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La Grèce retombe en récession. Il faudra renégocier sa dette au nom de notre histoire

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La Grèce retombe en récession. Il faudra renégocier sa dette au nom de notre histoire

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Alors qu’un énième train de mesures d’austérité doit être voté  pour débloquer une nouvelle tranche de prêts internationaux, le PIB grec a reculé. La Grèce est de nouveau entrée en récession.

Une première depuis 2012, selon les chiffres officiels d’Eurostat, l’organisme qui produit les statistiques pour l’Union européenne. Le produit intérieur brut du pays a baissé de 0,1% au cours des trois premiers mois de l’année après avoir reculé de 1,2% au dernier trimestre de 2016. Les trois plans d’aide consécutifs accordés à la Grèce depuis 2010 par l’UE et le FMI en échange de réformes n’ont toujours pas remis le pays sur les rails de la croissance. Pour bénéficier d’une nouvelle tranche de prêts internationaux qui lui permettront surtout de rembourser ses prêts précédents, l’assemblée grecque doit voter  une nouvelle série de mesures d’austérité. Ces mesures qui concernent 2019 et 2020 – soit deux ans de plus que le plan en vigueur qui s’achève en 2018 – prévoient de nouvelles hausses d’impôts, et des baisses des retraites d’un montant total de 4,5 milliards d’euros, selon l’Agence de presse grecque (Ana).

En France, l’Insee a revu à la hausse le poids de la dette par rapport au PIB en 2016. Si la croissance et le déficit public de l’année 2016 sont conformes aux chiffres déjà rendus publics, par contre la dette du pays s’avère un peu plus forte que ce qu’annonçaient les précédentes estimations publiées le 24 mars dernier : elle a atteint 96,3% du PIB l’an passé soit un petit peu plus que les 96% annoncés lors de la précédente estimation. Les autres données revues à la hausse sont celles relatives au niveau des dépenses publiques par rapport au PIB qui est désormais estimé à 56,4% et non plus à 56,2% et puis surtout le taux des prélèvements obligatoires qui lui aussi est plus lourd qu’annoncé puisqu’il s’établit désormais à 44,4% du PIB, soit 0,1 point de plus que lors de la précédente estimation. On sait que la première chose qu’a demandé Macron lors de son arrivée à l’Elysée, c’est un audit précis du dernier gouvernement. On devrait en disposer assez rapidement : on parle du 30 mai, en tout cas avant les législatives.

Pour revenir sur la Grèce, l’économiste et ancien ministre Yannis Varoufakis, après avoir apporté son soutien à Emmanuel Macron, l’a mis en garde contre une politique de dérégulation qui pourrait mettre les populations en France dans un désarroi dangereux.ML [28.05]

En hommage au peuple grec sacrifié, cette très belle vidéo rétro, « la danse de Sakaina » de Stavros Xarkhakos

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