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USA : les contradictions de Donald Trump

Uncle Sam

USA : les contradictions de Donald Trump

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Trump a fait l’objet pendant de très longs mois d’une campagne de diffamation et de calomnies inouïes. 96 % des médias américains lui étaient opposés. Jean Guiart a montré ici l’inanité des accusations  contre Trump en fin de campagne. Face à cela, Trump a montré une grande ténacité et une réelle habileté. On ne peut nier ses qualités de tribun populiste, le bon sens et la radicalité  de ses propositions et de son diagnostic sur l’état actuel de l’Amérique.

Fillon a peut-être retenu la leçon mais il est, avant tout, victime de lui-même : le double-jeu. Qu’on se le dise pour éviter toute confusion, nous n’avons jamais fait de Donald Trump un parangon de vertu, un modèle de sainteté ni le sauveur de l’Occident. Il n’est en aucun cas notre maître à penser. Ce serait ridicule : nous n’en avons pas. Ni Trump, ni Poutine, ni Le Pen ni Douguine, nous souhaitons en tant qu’Européen, recouvrer tout simplement notre liberté perdue et ne pas réclamer comme François Hollande le parapluie du maître.

Nous maintenons naturellement des réserves sur le personnage et restons prudent sur la politique que mènera le nouveau président américain. Toutefois, ce n’est pas aux journalistes de couvrir de boue Donald Trump, un Président élu démocratiquement. Laissons cette fonction aux médias internationaux, à la rédaction inquisitoriale de France Inter ou aux dérapages de Ruquier.  Chacun sait bien que nous ne sommes pas pro-américain ni « conservateur » sur ce point.

Le numéro 43 de Krisis a analysé ce qui nous semble la caractéristique essentielle du système : son racisme carcéral et sa racine génocidaire . Mais il faut reconnaître que, malgré les tares nombreuses et incontestables de l’Oncle Sam, au moins là-bas on ne développe pas l’envie et la haine envers les gens qui réussissent socialement. Il n’y a pas non plus  de loi Pleven ni de loi Gayssot.

Les contradictions de Trump apparaissent maintenant plus clairement. Un seul exemple parmi d’autres : Comment peut-on prétendre, dans un même numéro du Washington Post que Trump recrute un collaborateur de premier plan qui serait anti-sémite et en même temps donner l’information selon laquelle Netanyahu aurait proclamé que Trump est un grand ami d’Israël et peut-être même le meilleur ou que le nouveau président américain serait en train de nouer des liens indestructibles avec le pouvoir sioniste?

  1. Gérard Henri
    Gérard Henri11 mars 2017

    On sait depuis 10 ans que 90 % des journalistes sont des médiocres !!

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