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Festival du livre de Nice : La promenade des cultures. Plus que jamais aux cotés des auteurs contre la terreur

Festival Livre Nice 2017

Festival du livre de Nice : La promenade des cultures. Plus que jamais aux cotés des auteurs contre la terreur

Jean Ansar, journaliste, essayiste ♦

Cette année le Festival du livre de Nice, l’un des plus importants de France, retrouve les 2 ,3 et 4 juin son cadre des jardins Albert 1er. Il se rapproche de la thématique de la méditerranée et de la Promenade des Anglais.

Il y a un an, en Juin, qui aurait pu imaginer ce qui s’est passé le 14 juillet dans la capitale azuréenne.

Ce festival est une réponse de Nice aux ennemis de notre culture et du respect des diversités de pensées et d’écritures. Certes la sécurité sera visible et contraignante parfois, mais elle sera acceptée pour ce qu’elle est, le moyen de ne renoncer à rien de ce qui fait de nous des civilisés.

Ce festival, depuis sa naissance, est celui du refus du talent unique car politiquement correct, de la pensée unique du livre unique comme le souligne avec justesse Franz Olivier Giesbert, son directeur artistique : « Sur le plan culturel, Nice est une sorte d’exception française. Contrairement à ce qui peut se passer dans certaines villes, le Festival du Livre n’y est pas considéré comme un appendice idéologique ou municipal. Il appartient à tous. Une suggestion pour tous les Torquemada de poche qui pullulent à Paris : qu’ils viennent faire un tour à Nice ; ils y apprendraient la tolérance et vérifieraient qu’il est encore possible de débattre en France, sans haine, dans le respect mutuel. »

Il y aura cette année deux invités d’honneur : Paule Constant de l’académie Goncourt qui sait que l’homme libre a toujours chérit la mer. « Quelle qu’ait été notre histoire, quelles que peuvent être les tempêtes, quels que soient les naufrages, retournons à la mer » et Dany Laferriere de l’Académie française qui a si bien percé à jour le courage dans la dignité des niçois .« Et une pudeur des gens d’ici face au malheur qui, j’espère, nous évitera de tomber dans le marécage affectif. Je n’oublie pas cette première leçon d’écriture apprise si tôt mais jamais oubliée : l’écrivain ne doit pas pleurer à la place du lecteur. Ni cette fureur qui a éclairé nos yeux d’enfant et qu’on a tenté de transformer plus tard en art de vivre par temps de catastrophe. Ce courage qui est au sud une forme parfaite de courtoisie. »

Ce festival du livre est devenu au fil des années un événement culturel multiforme et multi-lieux. Il faut prendre quelques minutes pour se plonger dans le programme et faire ses choix de rencontres, de débats et d’auteurs. Chacun y trouvera son compte. L’essentiel restant d’être présent et de venir à la rencontre des auteurs.

«Bouleversements politiques, révolution économique, crises identitaires : les écrivains sont sensibles à tous les frémissements du monde, depuis les faits les plus retentissants jusqu’aux réalités les plus personnelles, les confidences les plus intimes. À travers leurs ouvrages, ils nous fournissent les clés d’un monde, le nôtre, à la complexité croissante. Grâce à eux, nous devenons plus libres » écrit dans la présentation de l’événement le maire de Nice, Christian Estrosi.

Le livre est une clé pour faire des choix de pensée en toute liberté. Ce festival est le plus beau des trousseaux de clés qui soit.

Tous les festivals du livre sont importants pour la défense de la civilisation par l’écriture. Aucun ne l’est plus, un peu moins d’un an après l’horreur indicible de la sauvagerie, que celui de la ville dont la promenade est devenue un symbole mondial.

Festival du livre de Nice 2017, 2 au 4 juin 2017, Jardins Albert 1er, thème : méditerranée. 

Le programme : cliquer ICI

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