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Aréva, le grand sabotage de l’excellence nucléaire

Lauvergeon Conférence Securite 2010

Aréva, le grand sabotage de l’excellence nucléaire

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Areva et EDF auraient conjointement ignoré les mises en garde de l’Autorité de sûreté nucléaire et fait fabriquer, coûte que coûte, dans une usine litigieuse, ne respectant pas le cahier des charges de qualité, des pièces maîtresses de leur usine à gaz de Flamanville.

Anne Lauvergeon, ancienne présidente d’Areva, nommée par Dominique Strauss-Kahn, ex-Young Leaders devrait donc avoir quelques explications de plus à fournir, après avoir été connue comme une experte dans le maniement de l’opacité managériale avec ses rachats suspects. Les soupçons sont peut-être ici en fait plus graves puisque des documents auraient été falsifiés afin d’attester de la réussite de la fabrication de ces pièces stratégiques pour le fonctionnement de la centrale. Au bout du compte, la centrale de Flamanville ne fonctionne toujours pas, n’a jamais marché et risque bien de ne jamais marcher, tout en ayant été vendu à des Finlandais et ayant déjà coûté une fortune à ses financeurs.

Rien de tel pour donner du grain à moudre aux détracteurs du nucléaire. En dernier ressort, le contribuable épongera une fois de plus la facture. C’est en réalité une seconde affaire Areva, grave car mettant en question la sécurité du nucléaire français dans lequel excellait la compétence française, moyennant quoi, aucune centrale hexagonale n’a encore sauté. ML [11.06] .

 

  1. Marc Saint-Aroman
    Marc Saint-Aroman11 juin 2017

    “Aréva, le grand sabotage de l’excellence nucléaire” :
    pas besoin de saboteurs : le nucléaire est intrinsèquement autodestructeur sur les plans humains, techniques et financiers… reste juste à quelques personnes à observer objectivement les faits, exemples :
    Les coûts, uniquement financiers, des accidents et catastrophes :
    – TMI a coûté aux Etats-Unis le prix de construction de tout le “parc” nucléaire américain (pour sa seule “remise à niveau”)…
    – Les revenus de l’électricité produite par tous les réacteurs atomiques durant toute leur durée de fonctionnement au niveau mondial ne couvrira jamais les coûts pharaonique des deux catastrophes de Fukushima et Tchernobyl.
    Les coûts humains de la filière atomique :
    – de la mine aux déchets, il faut regarder ce qu’a provoqué sur le patrimoine génétique de l’humanité 2,1 % de sa consommation en énergie finale (données 2016).

    “moyennant quoi, aucune centrale hexagonale n’a encore sauté.”
    Saint-Laurent 1 – 17 octobre 1969 – fusion de 5 éléments combustibles -ACCIDENT classé NIVEAU 4 sur l’échelle internationale.
    Saint-Laurent 2 – 13 mars 1980 – fusion de 2 éléments combustibles – ACCIDENT classé NIVEAU 4 sur l’échelle internationale.
    Il y a eu dispersion de plutonium dans la nature – voir aussi la carte qui a fuit du CEA (*) sur les contaminations en césium…
    Même si certains affirment que l’on a les meilleurs techniciens et ingénieurs au monde, l’analyse des problèmes sur les réacteurs méritent un peu plus de modestie : cf le document écrit par un salarié d’EDF : http://www.sortirdunucleaire.org/La-farce-cachee-du-nucleaire

    (*) http://www.sortirdunucleaire.org/C-est-bien-arrive-du-plutonium-dans-la-Loire

    • georges studer
      georges studer14 juin 2017

      Sortir du Nucléaire !! Quelle objectivité dans les propos…
      Pour les tempérer, il manque deux paragraphes :
      1- pour expliquer comment il se fait que depuis 30 ans le kWh fabriqué à partir du nucléaire est le moins cher d’Europe (à l’exception de la Norvège, qui dispose d’un gigantesque parc hydraulique). Et que SDN ne dise pas que le coût futur de la déconstruction du nucléaire n’est pas pris en compte, c’est un mensonge : la Cour des Comptes a confirmé que ce coût est convenablement provisionné.
      2- pour expliquer que toutes les autres filières de production d’électricité sont beaucoup plus dangereuses que le nucléaire qui n’a jamais tué personne dans notre pays, alors que les effacements de barrages ont noyé des villages et que le charbon (surtout brûlé en Allemagne) provoque des milliers de cancers du poumon PAR AN en France.
      Eolien et solaire, énergies bien sympathiques à doses homéopathiques, ne sont pas aptes à satisfaire nos besoins en raison de leur intermittence ; par ailleurs elle ont besoin du soutien de centrales à gaz qui génèrent beaucoup de CO2. Et le plus grand des risques, c’est le réchauffement climatique : ce qui rend ces énergies beaucoup moins sympathiques qu’il n’y paraît….

  2. Victor
    Victor11 juin 2017

    Très bon article, dommage il manque à son auteur beaucoup d’éléments pour appréhender de manière précise la suite des événements. Par exemple : à qui appartiennent les usines du Creusot (CREUSOT FORGE et CREUSOT MECANIQUE) entre 2003 et 2006 dates de fabrication du couvercle et fond de cuve de Flamanville 3 ? Comment elles ont été acquises et combien ? Combien elles ont été revendues en Octobre 2006 à AREVA ? Qu’est devenu l’argent de cette revente ? Ces ateliers étaient-ils en mesure et en capacité de fabriquer des pièces d’un tonnage suffisant pour en éliminer à l’usinage la partie comportant des ségrégations de carbone de nature à les fragiliser ?

    Pour la réponse à ces questions et quelques autres, me contacter…

  3. georges studer
    georges studer14 juin 2017

    Flamanville n’a jamais été vendu aux finlandais,
    Quant à Flamanville, située près de Cherbourg en France (!), l’autorité de sûreté vient de valider que les écarts de qualité sur la cuve du réacteur (cette partie de l’article, avec les falsifications de documents est exacte) ne sont pas suffisamment importants pour devoir la remplacer.
    Cette centrale va donc démarrer fin 2018, et le contribuable n’aura rien à payer : du reste il n’a jamais eu à payer pour le nucléaire, au contraire le consommateur bénéficie depuis 30 ans d’un kWh au prix le plus bas d’Europe.

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