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Manchester : l’ennemi ce n’est pas l’Iran. Trump dans une diplomatie fructueuse mais périlleuse

Manchester Attentat

Manchester : l’ennemi ce n’est pas l’Iran. Trump dans une diplomatie fructueuse mais périlleuse

Jean Bonnevey, journaliste ♦

L’attentat de Manchester arrive à point nommé, hélas, pour que cette horreur continuellement répétée, remette un peu les pendules à l’heure.

Au lendemain du vote iranien qui se voulait, pour une partie de la population, un signe de bonne volonté vers l’Occident, le président Trump diabolisait comme jamais Téhéran et s’alignait sur l’axe anti-chiite de l’Arabie saoudite et d’Israël. Quelques heures plus tard, le mal, tout de même issu du terrorisme de l’islam sunnite dont les wahhabites se disent les guides et gardiens, frappait au cœur de la jeunesse festive de nos grandes villes.

Les sectateurs de Daesh ont un mépris extrême et une haine totale pour une jeunesse qui adore boire et se trémousser dans de grands spectacles où la musique attise le sexe. Pour eux, c’est un signe de la corruption extrême de ces mécréants, qu’il faut éradiquer pour rendre le monde au vrai dieu de leur vraie religion.

C’est pourquoi le virage de Donald Trump est étonnant mais surtout dangereux.

Bien sûr il n’y a pas de musulmans vraiment modérés en Iran, pas plus que de président islamo-conservateur en Turquie. Trump rentre semble-t-il dans le monde des dirigeants qui passent tout à Ryad et ses alliés au nom du dollar roi.

Or, on sait qui finance dés le départ ce terrorisme qui veut nous tuer. Les Usa en ont été longtemps des compagnons de route. On pouvait espérer avec Trump une rupture et une nouvelle lucidité sur l’islam rêvant par tous les moyens de s’imposer au monde. Il y a le terrorisme certes mais aussi tous les financements de centres de subversions islamiques… et les routes de la subversion mènent toutes au golfe arabique.

Alors l’appel aux combattants du bien contre ceux du mal est bien sur illusoire.

Ceux que l’on désigne comme le mal se sentent légitimes au regard de leur lecture de la religion musulmane pour combattre les infidèles.
Manchester est là pour le rappeler.

Rappeler au pays du Bataclan et de Nice qu’un président  parlant d’espoir et de vivre ensemble est considéré par nos ennemis mortels comme un choix de faiblesse et d’illusion.

Ceux qui ont voté Macron pour éviter les affrontements dans l’espoir que finalement tout peut s’apaiser sans souffrances et sans efforts devraient reconsidérer leur monde virtuel pour revenir à la réalité de Manchester.

Si on ne les met pas hors d’état de nuire par une politique de répression impitoyable quitte à écorner quelques beaux principes, ils continueront à massacrer nos enfants.

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