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Comment le nucléaire peut-il être heureux ?

Centrale Nucléaire Du Bugey Et Champ De Tournesol

Comment le nucléaire peut-il être heureux ?

Michel Gay, auteur du livre « Vive le nucléaire heureux ! »

Le terme écologiste a un chapeau trop large. Un écologiste peut aimer la nature, le vent, le soleil, les petits oiseaux, trier ses déchets, et être pro-nucléaire. L’écologie n’appartient à personne. Elle n’est pas le monopole des opposants au nucléaire.

Cette évidence est masquée par la propagande de puissantes associations antinucléaires qui ont portes ouvertes dans les médias. Elles se sont emparées du concept d’écologie qui se doit d’être antinucléaire.

Le nucléaire : un ennemi » fédérateur

vive-le-nucleaire-heureuxEn effet, une énergie idéale (abondante, durable, bon marché, propre, avec des risques maîtrisés) rendrait caduque les discours catastrophistes aux relents de repentance. Ce serait une calamité pour les partis politiques verts / antinucléaires. Tous leurs efforts de culpabilisation seraient anéantis et les slogans clamant que “l’austérité est inéluctable” perdraient leur impact. Chacun se tournerait spontanément vers cette énergie salvatrice. Plus besoin, alors, des conseils des partis verts et des organismes non gouvernementaux (ONG) qui prospèrent en cultivant la peur. Certains idéologues de la décroissance veulent détruire ce pilier de la production d’électricité bon marché car il favorise le monde industriel, source honteuse de création de richesses. De plus, le nucléaire est un “ennemi fédérateur” bien commode pour souder un parti politique.

Etre écologiste et soutenir le développement de la production d’électricité d’origine nucléaire n’est pas une originalité puisqu’il existe même une Association des Ecologistes Pour le Nucléaire (AEPN) qui compte plusieurs dizaines de milliers d’adhérents.

Jouer sur la peur par idéologie

Il n’y a pas de solutions miracles aux défis énergétiques, pas plus qu’il n’y a de solutions diaboliques. La peur est facile à répandre. C’est un réflexe naturel de protection ancestrale contre l’inconnu. Elle ne se combat qu’en faisant comprendre la réalité afin que chacun puisse exercer son libre arbitre. Mais c’est difficile.

Informer posément, avec des arguments, demande du temps dans une société qui n’en a guère et qui “zappe” rapidement. Et c’est si peu vendeur… face aux prophètes du malheur et aux charlatans qui promettent monts et merveilles en quelques mots (demain, l’humanité vivra du vent et du soleil). La lutte contre l’obscurantisme est permanente depuis des siècles.

A quoi sert de dire la vérité
Quand le premier militant venu,
« Expert » braillard et trop écouté,
L’écrase et l’empêche d’être entendue ?
Il faut attendre que le temps passe,
Et la réalité fait surface.
Mais quelques lignes en bas d’un journal
N’extrairont pas le germe du mal
Planté tout au fond de la conscience
D’une population en mal de science.

La consommation d’énergie, et notamment d’électricité, augmente dans le monde avec une population aspirant à plus de confort (notamment dans les pays émergents). Produire cette énergie avec de l’uranium et du thorium disponibles pour des millénaires dans la terre, deviendra une nécessité pour diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Parvenir à « sortir du fossile » implique de modifier nos habitudes de consommation d’énergie en recourant massivement à l’électricité d’origine nucléaire et, en partie, à l’hydraulique et à la biomasse, là où c’est possible.

Refuser toute idée de nucléaire civil semble désormais relever d’un choix idéologique et non d’un raisonnement rationnel. C’est priver notre pays d’un atout essentiel, source de développement pour nos industries et pour l’humanité.

L’atout nucléaire

L’industrie nucléaire constitue un atout pour une politique énergétique efficace compatible avec la transition énergétique et la création d’emplois non délocalisables.

Proportionnellement à sa production d’électricité, le nucléaire a un faible impact sur l’environnement. Il permet de répondre en grande partie aux besoins en énergie des sociétés modernes, et aussi à certains pays en développement qui aspirent légitimement à un niveau de confort élevé. Ils bénéficieront ainsi d’une énergie abondante, décarbonée et sûre. Les autres pays pourront ainsi bénéficier plus longtemps des énergies fossiles économisés par les premiers pour atteindre un niveau de développement technique compatible avec l’utilisation du nucléaire.

La France doit donc soutenir l’industrie nucléaire pour bénéficier des retombées économiques de son extraordinaire potentiel de croissance et d’emploi à travers le monde. Elle devrait aussi éviter de se perdre dans l’impasse technique, économique et écologique du photovoltaïque et de l’éolien.

Son excellence technologique dans le nucléaire ouvre des opportunités de développement commercial qui permettront d’exporter un savoir-faire face à la concurrence qui se prépare (Russie, Inde, Chine, Etats-Unis, Corée du Sud).

Dans l’intérêt supérieur de la Nation, et donc dans l’intérêt général des Français, la France doit s’engager résolument sur la voie du nucléaire.

L’énergie, c’est la vie !  Alors vive la transition énergétique vers le nucléaire, vive l’écologie nucléaire, et vive le nucléaire… heureux !

  1. Dupont
    Dupont27 juillet 2017

    Coût de Fukushima 160 milliards d’euros en fin 2016. Le Japon ne survivrais pas à un deuxième accident dixit le premier ministre qui est pro nucléaire. Tokyo sauvée grâce au vent qui soufflait vers le large. Moi aussi je suis pour le nucléaire qui est vert et sans risques. D’ailleurs ce n’est qu’en 2027 que le solaire sera meilleur marché que le charbon. D’après Morgan Stanly. Salutations mes amis écologistes. PS: La France devra bientôt doubler le prix du courant pour financer le grand carénage, le démantèlement etc… On pourra dire que c’est à cause des anti-nucléaires ? Bonne idée, non?

  2. John Wayne
    John Wayne28 juillet 2017

    Aaah ! La voix de la raison !! Bravo !

  3. fraxino
    fraxino7 août 2017

    Effectivement on peut être écologiste, pour le nucléaire et pour les OGM (et je précise, pour éviter les soupçons habituels de la part des pseudo-écolos, que je suis pas un membre ni du lobby nucléaire ni du lobby Monsanto).

    En agriculture, la plus grande catastrophe écologique, c’est quoi? les OGM? Non, avec des décennies de recul désormais, il est aujourd’hui largement démontré que les OGM sont totalement anodins et inoffensifs sur la santé des consommateurs, les biologistes le savent depuis toujours, car rien n’a jamais permit techniquement de soupçonner rationnellement un quelconque effet néfaste des variétés OGM comparés aux variétés non OGM, ces soupçons qui ont défrayé la chronique ont toujours relevé de la psychose irrationnelle alimentée par les médias (c’est le coté technique de la création des OGM qui a impressionné et provoqué cet effet, alors qu’en réalité le résultat n’est pas différent de celui d’une variété sélectionné traditionnellement: dans les deux cas ont a modifié des gènes, par des méthodes différentes). Le débat sur les OGM est maintenant définitivement clos: il n’y a strictement aucune différence avec les autres variétés, ni sur l’environnement ni sur la santé humaine. A cause de cette psychose la France a désormais des décennies de retard en la matière, les OGM auraient vraiment permis d’utiliser des pesticides moins dangereux que ceux qu’on utilise encore actuellement, si les OGM avaient connu un meilleurs développement et plus de recherche en leur faveur.

    Alors c’est les pesticides la grande catastrophe en agriculture ? Oui et non. Contrairement au OGM on peut dire que les pesticides sont un réel problème et un problème grave qui plus est, et sur l’environnement et sur la santé public. Il existe cependant aussi une psychose exagérée et irrationnelle sur les pesticides, qui tend à tout généraliser alors que chaque pesticide et complétement différent des autres et doit être traité comme une problématique différente. Certains pesticides ne sont réellement pas nocifs, c’est le cas du glyphosate par exemple (au point que j’estime qu’on pourrait l’utiliser en agriculture bio sans trahir le moins du monde le concept de cette agriculture), car il est chimio-dégradable et ne constitue rien de plus qu’un bruleur systémique des plantes au fonctionnement très simple, il ne se répand pas dans l’environnement et surtout il ne dure pas et ne s’accumule pas dans les sols et la chaine alimentaire (c’est donc le pesticide écologique parfait, le modèle à imiter, tout le contraire de la bouillie bordelaise utilisée en agriculture bio (!) qui est un fongicide aux métaux lourds qui pollue gravement et durablement les sols et toute la chaine alimentaire). A mon sens les champs de soja OGM traités au glyphosate sont bien moins préjudiciables pour l’environnement que les vignes “bio” traitées à la bouillie bordelaise (joli nom pour désigner le sulfate de cuivre, très polluant et toxique, et durablement qui plus est). Chaque pesticide et une problématique différente, aucune généralisation théorique sur ce thème n’est possible sans sombrer dans le discours irrationnel. Compter leur teneur globale ou leur nombre dans un champs ou un aliment n’a aucun sens. Il y a potentiellement de très bons et de très mauvais pesticides, pour des tas de raisons possibles. L’utilisation de pesticides a eu un effet très bénéfique et déterminant sur l’environnement dont on parle beaucoup trop peu: en augmentant fortement les rendements agricoles par hectare de terre cultivée on réduit fortement le besoin de surface agricole sur la planète pour nourrir une population qui a fortement augmenté. Les pesticides ont donc permit à de nombreux écosystème de subsister car on a pas eu besoin de les défricher pour les cultiver. Sans l’utilisation de pesticides il y a longtemps qu’il n’y aurait plus du tout de forêt sur la planète ni de zone humide, car ce sont potentiellement des zones cultivables, et le nombre d’espèces animales et végétales disparues serait 10 à 100 fois plus important qu’il ne l’est actuellement. Donc même si les pesticides causent de nombreuses et réelles problématiques écologiques, je dis merci aux pesticides, c’est grâce à eux il y a encore quelques espaces naturels.

    Alors c’est quoi la pire catastrophe en agriculture pour l’environnement et la biodiversité ? C’est de très loin la consommation de surface agricole dans le Monde. Et l’agriculture bio (dans sa conception idéologique actuelle) fait partie des facteurs potentiellement très néfastes de ce point de vu. Et ne parlons pas des biocarburants, menace majeur pour la biodiversité mondial s’ils continuent de se développer… Beaucoup d’écolos ont marché sur leur tête avec ces lubies.

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