Jacques Fauvet et autre André Fontaine , l’équipe actuelle du Monde qui a perdu son âme pour continuer à perdurer se veut détentrice de la norme de ce qu’on nous a appris , celle du magister dixit indiscutable et infaillible. De ce fait elle s’intronise comme un Torquemeda des temps modernes appelant l’anathème sur les thèmes de tous ceux qui ne sont pas dans la ligne de ses bailleurs de fond qui tiennent le journal à flot…

Pour nous rendre compte de la cocasserie de la situation qui ressemble à une vaste canular je rapporte l’appréciation de Éric Verhaeghe fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio rapporté par le  site Arrêt sur Info  jugé par Le Monde comme non fiable.

«  l’analyse touchant le classement du Monde Décodex. Arrêt sur Info – un site d’information et d’opinion indépendant de tous pouvoirs, qui s’efforce de relayer une information sérieuse, fondée sur des sources plurielles, mettant en évidence les mensonges par omission ou les nouvelles biaisées relayées par des médias traditionnels financés par des entrepreneurs privés et subventionnés par les Etats – est concerné par les accusations du Monde. En effet, Décodex Monde classe le site Arrêt sur Info avec la couleur orange (site peu sérieux) – parmi quelque 600 sites et blogs non « fiables » à ses yeux – en ces termes : Nous pensons que Le Monde est fort mal placé pour juger autrui. Il a perdu toute crédibilité. Il ne doit sa survie qu’aux subventions de l’Etat, soit plus de 5 millions € par an. Depuis 2013 nous dénonçons sa désinformation touchant la guerre en Syrie, sa couverture mensongère». Silvia Cattori .

« Juge, accusé, et enquêteur à la fois, Le Monde est dans une position déontologique fort difficile à défendre avec son nouveau gadget Decodex. Surtout quand ils se permettent de juger les autres. Le Monde a lancé le Décodex, un site qui indique quelles sont les bonnes publications à lire sur Internet, et quelles sont celles dont il faut se méfier. Dans la pratique, tous les sites subventionnés par le ministère de la Culture employant des journalistes titulaires d’une carte de presse (selon les conditions de remise de laquelle il faudra un jour se pencher: ce sera pas triste !) sont renseignés comme fiables. Tous ceux qui sont indépendants sont suspects de complotisme ou de diverses turpitudes dès lors qu’ils ne délivrent pas la parole officielle »

Le Monde, une société commerciale qui reçoit des subventions publiques 

«  Rappelons, poursuit l’auteur, d’abord un point que le petit milieu connaît bien: Le Monde est abondamment subventionné par l’État. Selon les chiffres cités par Le Monde lui-même (mais minorés cette année par le ministère de la Culture), cette société de presse reçoit chaque année plus de 15 millions € pour rester en vie. Quand on se souvient que le quotidien, qui réalise un chiffre d’affaires autour de 350 millions €, est détenu par le trio Bergé-Pigasse-Niel, on mesure une fois plus que le budget de la Culture ne profite pas aux plus pauvres. Bien au contraire ».

Car, soyons clairs, le fameux Decodex n’est pas un outil financé par Le Monde, mais par le contribuable. Sans les subventions de l’État, on imagine mal que les actionnaires du journal aient accepté de payer de leur poche cette opération, alors que le titre perd de l’argent. Donc, maintenant, tu paies directement des outils qui te prennent pour un crétin ou qui t’explique que ton site est nul. Mais on rêve là? Et en plus, ce sont des journalistes payés par des militants du PS qui viennent t’expliquer ce qu’il faut lire ou pas. (…) Imagine-t-on Coca-Cola dresser la liste des boissons bonnes ou pas pour la santé ? Imagine-t-on Coca-Cola lancer un site Internet qui recommande de ne pas boire du Breizh Cola ou du Corsicola parce que ces boissons seraient dangereuses, ou contrefaites? Imagine-t-on Renault lancer un site déconseillant de rouler en Volkswagen parce que le moteur des voitures allemande serait plus polluant? »

« Bien entendu, conclut Éric Verhaeghe ces marques peuvent toujours s’essayer à dénigrer leurs concurrentes sur des bases qui leur sont propres. Mais elles auront rapidement à faire à quelques procédures juridiques. S’agissant du Monde, le dénigrement est si massif, et la mauvaise foi des auteurs est si caractéristique, qu’une action de groupe de tous les sites victimes de cette pratique toxique mériterait d’être menée. Ne serait-il pas amusant que toutes les victimes se coalisent et demandent in fine au Monde une réparation du préjudice qui mettrait le journal en faillite? Je m’en réjouis par avance ».

Qu’est-ce que la vérité?

On l’aura compris tout tient à la définition de la Vérité? Est-ce celle de l’infaillibilité du pape qui a tenu pendant plus de 18 siècles les Chrétiens dans la peur d’être excommunié au nom d’une sainte terreur Extra Ecclesiam nulla salus (« Hors de l’Église il n’y a pas de salut ») de Cyprien un évêque maghrébin … Mutatis mutandis nous nous retrouvons devant une nouvelle errance , à la recherche de la vraie vérité qui nous permette de trier dans la somme fantastique des informations tendancieuses celle qui rapporte les faits ,rien que les faits mais tous les faits sans faire dans la manipulation des demie-vérités ,des mensonges par omission

«Drôle de monde écrit Guillaume Berlat dans un article magistral sur  la vérité, que celui dans lequel nous vivons aujourd’hui! Par une occupation permanente du terrain médiatique, les dirigeants politiques impriment durablement les cerveaux des citoyens, progressivement nourris de leurs messages en 140 signes et autres joyeusetés du moment. Qu’importe ce qui est dit, et peu importe que cela soit contredit, l’essentiel est de s’arroger le «monopole de l’apparence.» Au centre du débat, figure une question centrale aussi vieille que le monde et dans un monde qui change: qu’est-ce que la vérité, en règle générale, et dans les relations internationales, en particulier? La vérité, la vraie vérité comme disent les enfants, existe-t-elle dans cette discipline qui relève de la science humaine? Est-elle atteignable? (…) Après de multiples vicissitudes, le monde passe insensiblement d’une vérité singulière, unique à une vérité plurielle et multiforme. Mais au juste, qu’est-ce que la vérité, concept pris dans son acception la plus générale? (…) Ses synonymes sont, parmi d’autres, les suivants: exactitude, justesse, vraisemblance, certitude, sincérité… La vérité est souvent comparable au bonheur, inatteignable. La vérité est évolutive dans le temps et dans l’espace («vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà» nous rappelle Pascal dans ses Pensées). En un mot, la vérité est relative. Elle dépend fortement du point de vue suivant lequel on se place (…)» 

Après le temps heureux de la pré-vérité qui annonçait la fin du monde des bobards, vient malheureusement, celui moins glorieux, du choc de la «post-vérité» ou règne des craques et autres fantaisies du même acabit. A défaut de parvenir en tout lieu et en tout temps à cerner la vérité, nous sommes nourris de la fable de” la fin de l’Histoire” et autres coquecigrues développées dans les meilleurs «think tanks» d’Outre-Atlantique. À quoi bon se mentir désormais alors que le paradis, une sorte de monde des bisounours, nous est promis! À quoi bon se mentir alors que le mensonge est inexorablement traqué par les shériffs des temps modernes que sont les réseaux sociaux! Nous sommes désormais parvenus dans celui de la pré-vérité, de la quasi-vérité, du manichéisme établissant la distinction entre le Bien et le Mal (…) L’Amérique se présente comme le phare de la liberté, de la défense du droit, au premier rang duquel figure la liberté d’expression. Qui dit liberté d’expression dit vérité. (…) »

Guillaume Berlat nous donne ensuite quelques exemples de vérités.

On nous annonce, comme un fait acquis, le départ imminent du tyran Bachar Al-Assad (Laurent Fabius, août 2012) et le président syrien est toujours fidèle au poste (janvier 2017). On nous annonce, sans l’ombre d’un doute, la victoire du «Brexin» et c’est le «Brexit» qui l’emporte. On nous annonce, avec la plus grande assurance, la victoire d’Hillary Clinton et c’est Donald Trump qui l’emporte. On nous annonce la reconquête de Mossoul en quelques jours et quelques mois après le compte n’y est pas. (…) Le monde n’est pas celui que l’on nous annonçait à grands coups de flamboyants communiqués concluant les sommets de l’information et sur la bonne gouvernance. (…)Une fois encore, à toute chose, malheur est bon. L’élection de Donald Trump pourrait être salutaire pour tous, voire être salutaire pour les médias de qualité. Là encore, une distance salutaire, froide s’impose face à l’évènement quel qu’il soit pour démêler le vrai du faux dans le fatras des «fake news» et «faits». »

Y a-t-il une presse libre en France? Les donneurs de leçons à géométrie variable.

Dans une rétrospective de la capacité de nuisance, René Naba a décrit la longue descente aux enfers de ce journal qui était un journal de référence du temps de Hubert Beuve-Mery à qui De Gaulle avait confié, au sortir de la guerre, de concevoir un journal de référence, ce fut ensuite Jacques Fauvet, puis André Fontaine pour arriver aux atlantistes enragés que furent Jean-Marie Colombani et Nathalie Nouagayrède avec un intermède météorique d’Edwy Plenel.

«Le Monde se veut non le centre du monde, mais le nombril du monde. De ce privilège il use souvent avec discernement, le plus souvent, sans discernement. Ainsi Jean-Marie Colombani décrétera un beau jour de septembre 2001, sans crier gare, que nous étions tous Américains, s’arrogeant abusivement le droit de prendre en otage l’opinion française, négligeant les méfaits des États-Unis au Vietnam et les ravages de l’effet orange sur sa population civile, la vitrification nucléaire de cibles civiles au Japon, la transformation de l’Amérique latine en vaste République bananière pour le seul profit de la compagnie United Fruit. Sans compter le soutien américain aux dictatures d’Augusto Pinochet (Chili), de Jorge Videla (Argentine) et de Ferdinand Marcos (Philippines), ainsi que la déstabilisation du tiers-monde avec à la clé deux millions de communistes indonésiens exécutés.»René Naba.

Dans le même sens j’avais décrit la capacité de nuisance de Nathalie Nougayrède qui appelle à la punition [terme utilisé de façon péremptoire par les dirigeants en France pour punir les faibles]. Dans un éditorial intitulé: «Syrie: le crime de trop appelle une riposte» appelant au meurtre et à la curée, Natalie Nougayrede  ne laisse aucune place au doute. «La crédibilité des pays occidentaux, qui avaient parlé à des degrés divers de ligne rouge´´, est en jeu. C’est toute la perspective d’un XXIe siècle doté d’un minimum d’organisation internationale qui est aujourd’hui testée. Ne rien faire reviendrait à donner un blanc-seing aux crimes contre l’humanité et à ruiner l’édifice de normes internationales élevé en rempart contre l’emploi d’armes de destruction massive. »

Plus largement s’agissant de la liberté de la presse, notre intime conviction est qu’il n’y a pas de presse libre quand l’intérêt n’est pas loin. C’est le cas de la presse mainstream, au service des pouvoirs de l’argent, de la puissance en général. De ce fait, la presse «désintéressée» est là pour déconstruire constamment, rétablir la vérité même à nos dépens. C’est Montesquieu qui disait: «Il faut dire la vérité, même quand notre propre parti est en cause, chaque citoyen est tenu de mourir pour son pays, mais nul n’est tenu de mentir pour lui!» Il a mille fois raison! Si nous devons combattre les fake news pour établir la vérité, ce n’est pas avec la censure ou la certitude du magister dixit qui n’a plus sa raison d’être dans un monde profondément dynamique où il n’y a plus de certitudes gravées dans le marbre, mais des probabilités de certitude à l’instar de ce que nous a appris l’équation de Schrödinger en physique s’agissant de la position d’un électron autour du noyau…

Seule compte la probité, celle de l’honnête courtier qui rapporte les faits , rien que les faits, tous les faits, laissant le « consommateur » se faire sa propre religion à partir d’une réflexion personnelle et non à partir d’un gavage d’une information tronquée diffusée en boucles qui devient de guerre lasse ,une fausse vérité…

 

 

 

 

 

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