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Tours : quand les journalistes inquisiteurs tiennent congrès

Assises Journalisme

Tours : quand les journalistes inquisiteurs tiennent congrès

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Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Des dirigeants de grands médias, dont Delphine Ernotte (France Télévisions), Laurent Guimier (France Info), Jérôme Fenoglio (Le Monde), Emmanuel Hoog (AFP), Johan Hufnagel (Libération) et Francis Morel (Les Echos/Le Parisien), vont tenter, à Tours, de dessiner les contours de l’information dans dix ans à l’occasion des 10ème Assises internationales du journalisme.

A partir de mercredi et pendant trois jours sur le thème “Informer, s’informer dans dix ans“, les Assises du journalisme vont proposer des ateliers, des débats et des soirées spéciales autour des grands thèmes de l’actualité nationale et internationale. L’actualité sera aussi au cœur d’un salon du livre du journalisme, tandis qu’un vote public sur internet départagera les cinq nominés pour un prix du journalisme, sélectionnés par un jury présidé par Anne-Claire Coudray (TF1).

En lice pour le prix, mais surtout ne riez pas, la rédaction de Nice-Matin pour sa couverture de l’attentat du 14 juillet ; Sammy Ketz et le bureau de l’AFP à Beyrouth, pour leur couverture de la guerre en Syrie en lien avec les reporters citoyens syriens c’est-à-dire un seul homme responsable de l’observatoire syrien des Droits de l’Homme, basé dans un duplex à Londres et payé par les services anglais; la rédaction d’iTELE pour sa quête d’indépendance (là, on est plié!); David Thomson (RFI) pour son travail sur le jihad et Édouard Perrin (“Premières Lignes“, “Cash Investigation“) pour ses enquêtes sur l’évasion fiscale .

Les Assises ne parleront pas des vidéos de Pierre Le Corf sur le meilleur site de réinformation pourtant sur la Syrie. Les Assises présenteront aussi, comme chaque année, le baromètre social de la profession (il est au plus bas au temps des robots-rédacteurs), ainsi que le rapport annuel de l’Observatoire de la déontologie de l’information. On se félicitera de Décodex et on dira forcément que tous les journalistes à “l’esprit critique” sont des complotistes.

Parmi les tables rondes, la présentation d’une série de nouveaux médias, portant la parole du pouvoir et un état des lieux de la nouvelle loi Bloche sur les médias, qui impose notamment la mise en place de chartes déontologiques, manière de couper tout ce qui dépasse dans les rédactions.

Ce lundi c’est le quotidien Libération qui fait paraître une enquête pour tenter de comprendre pourquoi les médias de masse sont tous rejetés. L’explication est fort simple : l’internet libre avec tous les médias alternatifs. Ce ne sont pour Libération que des sites “complotistes”. Libération relève que l’audience des sites alternatifs est en hausse constante alors que la tendance est plutôt inverse pour les médias traditionnels. Libération a dit enquêter pendant plus de deux mois pour mesurer l’impact des principaux médias alternatifs sur la toile et son résultat est sans appel : les sites alternatifs font jeu égal avec les médias traditionnels en ce qui concerne le nombre de partage sur les réseaux sociaux.

Les médias traditionnels restent globalement plus visités, ce qui est logique compte tenu de leur statut historique, de leurs financements généreux par les derniers publics et le fait qu’ils disposent de moyens humains largement supérieurs et de tout le bourrage de crâne de l’Éducation nationale. Cependant, on constate que les réseaux sociaux permettent aux médias alternatifs de sortir du lot.

  1. Gérard Henri
    Gérard Henri16 mars 2017

    ” Libération ” ne se vend plus , et où est ” Le Figaro ” là- dedans ? !! Incroyable !!

    J’irai pas à Tours …. !!

  2. Robert41
    Robert4116 mars 2017

    Ils peuvent se réunir et projeter moultes stratégies ; on ne les croît plus, pire on les déteste. Tous, sont dans le corporatisme d’un entre-soi d’intérêts particuliers, dans un assistanat public scandaleux et arbitraire, dans une propagande de la pensée unique et dernièrement dans le flicage nord-coréen avec le décodex. Voilà de ce que je pense de ces larbins aux ordres, entre les mains de la finance spéculative et une politique de carriériste. Le plus grave est dénoncé par l’OJIM (Observatoire des Journalistes) dans le fonctionnement même des aides à la Presse qui est un véritable scandale d’iniquité, avec un seul syndicat qui impose sa loi à tout le monde. Ils ont beau crié après Trump, Poutine et à toutes forces qui s’opposent à leur unicité idéologique, ils sont du même métal que Kim Jong-il ! – Ce monde patronal médiatique est sous perfusion, il persiste à donner des leçons à la terre entière comme s’il était libre et indépendant alors qu’il est aux ordres de grands groupes financiers et sous la férule d’une politique carriériste.

    • Gérard Henri
      Gérard Henri17 mars 2017

      Très bien vu , Robert 41 !! D’où la chute des ventes , sauf……le Figaro !!

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