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Tout bien pesé, pourquoi pas le nucléaire ?

Sauvons Le Climat1

Tout bien pesé, pourquoi pas le nucléaire ?

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sauvons-le-climatClaude Jeandron* ♦

70 ans de politique énergétique ont assuré à la France sécurité d’approvisionnement, énergie à un coût compétitif, fourniture maîtrisée sur les plans industriel, environnemental et de santé publique.

Depuis 40 ans, l’énergie nucléaire tient une place centrale dans la production électrique de notre pays. Aujourd’hui les préoccupations accrues, à juste titre, sur le plan environnemental renforcent l’intérêt du nucléaire sans émissions de CO2. Ces faits méritent d’être exposés à nouveau, sans relâche, d’être portés à la connaissance du public et rappelés aux responsables des orientations de la politique d’approvisionnement du pays en électricité.

La plupart des candidats à l’élection présidentielle affichent leur soutien à la LTECV – Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte du 15 août 2015 – qui prévoit notamment :

  • Une décroissance de la part du nucléaire dans le mix électrique de 75% à 50% d’ici 2025 ; un objectif que de nombreux experts jugent irréaliste.
  • La fermeture de la centrale de Fessenheim en 2018, nonobstant l’avis positif de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) sur son niveau de sûreté.
  • Une politique ambitieuse de développement des énergies renouvelables intermittentes, politique qui conduirait le mix électrique français a comprendre en 2025 la même proportion de sources intermittentes que le parc allemand aujourd’hui, soit de l’ordre de 15%.

Une étude de “Sauvons le climat porte sur le nucléaire, donc sur l’électricité.

Mais on ne peut traiter utilement du sujet sans confronter le nucléaire aux énergies concurrentes, c’est-à-dire, en France, aux ENRs électriques – tout en distinguant les ENRs pilotables (hydraulique, biomasse) et celles qui ne le sont pas, telles le solaire et l’éolien, dites intermittentes (ENRis). Les renouvelables seront donc traitées après le nucléaire. Avant de conclure, on propose un bref rappel des principales caractéristiques de l’expérience allemande en la matière : un développement très ambitieux des ENRis sans aucun effet sur les émission de CO2, des factures (ménages) d’électricité doubles de ce qu’elles sont en France etc.

On démystifiera en passant ces nouveaux éléments de langage que sont : complémentarité ENRs/nucléaire, parité-réseau, variabilité etc.

Dans cette étude, Pierre Audigier conclut sur les priorités d’une politique de l’énergie qui fasse à l’énergie nucléaire la place qu’elle mérite. Il ne suffit pas en effet de dire qu’il y aura toujours de la place pour le nucléaire ; encore faut-il préciser les conditions à remplir pour que le parc puisse évoluer de façon optimale.

* Président de “Sauvons Le Climat”

  1. John Wayne
    John Wayne21 avril 2017

    Effectivement , le Nucléaire est propre , pas de CO2 , bon marché , bien maîtrisé …. C vrai , quand on y pense , Charles De Gaulle était génial ! : Ré-orientation du pays en 1958 , réformes efficaces et épatantes , approche démocratique impressionnante , aisance étonnante dans la réorganisation du Pays ….. Même le référendum de 1969 , repoussé , était d’une subtilité évidente , toujours pas aboutie ….!! Quand on pense à l’étroitesse d’esprit du dernier quinquennat , on est saisi de …. ” perplexité ” , devant l’auto-satisfaction incroyable de Hollande et de la nomination de Cazeneuve 1er ministre qui touchera sa retraite à l’ancienneté comme les fonctionnaires , calculée sur les 6 derniers mois !!! Une insulte …. Ceci ne pourra pas resté impuni …. FFillon , en contraste , va relever le débat !!!

  2. jipebe29
    jipebe2924 avril 2017

    Le schéma est absurde car il laisse à penser que le CO2 se comporte comme un miroir réfléchissant. Or, une molécule de CO2 ne réfléchit pas l’infrarouge : elle absorbe de l’IR dans ses deux bandes étroites à 4,3 et 15 microns (la vapeur d’eau a de larges bandes d’absorption, ce qui fait que c’est elle qui a une action prépondérante, occultée dansle schéma). Une molécule de CO2 excitée par de l’IR vibre et transmet son énergie aux molécules d’air avoisinantes, le plus souvent avant d’avoir pu réémettre de l’IR dans une direction aléatoire. Par ailleurs, le schéma occulte complètement le processus majoritaire, qui est le transfert de chaleur par contact et convection, comme cela se produit dans une serre.

  3. jipebe29
    jipebe2924 avril 2017

    Deux des plus grands physiciens de notre époque, qui, eux connaissent les lois de la physique, notamment celles de la thermodynamique, dénoncent l’arnaque du GIEC/IPCC, qui ne repose que sur de la fausse science.
    https://crioux.wordpress.com/2017/04/05/feynman/
    https://www.youtube.com/watch?v=TCy_UOjEir0

  4. jipebe29
    jipebe2924 avril 2017

    Il n’est pas nécessaire de faire appel au dogme du réchauffement climatique anthropique, donc à l’action hypothétique du CO2 sur la température. Ce qui compte, c’est de distinguer les productions d’énergie électrique pilotables et non pilotables (éolien, solaire).

    Les EnR intermittentes ne sont pas pilotables, inadaptées aux fluctuations de la demande, trop chères, génératrices de problèmes d’externalité, et leur bilan carbone, censé être quasiment nul et « sauver la planète » d’un problème qui n’existe pas dans le monde réel, seulement dans les entrailles de modèles numériques foireux, est catastrophique. Cette filière n’aurait jamais dû se développer… et nous aurions dû développer la filière du réacteur à sels fondus de thorium (testée avec succès en 1970 à Oak Ridge) et la surgénération 238U (testée avec succès par Phénix et Superphénix – pilote Astrid en cours d’étude) et 232Th. Nous avons perdu plus de 20 ans à cause de l’idéologie verte et de l’incompétence de nos dirigeants.

  5. Gérard Henri
    Gérard Henri6 juin 2017

    On peut pas empêcher les gens d’être ” utopiques ” !! ( cons ) ….!

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