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Amérique Latine : la voyoucratie de la finance en marche

Ad Ordre Mondialiste

Amérique Latine : la voyoucratie de la finance en marche

Auran Derien, universitaire ♦

ad-nouveau gouvernement du mondeQui se ressemblent s’assemblent. Le dicton populaire caractérise bien la coordination qui s’est abattue sur l’Amérique Hispanique. Dans la foulée du pouvoir installé à Washington, qui devient chaque jour plus raciste, plus criminel, plus inhumain, de nombreux pays sombrent dans des tyrannies mafieuses, lesquelles acceptent la domination des gangs étatsuniens, modèle de la voyoucratie, celle dont Alexandre Zinoviev affirmait que ses membres veulent renaître d’autant plus pur en paroles qu’ils sont infâmes en pratique.

Le paradigme argentin

AD-macriLe plus paradigmatique est  Mauricio Macri, qui transforme l’Argentine en une tyrannie mafieuse . On sait que Macri est le fils aîné d’un gang de Calabre. Le grand père vint en Argentine en 1949. Le père du Macri actuel (comme le grand père) aimait les trafics de toutes sortes, la construction sous commandes publiques en particulier. Le père fut un collabo de la dictature militaire commandée depuis Washington et les loges maçonniques puisqu’il participa à la loge italienne P2.

Le plus remarquable avec Mauricio Macri est que la mafia est désormais à la tête du pays. Elle s’entend comme larron en foire avec celle des États-unis car l’objectif de ces formes primitives d’organisation épouse à la perfection les méthodes anglo-saxonnes, bien connues depuis trois siècles : le pillage du pays au profit des maîtres étrangers ; la relégation des autochtones, considérés comme du bétail. Le 27 avril, le Président argentin a été accueilli par Donald Trump qui le considère à juste titre comme un ami sauf que la mafia de la Maison Blanche est mieux organisée que celle de Buenos Aires (La Jornada, Vendredi 28 avril 2017, p.13). Les deux hommes affirment être en affaires depuis de nombreuses années. Selon le quotidien La Jornada, Donald Trump fut en conflit avec le père du Président argentin pour des propriétés à New York dans les années 80 et aujourd’hui Trump a des intérêts en Argentine. Les thèmes abordés, officiellement, furent le commerce, la lutte contre la drogue, le blanchiment d’argent, le Vénézuela.

ad-Clarin_num1_28ago1945Le pillage mafieux consiste à organiser la sortie de capitaux du pays, pour les planquer dans des paradis fiscaux ; à augmenter les prix intérieurs pour enrichir les entreprises dans un premier temps et appauvrir la population, sans oublier l’élimination des impôts pour les groupes exportateurs. Enfin il convient de favoriser la spéculation en permettant n’importe quoi sur les marchés des changes et en augmentant les taux d’intérêt pour enrichir les banques, ruiner les petits porteurs d’obligations, obliger la classe moyenne à tout vendre pour payer les intérêts. Évidemment, pour éviter les réactions, dans l’immédiat, Mauricio Macri a emprunté à l’étranger pour disposer de fonds avec lesquels acheter les chefs des organisations susceptibles de protester.

Afin de salir les autochtones,  Macri a commencé la destruction de l’enseignement public et les médias de la haine et du mensonge, contrôlés par le groupe Clarin, vomissent en permanence sur les enseignants. Evidemment, reprenant la méthodologie des sectes monothéistes, Macri accuse les syndicats enseignants d’être une mafia, quand la seule qui existe véritablement est celle que le Président argentin dirige (La Jornada, 12 avril 2017, p.14/15). Lorsque la corruption ne fonctionne pas, la répression, comme au temps de la dictature militaire, est de nouveau très appréciée…

L’Appui du FMI et de l’État  étatsunien

Au FMI, les escroqueries intellectuelles se suivent et se ressemblent. On a appris que cette centrale de l’obscurantisme et du parasitisme avait proposé à l’Argentine des coupes structurelles dans l’emploi public et une politique d’étouffement des revenus distribués. L’inversion sémantique est toujours d’usage : les menteurs du FMI ont intitulé leur gribouillageobtenir plus avec moinsalors qu’eux-mêmes incarnent l’inverse : ils obtiennent toujours plus de prébendes, gratifications et soultes pour produire toujours moins de connaissances pertinentes.

État profond gringo pense utiliser l’Argentine au service de ses crimes extérieurs. En 1997, à l’époque des Présidents Clinton et Ménem, le pays se vit décerner le titre de grand allié de l’OTAN. De fait, un bataillon de parachutistes, stationné dans la province de Cordoba, est prêt à se mettre au service des tueurs de l’OTAN. La servilité de Mauricio Macri s’est manifestée en 2016, lorsque Obama était encore au pouvoir aux USA. L’Argentine a acheté des armes “offensives” quoi qu’elles ne soient pas très modernes, mais qui pourraient servir sous peu à attaquer le Vénézuela tant les immondes assassins en possession de l’Amérique ne rêvent que de tuer tout ce qui bouge, pense et agit hors des élucubrations de l’ancien testament.

Un grand esprit comme Georges Corm avait déjà observé qu’en pénétrant les États par le lobbying, des oligarques obtenaient des statuts privilégiés . L’évolution fut rapide puisque les super-riches s’imaginèrent rapidement qu’ils étaient aptes à gérer un pays. Le slogan de Donald Trump: “administrer les USA comme une entreprise” retentit sur toute la planète abrutie par les médiats de l’obscurantisme.

Nombreuses sont les têtes plates disposées à croire qu’un grand trafiquant va aussi enrichir la communauté s’il est élu. Cependant, au moins depuis les romans de Balzac, chacun sait qu’à l’origine d’une grande fortune il y a toujours un crime. Sans rancunes, les victimes élisent un nombre croissant de Al Capone depuis la décennie 1980 / 1990 : Italie (Berlusconi) ; Liban (Hariri) ; Thailande (Shinawatra) ; Indonesie (Suharto) ; Turquie (Turgut Özal) … En Amérique hispanique, la fréquence a augmenté tout autant: Bolivie (Sanchez de Lozada) ; Argentine (Menem) ; Pérou (Fujimori) ; Equateur (Alvaro Noba) ; Paraguay ( Carlos Monti) ; Chili (Pinera) ; etc.

Jamais ces types n’ont remboursé un centime des richesses volées. De temps à autre, un goinfre passa en procès. Mais en général il ne leur arrive rien. Nous avons une preuve brutale de la fin de la morale publique. Et le processus n’est pas arrivé à son terme. Bien au contraire, la toile mafieuse s’étend de Michel Temer à l’Argentine pillée par Mauricio Macri, sans oublier la veulerie tranquille du Mexique qui ne fait rien sans l’autorisation du maître gringo, les populations sont à la peine.

Il faudra détruire les États-Unis comme Carthage le fut. Et la poussière recouvrira les horreurs de ces infâmes.

Le nouveau gouvernement du monde, Idéologies, structures, contre-pouvoirs,  Georges Corm, éditions La Découverte, 10€.
Illustration : le « Moment Marie-Antoinette des élites » mondialistes
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  1. Colosso
    Colosso3 mai 2017

    Tout ce qui est exessif est indignifiant…
    Article ridicule .

  2. Robert41
    Robert413 mai 2017

    Voilà un sujet que personne ne parle pendant cette élection présidentielle, celle de la montée de la criminalité mondiale qui s’ajuste parfaitement avec les groupes financiers et les banques qui captent les énormes profits des affaires du crime organisé. Selon certains, le produit du crime mondial représenterait 20% du commerce mondial. On l’estimait à 1000 milliards de dollars en l’an 2000 ! En 2017 de combien est-il ? L’ultra-libéralisme d’un Macron c’est ce monde corrupteur, toujours prêt à flairer la bonne affaire pour détruire et se gaver par le blanchiment. On connaît cette série d’activités criminelles très répandues entre le politique et les grandes entreprises : A savoir, l’entente et cartels, l’abus de position dominante, dumping et ventes forcées, délits d’initiés et spéculations, absorption et dépeçage de concurrents, faux-bilans, manipulations comptables et de prix de transfert, fraude et évasion fiscale par filiales offshore et sociétés -écrans, détournements de crédits publics, marchés truqués, corruption et commissions occultes, enrichissement sans cause et abus de biens sociaux, surveillance et espionnage, chantage et délation, violation des réglementations en matière de droit du travail et de liberté syndicale, d’hygiène et de sécurité, de cotisations sociales, de pollution et d’environnement. – Voilà un tableau de chasse qui mérite de réfléchir avant de céder aux réflexes pavloviens des médias journalopes et kapos de cette emprise mondiale aux mains d’une aristocratie d’argent que personne n’ose dénoncer par complicité diabolique. C’est autre chose que de ne pas respecter le règlement du code de la route, quand-même !!!!

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