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Casting gouvernemental : mais que vont-ils tous faire dans cette galère ?

Macron Dieu Janus

Casting gouvernemental : mais que vont-ils tous faire dans cette galère ?

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Gustin Sintaud ♦

Le huitième Président de la République Française se démarque comme un jeunot bien propret, tout mignonnet. Il présente bien et plaît, à l’évidence, à une majorité.

Mais il s’efforce tant à des postures fermes, des allures décidées, des propos énergiques que peut se craindre, sous cette ostentation à la « clinquance », de la velléité pour dissimuler une inappétence à l’opiniâtreté. Il semble bien trop se parer d’un air martial, certains disent jupitérien, pour ne pas être taraudé par la nécessité de camoufler une réalité de fade bellâtre, de jeune présomptueux surdoué à qui rien ne doit résister.
Cette sourde impression pouvait déjà naître devant son goût déclaré pour le grand mélange des genres : qu’est-il vraiment ? Que n’est-il réellement pas ? Un véritable homme de gauche ou non ? Sa politique se veut-elle encore de gauche ou est-elle prête à virer à tendance droitière ?

Il s’est déjà présenté comme forcené du milieu plutôt que du centre

Voilà un étonnant Président bifront : en fait,totalement janusien ! Alors comment faire confiance à tel personnage à double face, même si ce petit futé pourrait encore cacher un fieffé trompeur, fourbe à l’envi, pour illusionner en suggérant, par -delà son positionnement politique de médiocrate , une ébauche de stratégie tendue vers une équilibrante complémentarité des contraires. C’est ce que notre petit rusé a réussi à faire passer dans un inconscient populaire, si désabusé par ailleurs.

Ce nouveau pacha, doublement effronté, de l’inquiétant vaisseau France, capitaine bien heureux au bien « court cours » saura t-il effectivement reprendre en main le bateau à la dérive, au-delà de la lame porteuse sur laquelle il surfe plein de certitude ?

De fait, ce trop neuf commandant ne peut se prévaloir de quelque science, ni de la moindre expérience de capitaine pour affronter la haute mer. Qu’il se délecte, à quai encore, de sa nomination par défaut, il est bien seul à vraiment croire au succès de sa navigation future ! Il raisonne pourtant comme le seul maître à bord, tout persuadé de savoir dominer un équipage hétéroclite de moussaillons vite promus matelots, et de vieux rebuts recrutés à la hâte, bien trop cuits, incapables notoires, trop roublards. Il ne lui suffira pas seulement de devoir colmater, en extrême urgence, les nombreuses et graves voies d’eau, de reprendre et consolider tout l’armement fragilisé, et d’assurer le gouvernail tant le safran peut à tout instant lâcher, il lui faudra toute son attention pour contrôler et harmoniser ses piètres manœuvriers du pont et des vergues.

Sa barcasse, toujours amarrée à ses bites, lui, joue astucieusement d’un flou dosé sur ses capacités tout en se protégeant par une amusante confusion. Arrivera t-il vraiment à ses fins, ce prétentieux magicien ?

Qu’il prenne son temps pour constituer un équipage à ses ordres, personne ne peut le lui reprocher !

Trop de vieux loups de mer, prévoyant un débarquement de masse, l’assaillent de propositions de service douteux. Il a déjà recruté, sans la moindre difficulté, quelques officiers de bâbord qui, très tôt se sont inquiétés de bientôt rester en rade après le naufrage socialiste. Rusé, il se laisse courtiser par matelots et gabiers rassis dans l’expérience de tribord, derrière un quartier- maître versatile de même bord, Bruno- belle gueule. Il est vrai qu’il sut rejeter l’impudente démarche d’un premier maître d’équipage débarqué récemment pour incompétence majeure à la mer.

A cet insolent Manuel, prétendant de bâbord,il préféra un second moins connu, un jeune grand discret transfuge de tribord et grand fluctuant. Par ailleurs il s’était déjà trop acoquiné avec un ambitieux sans vergogne qui ne sait plus lui- même d’où il vient,  tant il subit, depuis toujours, un fort roulis de tribord sur bâbord en s’affirmant impudiquement du centre, pour ne pas le conserver à ses côtés comme second- maître, avec toute sa clique des versatiles sous- capables modémeux.

Rien n’est moins sûr qu’avec un tel assemblage de bric et de broc, la vieille épave du fringuant corsaire soit manœuvrable pour affronter grosse mer et tempêtes à venir.

Bon vent néanmoins à eux tous dans cette étrange équipage de naufrageurs avertis ! Si toutefois le gîte prévisible sur bâbord comme sur tribord, n’entraîne point d’esquifs par grand fond.

Illustration : Macron, droite-gauche, gauche-droite, dieu Janus de la politique.
  1. Robert41
    Robert4119 mai 2017

    Excellente analyse à tout point de vue, j’adore le style et ce dosage d’humour de grand Chef ; je garde précieusement votre recette car indubitablement celle-ci nous fera passer à tables … !

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