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Emmanuel Macron : le pouvoir présidentiel face au pouvoir des juges et des journalistes

Macron Lapresse

Emmanuel Macron : le pouvoir présidentiel face au pouvoir des juges et des journalistes

Raoul Fougax ♦

L’affaire Ferrand qui ne cesse d’évoluer n’aura pas de véritables conséquences législatives. La vague Macron va tout submerger ou presque.

En effet la vague s’arrête quand une falaise l’arrête, mais là c’est la rase campagne des oppositions. Les socialistes n’existent plus, les “Républicains” ne savent pas s’ ils sont dedans, à coté ou en face. Quand au FN, l’occasion ratée démobilise des troupes qui y croient moins qu’hier. Reste la gauche de la gauche de Jean-Luc Mélenchon qui retombe dans ses excès et perd tous les jours en empathie.

Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes législatifs possibles. Sauf que pour Macron ça se gâte. La faute à Ferrand, le chevalier blanc à la culotte pas nette. Dans notre démocratie de communication, qui a vécu par la dénonciation périra par la dénonciation. On comprend que cela inquiète le président. Il est pour la séparation des pouvoirs avec un pouvoir au dessus des autres, le sien. Mais pour gagner cette élection il a dû s’appuyer sur le pouvoir des procureurs et des journalistes. Le bûcher politico-judicaire, pour certains politiques de droite,  l’a énormément servi.
Mais ce n’est plus le cas.

Le président doit marquer la différence et remettre chacun à sa place. La justice juge mais n’informe pas, les journalistes commentent mais ne jugent pas. Qui peut dire le contraire ? Mais plus facile a dire qu’à faire.

Avec la justice en plein réglage difficile de la fameuse loi sur la moralisation, François Bayrou s’est mis déjà à dos une partie de la justice.
Le député George Fenech, secrétaire national à la Justice des “Républicains”, a dénoncé d’ailleurs une “atteinte grave à l’indépendance de l’autorité judiciaire” après que le ministre de la Justice, François Bayrou, eut relayé sur son compte Twitter un communiqué de sa collègue Marielle de Sarnez, visée par une enquête préliminaire du parquet de Paris. La ministre des Affaires européennes, une proche du garde des Sceaux qui appartient comme lui au MoDem, se défend de toute irrégularité lorsqu’elle siégeait au Parlement européen. L’enquête, pour “abus de confiance“, vise les conditions d’emploi d’attachés parlementaires de 19 eurodéputés, qui auraient eu par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique respective.

Dans un long communiqué diffusé sur son compte Twitter, Marielle de Sarnez annonce son intention de déposer plainte pour “dénonciation calomnieuse” à l’encontre de l’eurodéputée du Front national Sophie Montel, qui a rédigé un courrier à l’origine de cette procédure judiciaire.
Ce tweet a été relayé dans la nuit de lundi à mardi sur le compte Twitter de François Bayrou, dont des internautes ont par ailleurs remarqué qu’il avait modifié mardi sa biographie sur le réseau social : la mention “ministre d’Etat, garde des Sceaux et ministre de la Justice” a été remplacée par la mention initiale “Maire de Pau“. Dans Le Parisien, le syndicat FO magistrats, s’interroge : “Comment interpréter le fait que le garde des Sceaux, qui s’est abstenu de tout commentaire dans l’affaire Ferrand au nom de l’indépendance de la Justice, ‘tweete’ en faveur d’une collègue ministre alors qu’elle est sur le point de lancer une procédure judiciaire.

La lune de miel est terminée car le pouvoir judiciaire qui ne cesse de s’affirmer dans notre république, certains rêvant d’un gouvernement des juges, est très vigilant vis-à-vis de l’exécutif.

Pour le Président, c’est plutôt avec les journalistes que ça va moins bien. Macron veut choisir ses journalistes, même s’il dément et entend remettre les journalistes à leur place. Ils ne doivent pas se prendre pour des juges. Les journalistes qui se croient tout permis n’ont certes pas apprécié, on s en doute. Surtout qu’ils savent à quel point ils ont globalement aidé par leur partialité politicienne à l’élection de Macron, le chou chou des médias.
Le temps de la flagornerie est peut-être sur sa fin, il serait temps.

Les médias aiment Macron, mais Macron n‘aime pas les journalistes et apparemment pas seulement les journalistes russes. Cela étant sur le fond il a raison il faut remettre chacun à sa juste place. Mais on lui souhaite bien du plaisir.

  1. Carrier
    Carrier4 juin 2017

    Ferrand par Ferrand (Deuxième service …)
    ~
    Les Françaises et les Français se demandent, au-delà de savoir si ce qu’il a fait est légal, si c’était acceptable.
    N’a-t-il pas souillé tous les élus de la République ?

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