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TRUMP ou la fin du suspense

Trump Syrie

TRUMP ou la fin du suspense

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Le blanc et le noir ♦

Le 9 novembre au lendemain de l’élection présidentielle américaine, nous publiions l’article Fin du suspense  pour nous féliciter de la défaite d’Hilary Clinton et de tout ce qu’elle représentait. Nous n’avons rien à changer à ce que nous avions écrit à l’époque. Nous émettions déjà les plus expresses réserves à l’époque sur le personnage Trump et ses capacités à réaliser ses promesses de campagne qui signifiaient un changement majeur de politique extérieure.

De rodomontades en reculades, Trump est apparu pour ce qu’il était réellement, un pur produit du Système américain, pire une marionnette aux ordres des lobbies qui gardent la haute main sur l’administration américaine.

Trois scenarii étaient envisageables : l’ « empeachement », terminer comme Kennedy ou rentrer dans le rang en reniant toutes ses promesses de campagne.

Notre matador d’opérette s’est rallié à la solution la moins glorieuse, acculé à congédier Michael Flynn en tant que conseiller en sécurité nationale et à retirer Stephen Bannon du Conseil national de sécurité. Celui qui redevenait fréquentable est devenu 48 heures plus tard le « boucher » de Damas et Trump a donné l’ordre de bombarder l’aéroport de Cheyrat (59 missiles Tomahawks) au prétexte de l’attaque chimique de Khan Sheikhoun. Décision unilatérale de l’administration américaine : pas mandat de l’ONU, pas de consultation du Congrès et en l’absence de la moindre preuve sur la prétendue responsabilité syrienne. Trump rentre dans le rang. Le paria retrouve les faveurs de la classe politique américaine, des média et bien sûr des toutou Hollande ? Merkel et consorts.

Mais il y a aussi tous ceux qui ne juraient que par Trump jusqu’à se rendre à la Trump Tower, ainsi de Marine Le Pen se réjouissant de la victoire : “L’élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays“. Qu’en pense-t-elle aujourd’hui ? Et dans son sillage tous les droitiers dont le sens politique et la perspicacité ne sont pas les qualités majeures ?

Les présidents changent. L’Amérique reste l’Amérique impérialiste, belliciste. Les intérêts de l’Europe ne coïncideront jamais avec ceux de l’Amérique et ce, quel que soit son président.

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