Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

Syrie : Bachar El-Assad, wanted dead

El Assad Dead Alive

Syrie : Bachar El-Assad, wanted dead

Télécharger en PDF et imprimer

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Ce mercredi, des rumeurs ont circulé en Syrie sur l’assassinat de Bachar El-Assad par son garde du corps. Nous sommes ici en pleine guerre psychologique.

La veille, le ministre israélien du Logement, Yoav Galant avait appelé, ni plus ni moins, à tuer le président syrien Bachar el-Assad lors d’une conférence à Jérusalem, à la suite d’allégations américaines sur de prétendus crimes de guerre perpétrés par Damas y compris la découverte d’un four crématoire dans une prison.

Ces propos de Yoav Galant sont bien sûr destinés aux Occidentaux, Usa et France en tête :  « A mon avis, nous sommes en train de franchir une ligne rouge. Et pour moi, le temps est venu d’assassiner Assad. C’est aussi simple que cela» (déclaration du  16 mai 2017 de Yoav Galant, ministre du Logement du gouvernement de Benjamin Netanyahou). L’ultime référence à l’Holocauste a échauffé les esprits. Et donc de poursuivre, toujours avec la même assurance : «Quiconque assassine un peuple et brûle les corps des victimes n’a pas sa place dans ce monde», avant d’accuser finalement le président Assad de perpétrer un «génocide» contre les Syriens. Ce qui nous avait étonné car il ne peut pas normalement y avoir deux peuples victimaires.

En tout cas, ce qui semble clair, c’est que maintenant l’option est carrément sur la table : Trump aurait-il donné son feu vert au Mossad ?  Si cela devait arriver, ce serait alors une victoire pour les Islamistes soutenus par la coalition (Arabie Saoudite, France, USA, Israël, Turquie) mais la Russie et à moindre échelle, la Chine ne pourraient pas rester indifférents.

Tout indique que les rapports internationaux sont et seront dans les mois qui viennent de plus en plus féroces. Nous sommes, en effet, dans la dernière ligne droite de la constitution du Grand Moyen Orient. Nous y reviendrons.

  1. Gérard Henri
    Gérard Henri19 mai 2017

    Ils sont tellement cons qu’ils finiront par avoir Assad !! Bonjour les dégats !!

Répondre