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Le déluge, les 10 plaies d’Égypte : un point de vue scientifique de la réalité du fait monothéiste

Fait Monotheiste

Le déluge, les 10 plaies d’Égypte : un point de vue scientifique de la réalité du fait monothéiste

Professeur Chems Eddine Chitour, École Polytechnique Alger ♦

Un documentaire de TV5 a tenté d’expliquer que ce qui est rapporté dans l’Exode concernant les dix plaies d’Egypte pourrait avoir un fondement naturel explicable scientifiquement. Cela interpelle que l’on soit croyant ou pas. Le fondement des religions abrahamiques repose sur la super- structure de la Bible. Il n’est nullement dans notre intention de déconstruire le récit religieux Il n’empêche ! Car la foi est le bréviaire de chacun, il est important cependant, sans tomber dans le travers du scientisme, de comprendre qu’il y a une explication scientifique à des phénomènes rapportés par les hommes dans leur quête de sens

Il existe de nombreux « miracles bibliques » que la science a tenté d’expliquer, parfois avec succès. Les 10 plaies d’Egypte pourraient être donc dues, selon les scientifiques, à un enchaînement de faits assez exceptionnels dont l’origine serait l’éruption du Santorin. Quelles que soient nos croyances, il est intéressant de constater que la science ne nie pas le bien-fondé des événements mais qu’au contraire, elle confirme qu’ils ont très bien pu exister.

Nous allons dans cette contribution examiner trois événements structurants des religions monothéistes.

Que peut on retenir de ces concordances ?

Le mythe du Déluge fait partie de ces mythes bibliques, aujourd’hui reconnu par de nombreux scientifiques. Le 3 décembre 1872, George Smith, spécialiste en assyriologie au British Museum, déchiffre devant la Société d´archéologie biblique de Londres le texte figurant sur une tablette d´argile originaire de…Ourouk en Irak. Cette tablette remonte aux environs du XVe siècle avant-J.-C. Elle est écrite en caractères cunéiformes, la plus ancienne écriture et raconte rien moins que le déluge! Plus vieux que la Bible! Les similitudes avec le texte biblique sont frappantes. Il y est question d´un homme, Utanapishtim. Il est informé par le dieu de la Sagesse que l´assemblée des divinités a décidé de détruire l´humanité (1).

« Et le dieu de donner ce conseil à Utanapishtim: «Démolis ta maison pour te faire un bateau! Renonce à tes richesses pour sauver ta vie! Détourne-toi de tes biens pour te garder sain et sauf! Mais embarque avec toi des spécimens de tous les animaux.» Pendant six jours et six nuits les vents soufflèrent, le torrent, la tempête et l´inondation accablèrent le monde, la tempête et l´inondation firent rage ensemble comme des armées en bataille. «Quand l´aube du septième jour se leva, l´orage qui venait du sud s´apaisa, la mer devint calme, l´inondation était apaisée; je regardai la face du monde, et c´était le silence, toute l´humanité était changée en argile. La surface de la mer s´étendait aussi plate que le sommet d´un toit; j´ouvris une écoutille et la lumière tomba sur mon visage. Alors, je m´inclinai profondément, je m´assis et pleurai; les larmes ruisselaient sur mon visage car de tous les côtés c´était le désert de l´eau.» Et après le déluge, ce très beau moment: Puis je lâchai un corbeau. Dans la Bible, la colombe revient avec dans son bec un rameau d´olivier. Le vaisseau échoue sur une montagne appelée Ourartou dans le récit sumérien, Ararat dans la Bible, Le Joudi dans le Coran. Le cataclysme est présenté chaque fois comme un châtiment mérité par les hommes et qui permet à l´humanité de devenir meilleure. Au total, 13 récits du Déluge sont arrivés jusqu´à nous. Il existe dans le monde de nombreux récits de déluge, par exemple chez les Incas, en Amérique du Sud, chez les Delawares, Indiens de l´est de l´Amérique du Nord. Dans la tradition grecque, parce que Jupiter considérait les hommes comme des criminels et qu´il avait été menacé de mort par l´un d´entre eux, il décida d´anéantir l´humanité » (1):

Moïse et l’Exode : Quand la science ébranle la foi

On sait que l’Histoire des Hébreux nous est essentiellement connue par la Bible. « La Bible est un ensemble d’épopées, de récits mythologiques, de poèmes, de prières formulées par des prophètes ainsi que de textes juridiques. Elle a été rédigée par des érudits ou scribes juifs, principalement entre l’an 500 et l’an 150 avant Jésus-Christ. Ils expliquent que le peuple hébreu a noué une alliance avec un Dieu unique, Yahvé. La plupart des événements que relate la Bible sont censés se dérouler au IIe millénaire avant J.-C. (…).Selon la Genèse (le premier livre de la Bible), Dieu noue avec Abraham une alliance. Il l’engage à quitter sa contrée et à partir vers la terre de Canaan, ainsi nommée d’après Cham, l’un des fils de Noé. Après une longue errance, la petite troupe s’établit enfin dans le pays de Canaan, « où coulent le lait et le miel », sous la conduite d’Isaac et de son fils Jacob. (..) L’Exode, deuxième livre de la Bible, raconte que Joseph, fils de Jacob et petit-fils d’Isaac, devient, du fait de sa grande sagesse, le Premier ministre du Pharaon. Victimes de vexations, les Hébreux se libèrent du joug égyptien et reviennent à Canaan, la « Terre promise », sous la conduite du prophète Moïse. » (2)

« Moïse est vraisemblablement le personnage le plus important de la Bible hébraïque, recevant la Loi pour le judaïsme, préfigurant Jésus-Christ pour le christianisme et précédant le prophète Mahomet pour l’islam. (…) Il n’existe cependant aucune trace historique de son existence en dehors de la tradition, En islam, Moïse – sous le nom de Moussa – est le prophète le plus présent dans le Coran, cité à cent trente-six reprises.(…)Après sa naissance, sa mère Yokheved cache l’enfant durant trois mois puis l’abandonne dans une corbeille sur le Nil, près de la rive (le 6 sivan). La fille du pharaon qui se baignait avec des courtisanes, trouve l’enfant et décide de l’adopter (inspirée dans ce geste par l’ange Gabriel, selon le midrash), bien qu’ayant immédiatement deviné que l’enfant était hébreu. » (3)

« D’un point de vue « scientifique », nul universitaire, écrit le professeur Thomas Römer, ne soutient plus l’historicité d’Abraham, et celle de Moïse. Le récit de la naissance de Moïse ressemble de près à la légende de la naissance de Sargon, roi légendaire, fondateur de l’Empire assyrien. Un méchant roi, une belle princesse, un nouveau-né, un coffre-berceau-corbeille, un fleuve, un abandon : c’est un schéma connu, celui des naissances de Romulus et Remus, d’Apollon, d’Adonis, de Moïse. La source de ces récits se trouve à Babylone, vers – 2450. Un texte mésopotamien raconte la naissance de Sargon Ier, roi de Babylone. D’origine modeste, cet enfant adopté est le fondateur du premier empire de l’Histoire : celui d’Akkad et de Sumer.. Cette histoire, qui court jusqu’aux confins de l’Inde et du Tibet, a dû inspirer les scribes juifs lors de la rédaction de l’Exode. » (4)

L’exode a –t-il existé ?

Des universitaires remettent en cause la réalité de l’exode .L’archéologue Israël Finkelstein et l’historien archéologue Neil Asher Silberman, ont confronté dans une étude le fait biblique avec la réalité archéologique La Bible dévoilée, leur ouvrage de synthèse présente le résultat de recherches (…) Le suspense tourne court, poursuit Nicolas Smaghue car très tôt les archéologues affirment que « ce sont des récits qui ont été cousus ensemble à partir des souvenirs, des débris d’anciennes coutumes, de légendes sur la naissance des différents peuples de la région et de préoccupations suscitées par les conflits contemporains (…) Un seule timide référence à un déplacement massif de population sémite a pu être retrouvée (une stèle commémorant, à la fin du XIII° siècle av. J.C., la victoire du pharaon Merneptah sur le peuple d’Israël). On se demande donc si L’Exode a eu lieu ?  Pour les archéologues, conclut Nicolas Smaghue , il n’est pas possible qu’une foule d’esclaves hébreux aient pu fuir vers le désert et la mer Rouge, sans rencontrer les troupes égyptiennes ou sans qu’il en reste au moins des traces dans les archives étatiques » (5)

Le professeur Ze’ev Herzog de l’université de Tel Aviv abonde dans le même sens « Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, écrit les archéologues ont trouvé que les actions du patriarque sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler. » (6)

Les dix plaies d’Egypte

Qu’en est-il du récit sur  les dix plaies de l’Egypte rapporté dans l’Exode? . Ce récit  décrit comment l’Egypte fut frappé par dix plaies du fait du refus du pharaon de laisser sortir d’Egypte le peuple  d’Israël   Nous avons décrit en préambule les dix plaies d’Egypte. Les scientifiques ont essayé de savoir si les événements décrits n’étaient pas contemporains d’un quelconque événement cataclysmique.  Ils avancent que L’éruption du Santorin serait l’événement géologique le plus ancien dont l’humanité et les  trois religions du Livre auraient gardé le souvenir.  : «  les dix plaies d’Egypte » que l’on trouve dans l’Exode  ont  pour les scientifiques une ou des explications  qui semblent cohérentes avec les données géologiques à l’exclusion de tout miracle (…)   Le plus sceptique des sceptiques, Sigmund Freud, qualifiait l’histoire de Pessa’h de «mythe pieux» et prétendait que Moïse était un prince égyptien rebelle qui vénérait le dieu-soleil Aton et avait inventé la religion juive dans le cadre d’un stratagème politique La Bible raconte que Moïse et son frère Aaron infligent dix plaies au peuple d’Egypte » (7)

« L’eau du Nil se transforme en sang, tous les poissons meurent, les grenouilles se multiplient, etc… En s’inspirant de théologie, d’égyptologie et de biologie, l’épidémiologiste John Marr a mis au point une «théorie des dominos» pour expliquer, dans l’ordre, chacune des 10 plaies. Le déroulement des catastrophes et des maladies s’est poursuivi par des épisodes de grêle, de sauterelles (et de tempêtes de sable jusqu’à la mort de chaque premier-né, provoquée selon Marr par des céréales infectées par des mycotoxines. D’autres, s’inspirant de la théorie des dominos de Marr, ont avancé que les plaies ont été déclenchées par l’éruption du volcan de l’île grecque de Santorin, qui aurait provoqué un enchaînement de catastrophes » (7)

Il est frappant de constater que la succession des plaies qui s’abattent alors sur pharaon et sur son peuple obéit à un enchaînement quasi naturel, chaque fléau pouvant se lire comme la conséquence des précédents selon la dynamique d’un terrifiant effet domino. l’éruption du mont Santorin. Situé à 800 km au nord-ouest du pays des pharaons, ce volcan de la mer Égée entra en éruption entre 1650 et 1600 avant notre ère »(8)

D’après les archéologues une stèle de 1,8 m de hauteur trouvée à Karnak qui date du pharaon Ahmosis 1er ( 18e dynastie) qui a régné au 16e siècle avant J.C. décrit les événements sans leur donner une dimension religieuse ; «  Une tempête terrifiante, un orage violent , une obscurité totale » la même description des scribes rédacteurs de l’Exode. Pendant des décennies les scientifiques ont cherché la date réelle de l’éruption du volcan Santorin pour voir s’il y a une concordance avec les écrits de la stèle de Karnak etcomment ces évènements ont été rapportés dans l’Exode. En 2002, Walter Friedrich a fait une découverte extraordinaire , un morceau de bois d’olivier pris dans les cendres de l’éruption, reste d’un arbre. Il s’agissait de matière organique que l’on pourrait dater avec certitude à la date entre 3500 et 3600 avant J.C. avec une faible erreur de 26 ans. A titre d’exemple la première plaie d’Egypte ” ….toutes les eaux qui sont dans le fleuve se chargèrent en sang ” à plusieurs explications “les réactions des pluies acides sur les argiles favorisant le lessivage et l’augmentation du fer dans les eaux du Nil”, Autour du Santorin, on retrouve des ignimbrites rouges, des roches constituées de débris de laves acides. Elles confèrent une teinte carmin à certaines plages de Santorin. Toutes les plaies se s’expliquent à partir du récit cataclysmique décrit par la stèle de Karnak à partir d’une réaction en chaine ( moustiques, grenouilles, pustules de maladies) à l’exception de la dixième plaie concernant la mort des enfants qui peut s’expliquer d’après Sarah Gur par la consommation de l’ergot des céréales ( que l’on retrouve dans le pain) Il semble que dans l’Egypte ancienne les ainés des fratries étaient bien considérés et avaient droit à la meilleure part ce qui explique qu’ils moururent les premiers

L’histoire de Joseph : Un anachronisme ?

Toujours dans la Bible le récit de Joseph que l’on retrouve aussi dans les évangiles et le Coran connait des incohérences L’historien docteur Ashraf Ezzat en parle : « Dans le texte de la Génèse 37-38, on parle de dromadaire alors que cet animal n’a été introduit en Egypte qu’au 9e siècle avant J.C A ce point de notre recherche, nous avons été confrontés à un terrible anachronisme qui rendait l’historicité de cette histoire de Joseph, une théorie impossible à soutenir, car en accord avec la chronologie biblique, Joseph aurait été vendu comme esclave vers 1546 Av.JC. Si l’histoire de Joseph n’a pas pu se produire avant le 7ème siècle Av.JC, ceci renverrait automatiquement l’histoire de l’Exode dans cette nouvelle chronologie biblique vers le milieu du 4ème siècle Av.JC, en d’autres termes durant la période grecque de la direction de l’Egypte, ce qui représente une autre impossibilité théorique » (9)

Que faut il conclure …d’une façon provisoire ?

Pendant que nous essayons de donner un sens à notre vie sur la Terre, nous qui sommes assignés à résidence sur Terre, la Nasa nous informe que La NASA vient d’ajouter 219 planètes potentielles à son catalogue listant les mondes au-delà de notre système solaire. Dix d’entre elles pourraient être des planètes rocheuses tempérées présentant des similitudes avec la Terre. Des 4 034 mondes possibles, près de 50 sont rocheux   en extrapolant,  on peut arriver à un recensement galactique de planètes similaires à la Terre. Même si nous n’avons pas encore de réponse finale, le résultat probable est que l’on peut trouver des milliards de « Terre » dans notre galaxie. « Y a-t-il d’autres planètes sur lesquelles nous pourrions vivre, hormis cette planète que nous considérons comme notre foyer ? »  Plus nous observons, plus nous cherchons, plus il apparaît évident que notre galaxie est remplie de planètes qui pourraient nous être très familières, ce qui rend encore plus probable la thèse selon laquelle que nous ne sommes pas seuls dans le cosmos » (10).

Que devient alors l’espérance religieuse est elle spécifique à nous terriens où est elle « universelle » ? La question reste posée. En revenant sur notre bonne vieille Terre que nous démolissons d’une façon résolue, par notre ébriété énergétique, il semble que la Bible –superstructure des religions monothéistes-, ait été rédigée vers le 6e siècle à partir de récits  profanes de l’histoire de l’humanité et de son vécu sous toutes les latitudes.

Les scribes de la Bible, ont écrit un récit  et les événements décrits sont ceux des convulsions climatiques qui sont « utilisés » et attribués à un Dieu unique et spécifique aux Hébreux, qui punit par des châtiments les perversions humaines En dehors du fait religieux  sur notre Terre, la science archéologique n’a aucune certitude pour le moment, il y a des faits à confirmer ou infirmer. Cette « apparente déconstruction du fait religieux » tout à fait provisoire car en science une théorie peut chasser une autre- par la science, fera pour les restés malgré tout fidèles, de bons croyants ayant la foi du charbonnier mais arrimé à une science assumée. L’abbé  Lemaitre, l’un des pères du big bang avait l’habitude  de dire: « Quand  je rentre au laboratoire, je laisse ma soutane au vestiaire ».

La croyance ou la non-croyance ne rentre pas en jeu quand il s’agit de foi. Science et religion n’abordent pas les mêmes questions : La science décrit les phénomènes, les mécanismes, les principes auxquels nous sommes soumis, en un mot le « comment » de l’existence. L’académicien Pierre Karli ajoute à juste titre que la science ne s’occupe pas de nos états d’âme : « notre soif de signification et d’espérance n’est pas prise en compte par la science car on ne sait pas l’introduire dans les équations ! ».

Cela rappelle le fameux procès de Galilée ou son avocat s’adressant aux inquisiteurs leur déclare : « Galilée ne vous enseigne pas comment on va au ciel, mais comment est le ciel ». Pour Soren Kierkegaard. « La foi n’a pas besoin de preuve, elle doit la regarder comme son ennemie. »

1. C.E. Chitour http://www.alterinfo.net/la-creation-de-l-univers-Ce-que-disent-la-science-et-les-religions_a36491.html#wgXMAkIbjfGojVmq.99
2. http://www.herodote.net/1800_avant_JCa_nos_jours-synthese-267.php%20-%20Bible
3. Moïse : Encyclopédie Libre Wikipédia
4. http://www.historia.fr/mensuel/817/sargon-ier-lautre-roi-sauve-des-eaux-18-12-2014-134289
5. Nicolas Smaghue vendredi 27 juillet 2007 : http://clio-cr.clionautes.org/la-bible-devoilee-les-revelations-de-l-archeologie-editions.html#.VQRaeY7z12E
6. Pr. Ze’ev Herzoug Ha’aretz Magazine, Friday, October 29, 1999)
7. Mikael Lukas http://www.slate.fr/story/3727/bible-p%C3%A2ques-egypte-h%C3%A9breux
8. https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/tele-cinea/exodus-dans-les-salles-que-dit-la-science-sur-les-dix-plaies-d-egypte_104041
9. https://resistance71.wordpress.com/2017/06/26/de-la-mythologie-au-mensonge-la-fable-biblique-de-joseph-et-le-titanic-ashraf-ezzat/
10.http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2017/06/la-nasa-annonce-la-decouverte-de-219-planetes-dont-10-semblables-a-la-terre.html

Illustration: chistianisme, judaïsme, islamisme, le fait monothéisme.

 

  1. fatie
    fatie10 juillet 2017

    Merci Monsieur Chitour pour cet article très instructif. A quand un article de ce calibre pour une déconstruction des mythes et légendes du coran, qui reprend d’ailleurs la plupart des légendes bibliques.

  2. Denis Gallois
    Denis Gallois10 juillet 2017

    On en revient toujours à l’argument des esprits forts : ce n’est qu’une question de temps, tous les prétendus miracles recevront une explication scientifique. Malheureusement pour eux, les esprits forts ne vivent pas plus longtemps que les autres, et il leur sera aussi demandé : “Qu’as-tu fait de ta vie ?”. Comme ils la verront défiler dans le moindre détail, la réponse sera évidente.
    Rappel : Ce qu’on appelle la science est la contemplation et la découverte de la création divine. Opposer la science à Dieu est donc risible.

  3. Robert41
    Robert4112 juillet 2017

    Parodions Lamartine : ” Un seul dieu nous manque est tout est dépeuplé ” ; sans aucune prétention vis à vis de votre excellent questionnement, étayé de précis et de degrés scientifiques conjuguant historique et terrain ; vous démontrez l’invraisemblable voir l’absurdité de cette trilogie abrahamique monothéisme. On se demande pourquoi Dieu s’est détaché de son intemporalité, de son immatérialité et de son universalité, pour une restriction prétentieuse bornant investiture d’un peuple élu, rachat des péchés et déguisement par fiction politique. Qu’ils s’agissent du Christ, de Mahomet où de celui qui se fait attendre, la religion abrahamique est avant-tout source de haine, de conflits et de guerres. Pourquoi tant de particularisme dans ce monothéisme ? – N’est-ce pas la part de l’homme qui interprète une histoire personnelle favorable à son existence ? Cette stratégie de la division et de l’emprise d’un espace est parfaitement constatable chez les Peuples croyants ; vous avez remarqué, ils ont toujours une bonne cause, une ingérence secourable pour justifier en faites un entrisme persécuteur et destructeur. Si Dieu le créateur existe, il est dans la matière humaine. Un flux énergétique qui agit lorsque l’abnégation s’exprime et non dans l’action d’un transformisme calculé ; c’est celui de sa responsabilité de sa liberté par rapport à la réciprocité de celles des autres et non un fac-similé de libertés à conditions pour les uns et sans conditions pour soi. Dieu est grand parce que l’Homme le veut bien. Vouloir abêtir l’individu à une codification vestimentaire, ou gestuelle, ou transgressive est pure illusionnisme. Là où les ancêtres voyaient un dieu, dans l’inexplicable et l’irrationnel, la science des Hommes quelques siècles après, permet d’établir une causalité dans l’obscurantisme. Le sorcier a été remplacé par le scientifique et demain, le scientifique sera remplacé par le créateur …

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