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Sur l’infériorité de notre peuple. Mettre fin à l’abrutissement

Demographie

Sur l’infériorité de notre peuple. Mettre fin à l’abrutissement

Jacques-Yves Rossignol ♦

La nouvelle politique démographique, occulte et non formulée, repose sur un postulat très simple: l’infériorité morale de la population européenne. C’est un fait non-dit mais marmonné par une foultitude d’intellectuels, de juristes et de scientifiques.

Ce phénomène est récent. Comment expliquer cela ?

Les conditions de vie de notre population ont singulièrement changé. Les tenants de la politique mondialiste et néo-populationnelle ont capté l’héritage moral de la gauche critique et ont abandonné, repoussé et occulté sa logique politique profonde. Ils ont détruit jusqu’au souvenir même de ce que fut la gauche conséquente et critique. Ils ont volé une gloire séculaire, celle d’une foule de militants de la justice sociale, pour délivrer une politique mortuaire, celle que leur dictait le capitalisme le plus âpre, celui qui avait acheté et formé ces monstres inqualifiables, innommables, placés hors du vivant, de la nature et de l’histoire.

Politique mortuaire ?

D’une part, ils ont véhiculé l’abrutissement par les drogues sonores, ils ont massacré un monde par l’importation des aliénations néo-primitives industrialisées les plus accablantes. D’autre part, ils ont défiguré les grands principes politiques, en mettant en œuvre une politique populationnelle dissimulée, dérobée et inavouable. In fine, ils ont transformé en épaves mentales des dizaines de millions de personnes. C’était leur mission. Les moyens mis en œuvre pour cette destruction mentale furent considérables: un immense délire à prétention morale a submergé la parole humaine. On peut évoquer le résultat de ce viol psychique d’une population.

Le secret de la haine sourde de la population européenne, est celui-ci : elle est apparue d’emblée quelque peu rétive à délaisser ses facultés mentales et à se convertir à la crétinisation culturelle nécessaire à la poursuite du processus d’extorsion de profits par le capitalisme culturel mondialisé. On comprend alors tous ces murmures et ces préventions envers une population réfractaire à la culture crétinisante et qu’il faut bien se résoudre à qualifier d’inférieure et méprisable.

L’idéologie travestit les rapports de force entre certaines populations et les rend non identifiables. La réalité des rapports populationnels, qui est en fait très simple (adaptation forcée ou extermination mentale des populations inadaptées au capitalisme culturel par les sbires du capitalisme culturel) est rendue méconnaissable par son camouflage idéologique.

Le marché capitaliste en crise chronique de surproduction et de sous-consommation et qui doit écouler (« réaliser », c’est le terme technique) sa pacotille culturelle ne peut plus supporter face à lui des hommes développés mentalement, ni même les « individus calculateurs » abstraits chers aux « théoriciens » du « libéralisme », mais seulement des spectres hagards, mécanisés et masochistes. La bourgeoisie est évidemment entièrement interne à ce processus : elle ne peut avoir conscience d’être désormais une classe absolument morte, vitrifiée, formolisée entraînant peu à peu l’ensemble de la population dans son enfer, d’abord ses alliés achetés, bobos et cultureux, juristes et pédagogues, puis les peuples dans leur ensemble.

Pour aboutir à ce résultat, il a fallu en finir avec la politique proprement dite, c’est-à-dire la pensée de l’ennemi, de la guerre et des aléas, limiter la fonction de l’Etat à la gestion et ensabler la réalité sociale vivante par une production d’idéologie juridique phénoménale qui ne pouvait laisser se former que des hommes à l’état d’ébauches stuporeuses. Joli résultat politique du « libéralisme » économique.

Il s’est passé autre chose, dans un domaine apparemment très différent, durant ces mêmes années : la généralisation de l’horreur de l’élevage industriel. Or, si l’on ose y penser, les analogies sont flagrantes entre l’élevage des animaux dans des « batteries » atrocement et totalement artificielles et l’élevage des victimes de l’industrie culturelle dans un milieu tout aussi fabriqué. Pour les bêtes, c’est l’effroi et la souffrance à temps plein, pour les victimes de l’industrie culturelle, c’est l’immaturité, l’acéphalie et l’ahurissement en tous temps : dans les deux cas, la vie mutilée, mécanisée et atrophiée est entièrement déterminée par le procès du capitalisme mondial, aux abois pour la poursuite de ses profits.

Je répète et je maintiens : dans les deux cas, on a une vie entièrement déterminée et mécanisée par le procès capitaliste.

Et ce n’est que lorsque l’on comprend l’ensemble des souffrances et des aliénations qu’il entraîne pour tous les êtres sensibles que l’on commence à le penser le sérieusement et rationnellement, ce procès. Et à le détester comme il convient, et à tenter d’y mettre fin.

1ère mise en ligne le 12/04/2014

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