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Nombrilisme journalistique et hiérarchie de l’information

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Nombrilisme journalistique et hiérarchie de l’information

Jean Ansar ♦

Le porte-parole plus important que la parole

Devant nos ambassadeurs le président Macron a nommé clairement le danger qui menace la France, l’Europe et le Monde : Le terrorisme islamique. C’est un tournant peut-être majeur contre l’idéologie mortifère du non amalgame.

Il l’a dit clairement:  l’ennemi, c’est une interprétation fondamentaliste de l’islam. Fin de l’angélisme pour cause idéologique.

On notera que ,par la suite, les journalistes ont parlé de terrorisme oubliant l’essentiel, sa qualification d’islamiste. Ils n’arrivent pas à nommer l’islam. Ils ne peuvent s’y résoudre
.
Alors ils ont préféré parler d’eux. Depuis deux jours on ne parle que de la nomination d’un journaliste comme porte-parole du président de la république. Le porte parole est devenu plus important que la parole.

Les journalistes dénoncent leur confrère, ils se détestent, mais prennent leur revanche. Le président qu’ils ont fait et qui les a mis a l’écart les appelle au secours.

Nos journalistes sont devenus incapables de hiérarchiser l’information. Ils voient tout par le prisme de leur vanité.

Bruno Roger-Petit est un journaliste de gauche qui a servi abondamment la soupe à Macron. La nomination de l’éditorialiste fantasque comme porte-parole de la présidence de la République créé du remous, d’autant que dans le même temps, des personnalités politiques deviennent chroniqueurs télé ou radio.

La société de la connivence est bien une réalité

En France, la nomination de Bruno Roger-Petit à l’Elysée passe mal surtout parmi les journalistes, où l’on parle volontiers de “trahison“. Comme si les médias n’étaient pas intervenus dans la campagne notamment contre le Fn, tous des Roger, tous petits.

Au passage, on relèvera qu’Emmanuel Macron est peu imaginatif en la matière : depuis 40 ans, tous les présidents ont eu recours aux services d’un journaliste pour les accompagner, de Valéry Giscard d’Estaing à François Hollande, en passant par Nicolas Sarkozy.

L’arrivée concomitante d’ex-politiques, la plupart en mal de mandat, sur les plateaux télé et radio comme chroniqueurs, est dénoncée par leurs pairs comme entretenant la “confusion“.

Confusion“, mais aussi “désastre“, “trahison“… Les mots utilisés pour commenter l’information sont parfois très forts. Car elle intervient au moment où ces deux professions, même si politique n’en est pas une, subissent un même discrédit dans l’opinion publique.

Si les journalistes se contentaient d’informer et d’éclairer sans manipuler et insulter ceux qui ne pensent pas comme eux cela irait mieux.

Bruno Roger-Petit est une caricature du microcosme médiatique…. Il y a une certaine logique dans ce choix  de Macron. Petit ne deviendra pas grand car nommé porte parole… et tant que la parole qui gène sera occultée, les journalistes seront considérés comme traîtres à leur fonction- la preuve par le terrorisme islamique.

  1. Gérard Henri
    Gérard Henri31 août 2017

    Nous ne voyons pas l’intérêt de cette nomination ….!

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