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Le courage des victimes : le cas de l’Amérique hispanique

America Latina Invasion

Le courage des victimes : le cas de l’Amérique hispanique

Auran Derien, universitaire ♦

Le Président de la Bolivie, Evo Morales, a organisé une réception à La Paz pour présenter un ouvrage rédigé par Juan Ramón Quintana, ambassadeur de Bolivie à Cuba, intitulé : “Un Siglo de Intervención de EE.UU. en Bolivia” (un siècle d’intervention des USA en Bolivie).

On peut affirmer qu’il s’agit d’une contribution des victimes à la connaissance des innombrables infamies commises par les criminels en possession des USA. Car les interventions des racistes suprématistes  non seulement détruisent l’Amérique hispanique mais ont déjà abattu l’Europe, après la réussite si parfaite des conflits de 1939-1945. Evo Morales ne cesse de répéter que le plus urgent pour l’humanité est d’éradiquer ceux rassemblés sous l’acronyme orwellien U.S.A. Mais pour cela il faut que les victimes aient du courage…

Chaque année, au mois de mai, la république dominicaine se souvient que les États-Unies envahirent leur île en 1916 . Auparavant, ils s’étaient déchaînés à Panama en 1903, au Nicaragua en 1909, au Mexique en 1914, à Haiti en 1915, à Cuba et Porto Rico en 1898. Etc. Partout en Amérique hispanique ces gangs sont installés au pouvoir par la force, la ruse, le crime et la corruption. Les élites locales doivent régulièrement prendre le maquis, d’abord pour comprendre quelles sont les nouvelles méthodes utilisées par l’empire du néant puis pour dresser le bilan des populations qui, victimes de la tyrannie globalitaire, sont disposées à lutter pour leur indépendance. Le cas du Brésil, en ce moment, est particulièrement intéressant.

Brésil : jeter à la poubelle Michel Temer

Dès le début du coup d’État contre la Présidente légitime Dilma Rousseff, on savait que Michel Temer, le Président actuel par intérim, était un affidé de la CIA. Peu à peu le peuple se ressaisit et les manifestations  se multiplient. Le quotidien mexicain La Jornada signale que la police brésilienne a demandé à entendre le personnage pour les diverses corruptions dont il est responsable. Son entourage est composé de trafiquants  dont une partie est passée par la prison. Une procédure d’impeachment contre cet  trafiquant a enfin été déposée le 17 avril.

america-latina-nouveau-capitalisme-libéralIl convient de bien comprendre cette solidarité entre le parti globalitaire et les opposants en tout genre. Elle fonctionne désormais dans tout l’occident. Le parti, comme l’a parfaitement analysé J.F.Gayraud, est devenu une oligarchie criminelle (Jean-François Gayraud : le nouveau capitalisme criminel. O.Jacob, 2014). Cette organisation de “criminels en col blanc” cherche des terrains – des marchés – ou développer ses mauvais coups. Elle rencontre tout naturellement ceux qui lui ressemblent voire des personnes corrompues qui se contrôlent par la peur, le chantage, et autres moyens traditionnels. Ainsi s’explique que deux catégories de primates percent dans le monde politico-idéologique : les cagots, les esclaves.

Les esclaves pullulent partout en proportion des dollars distribués. L’Europe n’a rien à envier à l’Amérique latine ou à l’Afrique. Les cagots sont les pseudo-intellectuels des think tanks, des universités et autres centrales multimédias, là où ces religionnaires  mentent d’autant plus naturellement qu’ils s’auto-proclament purs croyants des droits de l’homme.

L’intérêt de placer des affidés à la tête des pays réside dans leur absence de préoccupations politiques. Les richesses s’écoulent  des pays vers les bourgeoisies  et notamment vers les banques et fonds financiers qui sont le soviet suprême de l’inhumanité globalitaire. Deux thèmes hantent leurs décisions : la nécessaire transformation des populations, sans droits ni salaire décent ; l’euthanasie des retraités car ils transmettent des restes de tradition qu’ils ne pourraient pas se permettre s’ils devaient travailler jusqu’à la mort.

Le Brésil et l’Argentine sont deux laboratoires où mijotent les horreurs du XXIème siècle pour l’Amérique hispanique : esclavage et euthanasie. En Europe, ce sont les fonctionnaires de la commission de Bruxelles qui sont chargés du même travail. Sans oublier les horreurs quotidiennes que sont le génocide des peuples, à faire accepter “volontairement”, et le crime contre les humains qui pensent, lui aussi devant devenir l’inquisition “souhaitée” par les propres animaux de la ferme orwellienne.

La résistance de l’Amérique hispanique est donc un modèle pour l’Europe. Malgré les invasions, les traîtres et les collabos, des élites se relèvent. De la Bolivie à l’Argentine, de l’Equateur au Brésil, les temps difficiles pour les peuples succèdent aux époques plus favorables puis les mouvements s’inversent. Ils ne baissent pas les bras. Cela ne devrait-il pas nous servir d’exemple ?

Lire : Jean-François Gayraud, Le nouveau capitalisme criminel, O.Jacob éditeur, 2014, 24.90€.

 

 

 

 

 

  1. Antiquus
    Antiquus21 juin 2017

    Article paradoxal. Car s’il est vrai que les USA interviennent sans cesse depuis plus de deux siècles, de manière cynique et éhontée, ils avaient commencé par favoriser les indépendances contre l’Espagne. La carte de l’Amérique latine a été dessinée par les anglo-saxons (anglais et américains), afin d’empêcher l’existence d’un état trop fort. Franchement, si nous avons besoin de modèles, ce n’est pas dans ce pays qu’il faut les chercher.

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