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En Europe et dans le Monde, le temps des maîtres et des esclaves ?

Fers Esclave

En Europe et dans le Monde, le temps des maîtres et des esclaves ?

Auran Derien, universitaire ♦

Parmi les européens lucides et courageux, il y eut quelque surprise lorsqu’ils entendirent Emmanuel Macron parler d’absence de culture française. Les mêmes divagations ont été répétées en Allemagne, sur la non-existence d’une culture allemande. Toute cette médiocrité concentrée, répétée, acceptée signifie quelque chose de très profond qu’il convient de préciser ici une fois pour toutes. Ces responsables politiques ont raison. Ils nous ont dit leur vérité et nous devons les en remercier. Tout est plus clair désormais pour chacun d’entre nous.

Des esclaves volontaires ?

Il suffit de revenir à Aristote, voire d’ouvrir un livre du professeur Julien Freund, pour prendre conscience que l’essence de la relation économique est la dialectique du Maître et de l’esclave. Dans une Europe devenue un centre de la criminalité en col blanc, la relation économique domine tout. Les politiciens sont passés sous les fourches caudines de la corruption, ont tous été évalués sur le marché aux esclaves des écoles de commerce, de sciences-po et autre ENA. Ils ne sont plus rien.

L’esclave ne s’appartient pas. Il se met sous la dépendance d’autrui qui en fait sa chose. Il obéit à tout ordre . L’esclave n’a pas de Patrie, pas de langue maternelle, pas de culture spécifique. Il est un récipient que le maître remplit de sa propre vulgarité, affirmant que cela est la culture. Il est muet sauf lorsque le maître lui intime l’ordre de parler. Alors il s’exprime dans la langue de son propriétaire, dont chacun voit désormais qu’elle ne dépasse pas le niveau d’un patois de Canaan. L’esclave n’est même plus membre du peuple puisque les éléments nobles de ce dernier conservent leur dignité face aux tombereaux de crachats médiatiques.

Sans-patrie-ni-frontièreLa situation de ces esclaves-politiciens est devenue répugnante depuis qu’ils ont abandonné toute dignité, qu’ils sont volontaires dans la servitude sous commandement de maîtres dégénérés. Ils ont eu un simple reste d’honnêteté, certainement le dernier. Cette inhumanité a déjà existé au début du XXème siècle avec les  bolchéviques au service desquels se sont mis des individus sans personnalité. Les esclaves-politiciens se coulent dans le même moule. Ils remplacent l’URSS pour le nouvel axe de l’inhumanité que Donald Trump vient de visiter. Un grand écrivain a décrit cette horreur dans un ouvrage resté célèbre chez les européens éduqués : “Sans patrie ni frontière”. Nous vivons l’époque des êtres sans personnalité: ils prennent des formes autour du vide intérieur. Ce sont des robots pour lesquels les maîtres ont remplacé la laisse par l’oreillette.

Du pillage à l’impolitique, la situation du XXIème siécle se dessine chaque jour plus clairement 

Un ramassis d’esclaves est placé à la tête des anciens États avec la mission de les détruire. Diverses fonctions vont aller aux membres de la commission Européenne. D’autres responsabilités seront transmises à des niveaux inférieurs. Chacun sera la chose des banquiers et des multinationales de la technologie aliénante. Sauf si quelque chose vient gripper cette machine à fabriquer de l’inhumanité.

Toute absolutisation débouche sur un totalitarisme primitif inculte. L’époque des “banksters” vérifie cette loi : leurs esclaves se complaisent dans une médiocrité satisfaite. Le vide existentiel est rempli par les dollars produits pour la circonstance. La politique s’efface. Il surnage le trafic sordide, la haine contre les humains qui pensent, la stupidité révélée par des escrocs intellectuels voulant faire passer leurs histoires ridicules pour de la bonne et belle science. L’inquisition a été intronisée en leur faveur nous rappelant que le monothéisme au pouvoir en Occident depuis Constantin peut changer de forme ; les sectes se succèdent, se disputent, mais finalement les mêmes méthodes s’appliquent : le meurtre de masse de l’humanité civilisée ; jusqu’à ce que de nouvelles générations se lassent des bouffonneries révélées.

Les esclaves en possession d’État ont finalement une certaine probabilité de ne jamais être tenus pour responsables de leurs crimes. Seuls leurs maîtres s’octroient le droit de les faire passer de vie à trépas puisqu’ils en sont propriétaires. Et ils le savent. La population peut éventuellement en battre un bien répugnant, à l’occasion.

Il se peut aussi que les méthodes de Gandhi soient un jour remises à l’honneur, quoiqu’avec d’autres populations, car il faudra du temps pour que tombent les œillères des paumés actuels.

Pour l’instant, le génocide des européens continue, l’abrutissement des esclaves se renforce, l’inquisition condamne à tour de bras. L’inhumanité est à la fête….

  1. Robert41
    Robert416 juin 2017

    Maître et esclaves, tout se tient. L’un, ne peut vivre sans l’autre ; supprimer l’un, périclite le second et le chaos apparaît. Le paradoxe, c’est que l’esclave qui supprime son maître, le remplace aussitôt par un autre. Tout comme le maître remplace son esclave. Notre nature humaine a besoin surtout, d’une juste hiérarchie mais aussi d’une liberté respectueuse de celle des autres. Alors comment conjuguer cette discordance tenace qui habite chacun de nous et fait, que nous pouvons apparaître comme un esclave ou un maître, selon l’interprétation de l’observateur. Être maître ou esclave, c’est toujours une mise en scène. Elle repose sur un conditionnement et la peur qui sont nécessaires pour dominer. L’idée d’une politique ouverte à un universalisme où tout le monde se vaut, est une hérésie intellectuelle. Nous savons que l’homme est semblable mais indubitablement différent ; ce qui fait d’ailleurs sa richesse. C’est pas parce que l’urbain manipule une modernité technologique, qu’il a atteint un degré de civilisation supérieur ; l’amazonien pourrait apprendre à ce citadin pollué, qu’avec deux bouts de bois, on peut faire du feu très rapidement mais aussi créer l’outil et l’arme. Tout cela est gratuit et se partage. Ce même citadin serait subjugué de la souplesse du chasseur, de sa délicate traque, de la rapidité d’exécution et du respect du gibier pour son repas. Tout cela est imprégné de sagesse, on tue pour manger et non pour un tableau de Sologne. Il serait encore stupéfait de la pharmacopée végétale qui soigne l’affection. Cet être n’est ni maître ni esclave, il est considéré comme un sauvage. Il protège son territoire, sa culture et sa famille. Serait-ce un un ignoble facho ? Par contre, le sauvage qui s’est ouvert au monde de notre technologie, est entrain de disparaître … Il vit lui-aussi en périphérie et, est rejeté à vouloir imiter le protocole de la modernité. Comme quoi, il faut mieux être maître et esclave chez-soi que chez les autres.

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