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Macron, ça patine: le candidat d’«En Marche» peine sur la longueur

Macron Capture Ecran

Macron, ça patine: le candidat d’«En Marche» peine sur la longueur

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Raoul Fougax, journaliste ♦

La tentative de récupération de la deuxième guerre mondiale pour renvoyer Marine Le Pen à la diabolisation n’a pas marché comme escompté. C’est, si cela se confirme, un événement majeur du combat des idées.

On a évoqué le révisionnisme, l’antisémitisme, et on est même passé par Oradour Sur Glane en promettant d’y revenir. La mobilisation médiatique contre le retour de la « bête immonde » est retombée très vite. La candidate ex-Fn a déminé, et puis Mélenchon et Dupont- Aignan se sont prononcés. Aucun pour Macron. Certes Mélenchon contre Le Pen mais sans consigne de vote. Dupont- Aignan lui a signé un accord de soutien et plus de gouvernement avec Marine Le Pen.

Ce sont des mauvaises nouvelles pour Macron qui, de plus, s’est fragilisé dans un entretien ce jour au Figaro. Il affirme qu’il n’y aura pas de coalition avec les vieux partis » LR » et « PS ». Adieu donc le rêve de grande coalition.

Si cela est cohérent par rapport à sa volonté de renouveau, c’est dangereux. En effet nombreux sont ceux qui doutent que Macron pourrait seul obtenir aux législatives une majorité présidentielle.

La baisse enregistré dans des sondages, curieusement moins médiatisés, risque de s’accroître et le gouffre du doute de s’élargir.

L’accroissement des abstentions peut faire monter le pourcentage du vote Marine. Jusqu’où ? Peut-être pas pour gagner, quoi que, mais suffisamment pour être incontournable et peut-être, après les législatives, détenir la vraie clé du pouvoir.

Emmanuel Macron qui voulait gérer son avance est obligé faire mouvement pour répondre à la dynamique Le Pen, et apparemment ce n’est pas son fort. On lui conseillera amicalement de ne pas instrumentaliser l’histoire à laquelle il ne connait pas grand-chose. L’homme qui nie la culture qui a créé Versailles et est devenue  «la mère des arts, des armes et des lois » croit que la civilisation-colonisation peut se ramener à des crimes contre l’ humanité. Pire encore, il croit que le FN, créé après la mort de de Gaulle, a voulu assassiner le général. Il a recueilli les patriotes persécutés pour leur engagement pour l’Algérie Française.

Mais Macron ne sait rien. Il n’était pas né. Le monde commence avec lui comme la France avec la république pour une certaine gauche. Il est comme ces candidats des jeux télévisés qui ne connaissent rien d autre que les modes de leur époque. Avec l’Algérie il devrait arrêter car il s’achemine allègrement vers un quarteron de bétises qui ne peuvent que le discréditer.

Avant de crier d’une insupportable voix de fausset « je vous ai compris », insulte à la mémoire et l’intelligence des pieds-noirs, signe qu’on y comprend vraiment rien, il faut tourner sa langue 7 fois dans sa bouche.

La campagne n’est pas terminée. On attend Macron le 1er mai sur Jeanne d’Arc qu’il a cru précédemment devoir célébrer. On risque de ne pas être déçu par le surdiplômé qui veut présider l’hexagone, car la France n’est pas son truc.

  1. Michel Lorain
    Michel Lorain30 avril 2017

    Diagnostic remarquable. Ce qui est “en marche”, c’est le fascisme ultralibéral, mondialiste, atlantiste et sioniste le plus dur ; mais en politique, l’espoir est toujours possible. Soutenons tous Marine Le Pen et son allié Dupont-Aignan !

  2. Rose Samain
    Rose Samain30 avril 2017

    Macron ne s’en cache pas : il souhaite une ouverture complète des frontières, sans la moindre restriction, la chance qu’offre l’immigration se traduisant par la création de communautés multiples, autonomes, n’ayant aucun passé historique, et n’ayant pas utilité à communiquer entre elles.
    Son objectif est de transformer la France chrétienne en une sorte de patchwork multi-confessionnel, coupé de toutes racines nationales, et transformant la personnalité française en une collection d’individus anonymes sensés s’accepter les uns les autres. De cela résulte une politique résolument européiste, s’appuyant sur une économie totalement libérale et ouverte, dans un cadre moral et culturel axé sur la seule recherche de la jouissance individuelle effrénée, le dieu Argent devenant l’alpha et l’oméga de la vie sociale. Il s’agit donc de créer un magma de « citoyens du monde » indifférenciés, une France déculturée remplaçant définitivement la France bimillénaire détestée.

  3. Robert41
    Robert4130 avril 2017

    Cher Raoul, c’est difficile d’être entendu par des convaincus. ils veulent du Macron et bien qu’ils en prennent à satiété. Chacun veut son tour même l’ennemi politique d’hier. Alors, ils sont tous-là, les Fillon, les Juppé, les Raffarin, les Biroute et compagnie, à minauder leur choix, face à la dangereuse walkyrie qui de surcroît est une Blonde. Peu importe les propos d’hier du café du commerce ; l’heure est grave disent-ils ! – Allez, c’est notre tournée, ce sera le P’tit … – Bin-oui, le drôle quoi ! – Il s’y connaît lui pour trouver du pognon … L’avenir n’est pas au réalisme et à la compétence mais bel et bien aux jeunes cadres dynamiques médiatisés. On parle même dans les milieux autorisés de faire voter des ados dés 16 ans … Bah-oui, la connerie ça pas d’âge. Au pays des sans dents, des sans culture, des pue-la-sueur et des bouseux, assurément n’importe quel incompétent fera l’affaire pour ce monde d’argent corrupteur, de nantis receleurs, de fayots d’église, de people de gamelles et autres journalopes. La politique française a perdu son sens pour la dérision, sa foi pour une cupidité, sa fonction pour une pitrerie. Nous avons compris que ce monde n’aime plus son peuple. Il le déteste depuis que le vrai communisme et la vraie gauche se sont fait flouer par le machiavélique Mitterrand et son exécutant Fabius. Tout c’est enchaîné, La Gauche du fric et de la grande bourgeoisie ont tué la Gauche populaire. Il y a eu une inversion des valeurs et une trahison des élites. Le Peuple ressent frontalement cette machination politico-financière. Elle est anti-française, corruptrice, sans respect. Elle disqualifie le compétent et l’honnêteté pour un bénéficiaire qui n’est pas le légitime mais l’intrus ; et aussi, le compétent disqualifié par discrimination racialiste. Le mal vivre des gens d’en-bas, c’est eux qu’ils l’ont crée. Macron gagnant ne sera qu’un monstre entre les mains des pouvoirs d’argent ; il continuera à détruire la France.

  4. Fabrice Loroy
    Fabrice Loroy2 mai 2017

    «Front républicain»: l’imposture en marche!
    De Macron ou Le Pen, l’antirépublicain n’est pas celui qu’on croit
    Jamais, de toute la Ve République, nous n’avons eu une candidature à l’élection présidentielle aussi parfaitement éloignée des valeurs républicaines que celle d’Emmanuel Macron.
    Sarko l’ambigu
    Nicolas Sarkozy a sans doute toujours cultivé une ambiguïté exaspérante sur la question du modèle républicain, girouettant en permanence au gré du vent et passant, parfois au sein d’un même discours, des belles envolées lamartiniennes d’Henri Guaino à la promotion des intérêts économiques mondialisés d’Alain Minc, en passant par quelques provocations clientélistes de nature à faire s’étrangler les républicains authentiques. Promotion de la discrimination « positive », de la laïcité « positive », éloge des curés réputés supérieurs aux instituteurs, envoi de Patrick Devedjian et Roselyne Bachelot à l’inauguration du CRAN (Conseil représentatif des associations noires) pour y décréter l’avènement du droit à la différence et la fin du modèle républicain (et oui !), recherche active et nomination de « préfets musulmans » et même d’un éphémère et controversé « commissaire à la diversité et à l’égalité des chances ». Nous avons eu le droit à tout et à son contraire, le summum de la versatilité ayant été atteint lorsque l’agité président demanda à une commission présidée par Simone Veil de réfléchir à l’inscription de la diversité, de la parité sexuelle, de la « dignité » (de qui ? de quoi ?) et de l’Europe (laquelle ?) dans le préambule de la Constitution. Ladite commission rendit heureusement et sagement un avis négatif sur ce calamiteux projet. Force est d’admettre cependant qu’en fin de mandat, et dans la perspective de la campagne de 2012, Nicolas Sarkozy sût de nouveau républicaniser son discours face à la gauche Terra Nova qui débarquait en grande parade multiculturelle, avec sa distribution bariolée de « droits » catégoriels « arc-en-ciel » sans limites ni frontières.
    En 2017, les primaires de la droite ont d’abord clairement opté, contre le multiculturel et très « accommodant » Juppé, pour le modèle républicain-conservateur de François Fillon s’appuyant solidement sur les deux « jambes » de l’identité française, incarnées par Bruno Retailleau et François Barouin, la rose et le réséda.
    Du bougisme de Macron
    À gauche, les primaires ont contribué à clarifier les choses puisqu’Emmanuel Macron s’étant échappé dans un « ni-ni » obscur et Mélenchon s’étant envolé vers une synthèse boîteuse de Marx et Bourdieu, les militants socialistes ont clairement préféré un Hamon multiculturel à un Vals a priori plus républicain, du moins dans le discours.
    Mélenchon, Hamon et Fillon désormais éliminés, il reste donc un face à face Macron/Le Pen dans lequel l’on essaye encore de nous faire croire que la République serait du côté du premier alors que c’est exactement l’inverse.
    Repentance coloniale allant jusqu’à accuser la République de Jules Ferry de « crime contre l’humanité », généralisation des discriminations positives, déni stupéfiant et répété de la culture française, négation de toute continuité, culte de l’évanescence, de la mobilité, éloge du mondialisme et du sans-frontièrisme, saupoudrage de « droits » distribués à toutes les communautés, et même un programme pour l’enseignement supérieur résumé à la « généralisation d’Erasmus », c’est-à-dire du bougisme jeuniste et du tourisme estudiantin inconsistants. Tout n’est que désaffiliation républicaine et brouillage des repères dans la bulle macroniste.
    Au-delà du racolage clientéliste et communautaire distillé au hasard d’une communication désordonnée, c’est la candidature elle-même qui rompt totalement avec la tradition républicaine. La vacuité et la contradiction des propositions sont clairement assumées et revendiquées par un personnage hors-sol qui se dispense d’autant plus volontiers de programme qu’il ignore ce qui sortira des urnes aux législatives et s’en moque d’ailleurs. Sa profession de foi du premier tour est éclairante. On n’y trouve que du bavardage creux sur les deux premières pages et un catalogue désinvolte de commercial paresseux dans la dernière.
    L’on se souvient qu’il y a quelques années, un fêtard parisien avait parié chez Castel, avec sa bande de noctambules, qu’il réussirait à épouser la célèbre et jolie héritière d’une principauté rocailleuse. Le séducteur parvînt à ses fins, condamnant plus tard la princesse humiliée à plaider à Rome le vice du consentement issu de ce jeu de mauvais garçon. Emmanuel Macron lui ressemble. Il a sans doute parié avec lui-même qu’un Bel Amipourrait devenir chef de l’État en se payant les électeurs et en se moquant de la République.
    Marine Le Pen, une républicaine
    On peut assurément discuter de la personnalité de Marine Le Pen et de la qualité de son entourage, ainsi que du bien-fondé et de la faisabilité politique et juridique de plusieurs éléments de son programme. L’on peut même constater qu’elle se propose d’ajouter dans nos lois républicaines des règles qui s’y trouvent déjà et que son idée de garantir les crèches de Noël dans la Constitution est aussi ridicule que le service national obligatoire d’un mois proposé par son rival ! Mais ni l’organisation d’un référendum européen, ni la limitation importante de l’immigration, ni les mesures accordant une priorité d’embauche aux nationaux (appliquées en Grande-Bretagne bien avant le Brexit) ne sont contraires aux valeurs républicaines. Il n’existe rien, dans la tradition et les principes républicains, qui impose le droit du sol, oblige à ouvrir les frontières sans limites, interdise les quotas d’immigration ou impose l’égalité entre nationaux et étrangers. Le Conseil constitutionnel le rappelle : « Aucun principe non plus qu’aucune règle de valeur constitutionnelle n’assure aux étrangers des droits de caractère général et absolu d’accès et de séjour sur le territoire national ». Le droit d’asile est strictement réservé par la République à « tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté » et l’article 5 de la Constitution affirme solennellement que le Président de la République est le « garant de l’indépendance nationale ». Le Conseil constitutionnel en a déduit en 1986 que les privatisations d’entreprise nationalisées devaient se faire dans le respect de ce principe.
    Que l’on discute donc, honnêtement et point par point, de la qualité, de l’opportunité, de la faisabilité et de l’efficacité respectives des propositions des deux protagonistes du deuxième tour, c’est un exigence démocratique. Mais que l’on arrête cette imposture consistant à prétendre opposer un prétendu front républicain à une candidate dont les préoccupations sont sûrement moins éloignées de la tradition républicaine que la personnalité et le catalogue de son rival. Michel Onfray a eu bien raison d’observer, dans Le Figaro du 24 avril, la malhonnêteté intellectuelle et l’hypocrisie phénoménale de tous ceux qui crient à un loup qu’ils ont minutieusement fabriqué pour faire triompher au final l’ectoplasme postmoderne si peu républicain qu’ils appellent de leurs vœux.

    FIN

    • Robert41
      Robert414 mai 2017

      Excellente analyse.

  5. zalamalek
    zalamalek3 mai 2017

    C’est en marche… vers la fin de La France, de sa civilisation millénaire? Poser la question, c’est y répondre.
    Malheur à ceux qui veulent tuer la France! Nous nous lèverons tous pour sauver notre Terre, notre Mère des assassins. Il y a encore des Français en France!

  6. John Wayne
    John Wayne4 mai 2017

    La sortie de l’Euro de MLP ne peut pas marcher …. La promotion artificielle de Macron était la seule solution pour l’ex – Gôôche et se soustraire de l’ancrage marxiste tenace …. Reste que F.Fillon était le seul candidat consistant ! D’où le déboulonnage pervers et réussi !! Mais la tricherie demeure , et les réformes nécessaires aussi . On regrettera toujours le débat FILLON / MACRON topissime …..

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