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Petit conte moral post électoral : recette de la purée Macron

Presse Puree

Petit conte moral post électoral : recette de la purée Macron

Yves-Marie Laulan, Président de l’Institut de géopolitique des Populations ♦

Comment perdre une élection imperdable ( par la droite « la plus bête du monde » naturellement) …….
et gagner une élection perdue d’avance (au profit de la gauche « fut fut »)

La recette est simplissime. Vous devez vous munir d’un aimable jeu de société , à savoir un jeu de pétanque pratiqué par tous les retraités encore ingambes et d’un simple instrument ménager, un presse purée , dont dispose toutes les ménagères avisées.

Premier temps, il faut éliminer d’entrée de jeu un de vos concurrents dont tous les sondages prédisent la victoire, celui dont la boule se trouve tout près du cochonnet électoral , l’Elysée, après un premier lancé.
Le joueur doit alors lancer sa boule pour qu’elle frappe en plein milieu celle de son adversaire de façon à la projeter au loin et prendre sa place proche du cochonnet électoral.
C’est ce que fait la gauche de façon magistrale en révélant via le Canard Enchainé les turpitudes, réelles ou supposées, de François Fillon. C’est chose faite avec un petit coup de pouce d’une magistrature toujours prompte à voler au secours de la gauche pour s’assurer que la boule ne s’égare pas et suit bien le tracé voulu.
Et voilà le candidat François Fillon, tout déconfit , mis hors de combat et disqualifié dès premier tour.
Mais la partie n’est pas encore jouée . Reste le

Deuxième temps. C’est là que le presse purée rentre en jeu.
Chacun sait d’un presse purée se compose d’un cylindre avec un piston à une extrémité et un grille métallique percée de trous ou un crible, à l’autre . C’est par là que doit sortir la purée, en l’occurrence les bulletins de vote porteurs de la victoire à l’élection présidentielle.
Le cuisinier , enfin un des deux candidats émergés vainqueur du premier tour, se saisit du presse purée dans lequel il introduit délicatement des patates toutes chaudes , bien cuites, en l’occurrence les électeurs de la droite , tout encore meurtris du mauvais coup dont ils ont été les victimes.
Puis il appuie fermement sur le piston qui pousse les malheureuses patates inexorablement vers la grille de l’autre extrémité, que l’appellera, pour la commodité de la démonstration, le Front National.
Le piston fait son œuvre et refoule les patates infortunées , qui ne peuvent absolument pas se libérer, prisonnières qu’elles sont du presse purée, vers leur destin.
Les voilà donc qui s’écrasent contre la grille Front National auquel elles ne peuvent s’échapper qu’en acceptant, en gémissant bien sûr, de se faire mouliner par le presse purée, impitoyable, en minces rubans fragiles, pour se transformer en une onctueuse et appétissante purée Macron.

Et voilà . Le tour est joué . Il fallait y penser.

Il n’y a qu’à servir chaud tout en proclamant haut et fort la nécessité d’ un grand rassemblement national pour déguster une victoire bien méritée pendant 5 années.

  1. Robert41
    Robert4112 mai 2017

    Selon ma modeste contribution à votre analyse de la stratégie présidentielle du jeu de boules et du presse-purée … La première erreur de la droite mais aussi de la gauche, c’est d’avoir rejeté les électeurs du Front national dès son origine. On ne vient pas à un vote extrême, sans des conséquences à des causes. Mais aussi, par une politique d’un entre-soi, qui a oublié le sens de son mandat républicain, vis à vis d’autres français qui ne votent pas forcément pour vous mais qui sait, peuvent le devenir … Allez voir les laissez-pour-compte, les bouseux, les ouvriers, les employés lors des campagnes, les entendre de leurs doléances, pour quelques instants et ensuite, les tromper avec le squelette du patronat par un autre discours ; c’est un manque certain de salubrité politique. Un président de la République ne joue pas, ça donne du sens à sa politique ; sinon ça dégage de soi-même s’il est honnête. Chirac n’avait pas cette qualité tout comme ceux qui l’ont suivi ensuite. Brave Chirac, toujours prompt à l’envie et toujours en reculade ; ce qui a expliqué en partie, le retard de la France industrielle (robotisation) et les mauvaises habitudes politiques du retrait. Chirac n’a jamais entendu les conseils de Pasqua. Pourtant le Corse, avait senti qu’une fracture française majeure, allait se produire au fil des années. Les français aiment avoir un Chef charismatique, ceci depuis De Gaulle et pour d’autres depuis l’étêtement de la paternité royale. Aujourd’hui, avec cette élection présidentielle et ses heureuses évictions, nous avons atteint le point d’achoppement de cette politique de combinards. Elle s’est gavée de trafics d’influence, d’abus de biens sociaux, de chantage et de corruptions partiellement oubliés selon le juge enquêteur. Cet éclatement politique de la gauche et de la droite a été salutaire. La politique était devenue un balancier stérile pour notre destin national ; responsable d’un sérieux retard économique, d’un immobilisme désastreux et d’une idéologie hystérique. Il fallait crever cette poche à pus. En faites, ces blocs de gauche et de droite étaient en quelque sorte, du populisme. Un endormissement bourgeois qui a détruit réalité et raison pour une dictature de la pensée et un égalitarisme destructeur. Dorénavant notre devoir : C’est de reconstruire une société ouverte pour le coup, à la démocratie. La vraie, celle qui supporte les idées contraires des siennes ; ce que la France n’a plus connue depuis Sarkozy avec le traité de Lisbonne. Chacun doit avoir sa liberté de paroles et non se soumettre à une auto-censure. L’idéologie qui empoisonne notre liberté est alimentée par des intérêts financiers de domination et de chantage. Elle doit être combattue avec âpreté. Cela suffit cette mascarade de repentances qui n’entretient que la haine comme disait le Président Mitterrand. Notre devoir c’est de redonner un sens politique souverain à la France, à l’Europe et à nos anciennes relations historiques et économiques que l’on a mal traitées depuis notre enfermement dans le clan atlantiste d’un Obama et d’une Clinton. La France ne doit plus être le sujet d’un système mais le cap de l’indépendance et de la liberté pour les autres peuples ; c’est notre devoir selon moi..

  2. Gérard Henri
    Gérard Henri17 mai 2017

    C’est vrai , on aurait dû avoir le débat FILLON – MACRON au 2ème tour , riche en pédagogie économique et sociétale , qui aurait éclairé les Français sur les choix à venir….. Tout a été fait pour empêcher le Sarthois qui gênait à différents niveaux …..!! On peut pas éviter la médiocrité des gens !!

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