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Alain de Benoist : « Macron n’apparaît pas comme la marionnette fabriquée que l’on imaginait »

Alain De Benoist 1100x619

Alain de Benoist : « Macron n’apparaît pas comme la marionnette fabriquée que l’on imaginait »

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Alain de Benoist, philosophe, essayiste ♦

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Breizh-Info.com

Depuis quelques semaines, les événements politiques se sont succédés en France, et le principal d’entre eux reste bien évidemment l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. A quelques semaines des élections législatives, Alain de Benoist, qui vient par ailleurs de sortir un livre (« Ce que penser veut dire » aux éditions Pierre Guillaume de Roux) fait le point sur l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, sur l’état de l’opposition et notamment du Front national, et sur les grands enjeux à venir.

Breizh-info.com : Emmanuel Macron est devenu président de la République. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Alain de Benoist

Alain de Benoist : Des regrets d’abord. Une certaine sidération ensuite. Jamais élu dans le passé, encore inconnu il y a quelques années, Emmanuel Macron a tenu son pari. Cela ne s’explique pas uniquement par l’ampleur des soutiens dont il a bénéficié. Se propulser à la tête de l’État sans être le candidat d’un parti traditionnel, passer en deux ou trois ans de l’obscurité à la lumière, cela ne s’était encore jamais vu. Cela montre l’ampleur de la crise actuelle, et cela donne aussi à son élection un caractère historique.

On objectera bien sûr que Macron n’a jamais été élu que par défaut, qu’il n’a jamais recueilli que 43,6 % des inscrits, qu’un bon tiers des Français (33,7 % des inscrits) ont boudé le choix qui leur était proposé, soit en se réfugiant dans l’abstention soit en votant blanc ou nul dans des proportions jamais vues depuis 1969, et enfin que près de la moitié de ceux qui ont voté pour lui ne l’ont fait que pour « faire barrage » à Marine Le Pen. Mais tout cela sera vite oublié. Même quand on est mal élu, on est élu.

J’ajouterai que les premiers actes de la présidence Macron, même s’ils ne laissent pas véritablement présager de ce que sera sa politique, donnent au moins à penser que le personnage a été sous-estimé par beaucoup, moi le tout premier. Je ne doute pas un instant que la politique de casse sociale, de baisse des salaires et d’ouverture des frontières qui sera très probablement mise en œuvre par la grande coalition des libéraux de tous bords qu’il a constituée sera une catastrophe pour notre pays.

Mais pour l’instant, Macron n’apparaît pas comme la marionnette fabriquée que l’on imaginait. Non seulement ce n’est pas un « Hollande bis », comme le disent les gens de droite les plus obtus, mais ce sera à bien des égards un anti-Hollande. Cet ultralibéral est sans doute aussi un homme autoritaire, convaincu de la nécessité de redonner de la solennité à la fonction présidentielle. Les mots-clés de son discours, c’était bien « en même temps » !

Qu’avez-vous pensé de la composition du gouvernement ? Y voyez-vous, comme je le disais récemment dans une tribune libre, un coup de génie d’Emmanuel Macron pour tuer la droite, briser le FN et se retrouver uniquement avec une forte d’opposition d’extrême gauche dans la rue face à lui ?
On s’attendait à un gouvernement de « startuppers », reflet d’une conception postpolitique de la vie publique. Là encore, cela n’a pas été le cas. Votre analyse n’est pas fausse, mais il faudrait ajouter que Macron ne fait qu’exploiter à son profit une situation qu’il n’a pas créée.

Outre son optimisme « jeuniste », son succès s’explique par la conjonction de deux facteurs : le désir général de voir « dégager » l’ancienne classe politique et le fait que pour 75 % des Français les notions de droite et de gauche « ne veulent plus dire grand-chose » (sondage Cevipof, mars 2017).

Emmanuel Macron poursuit en fait un objectif très simple : faire disparaître, briser, assécher ou laminer tout ce qui se trouve encore dans l’espace politique séparant la République en marche de la France insoumise d’un côté et du Front national de l’autre. Voici quelques années, on avait vu une nouvelle tripartition FN-UMP-PS succéder au vieux bipartisme à la française.

Cette nouvelle tripartition a paru remplacée au soir du premier tour de la présidentielle par une forme quadripartite : FN-Républicains-France insoumise-En marche ! En cherchant à attirer vers lui la « droite » du parti socialiste et la « gauche » des Républicains, Emmanuel Macron cherche à recréer une tripartition différente de la précédente : FN-République en marche-France insoumise. La coalition des libéraux n’aurait plus alors à faire face qu’à la conjonction des « extrêmes ».

On remarque tout de suite que cet objectif, propre à désespérer les Cambadélis et les Baroin, n’est en revanche pas très différent de ce que peuvent souhaiter de leur côté Marine Le Pen et surtout Jean-Luc Mélenchon.

Malgré ses onze millions de voix du second tour, Marine Le Pen a déçu la plupart de ses partisans. Quelles sont selon vous les causes de ce qu’il faut bien appeler son échec ? Pensez-vous, vous aussi, qu’elle a trop parlé d’économie et de social, qu’elle ne s’est pas suffisamment concentré sur les électeurs de droite, qui constituaient sa réserve de voix la plus naturelle ?
A la veille du second tour, Marine Le Pen était créditée d’au moins 40 % des voix. Elle n’en a recueilli que 34 %. Cette piètre performance ne peut pas s’expliquer uniquement par le soutien quasi unanime des médias et des puissances d’argent à la candidature Macron. Elle ne s’explique pas non plus par un prétendu échec de la « dédiabolisation ».

En 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen s’était qualifié au second tour, trois millions de personnes étaient descendues dans la rue, alors que le président du FN n’avait aucune chance de l’emporter.

Cette fois-ci, il n’y a eu que quelques bandes de casseurs et d’antifas pour aller s’agiter dans la rue. Comme le dit très justement Pierre-André Taguieff, « l’anti-nationalisme diabolisant, rejeton de l’antifascisme et de l’antiracisme, a largement perdu en force de mobilisation ». En clair : ça ne marche plus.

Si Marine Le Pen n’a pas été capable de retourner la tendance en sa faveur, alors qu’un véritable boulevard s’ouvrait devant elle, c’est tout simplement que sa campagne n’a pas été bonne.

On peut certes alléguer les thèmes qu’elle a choisis de privilégier. Comme beaucoup, je pense en effet qu’elle a eu tort de mettre en avant des arguments d’ordre économique, et non de souligner les enjeux civilisationnels de cette élection. Son obsession de la sortie de l’euro a eu des effets ravageurs, car à supposer même qu’un tel objectif soit justifié, il est évident que la complexité du sujet interdisait d’en faire un thème de campagne, d’autant qu’une vaste majorité de Français y est totalement opposée.

Je crois au contraire qu’elle n’a pas assez insisté sur le social qui est, avec l’immigration et l’insécurité, l’une des préoccupations majeures des classes populaires à une époque où le système capitaliste est en train de dévaster le monde sur une échelle encore jamais vue. Par opposition aux nomades hypermobiles, les sédentaires ne se sont pas encore convertis à la mondialisation !

Mais l’essentiel n’est pas là. Le plus grave, c’est ce que la candidate Marine Le Pen a clairement révélé ses propres insuffisances. Sa campagne n’a jamais été dans le ton juste. Elle a manqué de style, d’émotion, de lyrisme, de vibrato. Elle sait parler, elle ne sait pas débattre.

Elle sait se faire applaudir, mais pas soulever les foules. Dans le désastreux débat qui l’a opposée à Macron, elle s’est révélée à la fois incompétente et inutilement agressive, donnant ainsi à penser qu’elle n’était pas au niveau de ses ambitions.

Marine Le Pen a eu le grand mérite de transformer un mouvement purement protestataire en parti vraiment désireux d’arriver au pouvoir, mais pour arriver au pouvoir il faut en avoir les capacités. De même ne suffit-il pas de prétendre parler au nom du peuple pour savoir parler au peuple…

Quelles perspectives de recomposition politique voyez-vous se profiler ?
La recomposition est en réalité un coup de grisou qui a déjà atteint tous les milieux politiques. Pour les deux anciens « grands » partis qui étaient porteurs du clivage gauche-droite, les socialistes et les Républicains, ce n’est pas de recomposition, mais de décomposition qu’il faut parler. Le PS est à l’agonie, et Mélenchon ne dissimule pas son désir de le remplacer.

L’ex-UMP, de son côté, représentait depuis longtemps une alliance contre nature de la droite conservatrice et de la droite bonapartiste, de la droite orléaniste et du centre libéral. Le coup de tonnerre de l’élection présidentielle y a libéré des forces centrifuges qui vont avoir le plus grand mal à se réconcilier. On le voit chaque jour plus nettement : ces partis-là appartiennent déjà à une autre époque. Et l’on peut d’ailleurs se demander s’il n’en va pas de même de la forme-parti telle qu’on l’a connue.

Peut-il y avoir une recomposition à droite ? C’est ce que souhaitent les tenants de la « droite hors les murs » qui en appellent depuis longtemps à une « union des droites », vieil objectif jamais réalisé. La stratégie « buissonnière », qui prône l’alliance du populisme et du conservatisme, des classes populaires et des classes moyennes, a une validité certaine.

Elle achoppe néanmoins sur un point aveugle : de quel conservatisme parle-t-on ? Avec le conservatisme libéral, il n’y a rien à faire à mon sens, parce qu’il s’agit d’un oxymore : le libéralisme, qui est à l’origine du capitalisme, de l’individualisme et de l’universalisme sans-frontiériste, repose sur des fondements qui aboutissent nécessairement à détruire tout ce que les conservateurs veulent conserver. Les flux migratoires ne sont qu’une conséquence (et un aspect) de la logique du profit. On ne mobilise pas les classes populaires en défendant les intérêts des puissants.

La dynamique populiste est appelée de son côté à perdurer, pour l’excellente raison qu’elle s’enracine dans la sociologie actuelle. La fracture populiste traverse actuellement toutes les tendances politiques. La situation présente n’est pas socialement durable. Si les classes populaires, qui ne sont plus représentées politiquement, culturellement et intellectuellement parce qu’elles ont été marginalisées par l’oligarchie, sont aussi soucieuses d’identité, c’est qu’elles ne possèdent rien d’autre que ce patrimoine immatériel.

Le Front national va-t-il finir par imploser ? Ne serait-ce pas un mal pour un bien ?
 Le Front national n’est pas réformable, et personne ne peut prétendre remplacer Marine Le Pen. Marion a eu raison de quitter la vie politique. A partir de là, on peut tout envisager : des turbulences à coup sûr, une ossification progressive, peut-être des scissions. La déceptionite provoque toujours les mêmes effets. Florian Philippot, qui est à la fois la bête noire des extrémistes de droite, des cathos et des libéraux, va certainement se trouver mis en accusation. Mais on peut imaginer d’autres scénarios.

L’implosion du FN serait-elle un mal pour un bien ? Je n’ai pas de réponse à cette question, parce que je ne vois pas poindre l’amorce de ce qui pourrait le remplacer.

S’il s’agit de créer un autre mouvement, plus radical, mais dans lequel il faudrait abandonner toute critique du capitalisme libéral et ne plus exprimer de conception du monde particulière, de façon à ne plus parler que d’identité et d’immigration, je n’en vois pas l’intérêt.

On ne séduira jamais ceux qui veulent en priorité défendre leur portefeuille car, quels que soient leurs sentiments sur l’immigration, ils se trouvent très bien dans l’abjecte société marchande où nous vivons. D’un autre côté, il est très clair que nombre d’orientations très contestables du FN devraient être modifiées ou abandonnés, mais l’appareil du parti n’a apparemment ni le désir ni les moyens de se remettre en question.

Nous venons de commémorer la mort de Dominique Venner. Quel héritage laisse-t-il aujourd’hui ?
Il laisse l’exemple d’un style de vie, d’une volonté de tenue et de fidélité à soi-même qu’il aura incarnée jusque dans sa mort. Il n’était pas l’homme des compromis (son hostilité aux valeurs chrétiennes ne se cachait pas derrière l’équivoque du « pagano-christianisme »). On lui doit aussi une série de livres d’histoire, dont un grand nombre resteront des œuvres de référence.

On ferait mieux de les lire plutôt que de s’exciter sur des écrits de jeunesse, dans lesquels Dominique Venner ne se reconnaissait plus depuis longtemps – d’autant qu’à la fin de sa vie, il était plus que jamais convaincu de l’inutilité de l’action politique.

Vous venez de sortir un nouveau livre intitulé « Ce que penser veut dire ». Pouvez-vous nous en parler ?
Réponse simple : c’est un recueil de textes qui s’attachent à présenter la vie et l’œuvre d’un certain nombre de grands penseurs, depuis Rousseau, Goethe, Nietzsche et Karl Marx jusqu’à Jean Baudrillard, Julien Freund, Michel Villey et Jean-Claude Michéa, en passant par Carl Schmitt, Heidegger, Leo Strauss, Hannah Arendt et bien d’autres.

Autant de figures qui nous ont appris à penser – non pas à penser à quelque chose, mais à penser quelque chose : la nature de l’homme et le fonctionnement de la société, l’essence du politique et celle du droit, la signification de la guerre, les rapports entre nature et culture, le rôle de la technique, l’aliénation marchande, etc. Penser veut dire aller à l’essentiel. On est très loin de la politique politicienne !

 

  1. Loic Duwelz
    Loic Duwelz30 mai 2017

    “Je ne doute pas un instant que la politique de casse sociale, de baisse des salaires et d’ouverture des frontières qui sera très probablement mise en œuvre par la grande coalition des libéraux de tous bords qu’il a constituée sera une catastrophe pour notre pays”

    Et vous êtes satisfait de cela ?

    Je ne vous félicite pas, Mr de Benoist

    Le peuple français n’est plus en démocratie. D’autant plus que cette soit disant casse-sociale, ce soit disant programme présidentiel, n’est rien de plus qu’un copié collé des fameuses grandes orientations, “proposées” par l’union europèenne, sous d’amende de 0.1% du PIB.

  2. Robert41
    Robert412 juin 2017

    Macron n’est pas un Hollande-bis … Ah-bon ! – En quoi la politique de la France va changer puisque ce sera la même stratégie libérale avec une régression récurrente des lois sociales du travail. Bientôt les français auront un job à l’américaine ; j’te prends, j’te laisse selon l’humeur du Boss. Une économie à l’arrache où l’homme civilisé n’a plus vraiment sa place sinon qu’en devenant lui-même le boss ! – Macron, c’est avant-tout une histoire artificielle qui colle parfaitement avec notre époque en déliquescence qu’elles soient économique, sécuritaire, familiale voir identitaire, la France est un corps malade depuis qu’un connard socialiste a agité les droits de l’homme sans sa réciprocité les devoirs de l’homme. Cette unicité idéologique détruit la France car à la vérité c’est pas de droit et de cela il y en a plein dans les codes mais bel et bien de la Justice ! Et celle-ci manque cruellement ou reste trop laxiste. Celle-ci doit cogner et fortement contre la tête pourrie de ces politiques de fumistes et bien évidemment par réciprocité le corps social contaminé de l’exemple d’en-haut. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous révolter dans toute l’Europe et même, parmi les Peuples opprimés de géostratégies venant des États-unis qui reste le pays en guerre perpétuelle sur tous les continents depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le mal premier c’est les banques qu’elles soient de l’internationale ou nationale, il faut toutes les tenir par les “couilles” sinon ceux sont elles qui le font. Alors, votre Macron d’apparence etc … On s’en fou, on veut du concret car le cancer se développe plus vite que la santé …

    • Herodote
      Herodote3 juin 2017

      Je suppose que le président socialiste dont vous parler dans votre première partie est F Mitterrand ?

      Oui, les States ( les USA) mènent la même politique de conquête que l’Empire romain en son temps.
      Il se dit, aussi, que l’ EI ou Daesch est une création américaine pour déstabiliser le Proche ou Moyen Orient. l’Europe idem.

      • Robert41
        Robert417 juin 2017

        – Oui. Cet être était d’une intelligence exceptionnellement perfide. Une grandeur des cabinets noirs, accompagnée de cadavres de grand crû. Mais aussi, de l’intrigues allant du parcours de l’observatoire au port d’un pin’s vintage, sans oublier la technique pour satisfaire l’oreille. En faites, c’est un modèle par excellence, de notre politique moderne. Mitterrand a imaginé l’idée du Front national, comme Hollande a élaboré l’état-d’urgence. Faire d’une morale, une oeuvre du mal.

        – L’empire romain était constructeur alors que l’hégémonie américaine est prédatrice. Cette dernière s’est transformée de son statut de shérif du monde libre à celui de Chef de gangs. Ce caïd est inquiétant car il est atteint d’une paranoïa prédatrice qui persécute le monde entier (amis comme ennemis). Leur nature chasseur-flingueur et mauvais joueur indispose ceux qui veulent être souverain et libre de leur prêt à penser et prêt à consommer. Cette dictature démocratique n’a pas intégré que la liberté des uns s’arrête où celle des autres commence. Il y a des peuples de raison qui ne veulent pas vivre comme les américains.

        – Daesch et El sont les conséquences à des causes. Chercher les causes, vous aurez une réponse mais pas forcément une vérité. Selon mon humble sentiment, ce terrorisme gavé d’argent et de moyens, opère trop librement entre les zones de guerre et les zones de paix. C’est tellement facile que même des ados et des enfants passent les frontières. Curieusement l’Europe, se laisse envahir contre la réprobation de leur propre peuple. Accueillir des familles ayant besoin d’assistance, on peut comprendre mais delà à recevoir des migrants économiques et des terroristes … On est étonné vu l’urgence déployée sur les lieux de tourisme et de transit que les frontières soient insuffisamment contrôlées ; surtout celles avec la France pour les états voisins, où un potentiel important de candidats au djihad sont recensés. Le paradoxe c’est que pendant que nos militaires opèrent à la sécurité du Mali ; une communauté malienne vit tranquillement en France et ne retourne pas au pays pour se battre contre les djihadistes ? Nos militaires ne seraient-ils pas plus utiles chez-nous ? Tout n’est pas surveillé, les transports en train ou pas bus ne sont pas surveillés efficacement. Nous sommes devant un éventail de questions qui nous fait craindre d’une fragilité de la sécurité en France d’autant que la politique supporte très bien la douleur des autres une fois les condoléances débités ; sinon il y aurait la mise en place d’une stratégie plus ferme.

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