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Aimez-vous lire ? : la chronique de Viviane Le Ray

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Aimez-vous lire ? : la chronique de Viviane Le Ray

Viviane Le Ray, la chronique ♦

 « Objectif soleil, l’Aventure “Solar Impulse”  par Bertrand Piccard et André Borschberg (Ed. Stock), 400 p., 22€.

VL-Objectif Soleil Stock« Brosser un récit lisse et héroïque de notre succès, vouloir apparaître comme des surhommes, aurait mis le lecteur à distance en lui donnant l’impression qu’il n’arriverait pas à réaliser ses propres rêves. C’est exactement le contraire que nous avons voulu montrer. Le succès est accessible à chacun, dans les domaines les plus variés, à condition d’apprivoiser ses démons intérieurs, d’oser traverser les moments de peurs et de doutes. C’est parfois difficile, mais c’est possible. Alors, nous avons dévoilé la réalité de l’aventure, nous nous sommes mis à nu, avec nos faiblesses, nos problèmes et nos émotions. Notre récit fait la part belle aux aspérités, à la rivalité autant qu’à l’amitié, aux conflits et aux moments de désespoir. Voilà ce qui a ponctué notre quotidien, au même titre que les succès, les rires et le bonheur. Il fallait tout montrer, pour que ce livre soit utile à ceux qui cherchent à se dépasser, à concrétiser leurs rêves les plus fous. Comme une ode à l’énergie humaine, et pas seulement aux énergies renouvelables et aux technologies propres…». Après l’Exploit : Le récit de l’Aventure « Solar Impulse » : Parti d’Abu Dhabi le 9 mars 2015, l’avion solaire, Bertrand Piccard aux commandes, se posait à 04h05 dans la nuit du lundi au mardi 26 juillet 2016 à Abu Dhabi. Les pionniers suisses Bertrand Piccard – initiateur et président – et André Borschberg – CEO et cofondateur, ont relevé le défi improbable qu’ils s’étaient lancé. A sa sortie du cockpit, Bertrand Piccard tombe dans les bras d’André Borschberg et s’écrie : Tu te rends compte, on l’a fait! On l’a fait ! Leurs voix se répondent et se complètent pour raconter les 15 ans de préparation, les moments d’espoirs, de doutes, les succès comme les revers, depuis l’idée née en Egypte à l’atterrissage final à Abu Dhabi…

 « Costa Brava » – Eric Neuhoff – (Albin Michel), 304p, 19.50€

VL-Eric NeuhoffLa planète des Écrivains, comme la nostalgie « n’est plus ce qu’elle était… », Par bonheur Eric Neuhoff est là et bien là et mérite ce noble titre  avec une majuscule : « Écrivain ». Les plus grands nous ont quittés ou presque… L’avenir seul nous dira, parmi les romanciers d’aujourd’hui, lesquels seront dignes d’entrer dans la grande histoire de la Littérature… Eric Neuhoff pourrait bien en être digne, descendant direct des Laurent, Déon, Blondin et belle Compagnie… Mélancolique et léger à la fois tout un art oublié : « Je repense à toutes ces vacances d’été. Je me souviens que nous les attendions toute l’année. Elles avaient l’air de ne jamais vouloir finir. A partir de 1960, nous sommes allés sur la Costa Brava. Cela a duré des années. Nous ne verrons plus jamais ça revenir. »  Ce sont toutes ces années d’insouciance, des plus beaux étés de la vie que nous offre sous forme de quelques heures de plaisir de lire : Eric Neuhoff !

« Petit pays » – Gaël Faye – (Grasset), 224p, 18€.

VL-Gaël Faye«J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde… » Gaël Faye, écrit les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans le piège de l’Histoire, de la cruauté, de ceux qui se disent « humains » ! En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer… Au milieu de ce carnage la puissance des livres dont parle si bien Gaël Faye : « Il m’arrivait parfois de traverser la rue, très rapidement, pour emprunter un livre à Mme. Economopoulos. Puis je revenais aussitôt dans le bunker de mon imaginaire. Dans mon lit, au fond de mes histoires, je cherchais d’autres réels plus supportables, et les livres, mes amis, repeignaient mes journées de lumière. .. » (Page 197), une page parmi les autres entre tragédie, poésie et humour… (Prix du Roman Fnac et Goncourt des Lycéens 2016).

8 romans en lice pour le 22ème Prix Nice Baie des Anges

vl-st salopardvl-bureau des jardinsvl-et si tu nexistais pasvl-le cas malaussene8 romans ont été retenus, par le jury du Festival du livre de Nice, présidé par Franz-Olivier Giesbert : Saint Salopard, Barbara Israël (Flammarion), Le bureau des jardins et des étangs, Didier Decoin (Stock), Et si tu n’existais pas, Claire Gallois (Stock), Le cas Malaussène, Daniel Pennac (Gallimard), Danser au bord de l’abîme, Grégoire Delacourt (J.C Lattès), Presque ensemble, Marjorie Philibert (J.C Lattès), Le Tableau, Laurence Venturi (Albin

 

vl-danser au bordvl-presque ensemblevl-le tableauvl-repose toi sur moiMichel), Repose-toi sur moi, Serge Joncour (Flammarion). Ce prix, qui distingue un roman paru dans les 12 mois, sera remis à son lauréat, par Christian Estrosi, le vendredi 2 juin en ouverture du Festival du Livre de Nice (2, 3 et 4 juin 2017).

  1. Robert41
    Robert413 mai 2017

    Oui, nous aimons lire Madame Viviane, Le Ray. Votre idée délicieuse de proposer une échoppe ouverte à la lecture de romans, plaît fortement. Comment ne pas devenir anarchistes avec ces tableaux d’honneur des meilleurs ventes, affichés dans ces grandes surfaces ; bousculés par les caddies et sous le diktat d’une littérature à fric. Nous avons soif d’autres choses ! – C’est pourquoi votre proposition de greffer un débarcadère culturel, sur ce précieux site Métamag, apporterait une riche ouverture aux voyageurs d’esquifs littéraires et aux romans et essais passeurs de flux. Il est bon de voyager comme il est bon de lire alors pourquoi se priver quand le guide réconcilie le charme du velours et la curiosité qui construit. Dans ce pourrissement politique scientifique, on aurait pu penser que la prétentieuse gauche, puisse rappeler que la liberté de parler et de l’expression écrite, soient les canons de la démocratie … En faites, c’est tout le contraire. Ce monde idéologiquement clos ne connait plus l’harmonie. Il y a un déséquilibre entre les clairs et les obscures. Il n’y a plus de dignité littéraire à la télévision mais un prêchi prêcha de connivences. L’important ce n’est pas une bibliothèque rose mis de trouver un bon libraire. Un vrai, qui sent le cuir de couverture et l’éther du papier qui vous enivre. Alors Madame pourquoi pas vous ?

  2. Le Ray
    Le Ray3 juillet 2017

    Je suis très touchée de votre commentaire.;;;

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