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L’animalité d’Israël

Israel Palestine

L’animalité d’Israël

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Avant l’été, le Premier ministre Netanyahou avait transmis un message à l’Iran de Rouhani par le biais du Kazakhstan: « Israël n’est pas un lapin, mais un tigre ». C’est donc ainsi que Benjamin Netanyahou se voit, souhaitant exprimer par là sa détermination à agir contre les menaces iraniennes au Liban, en Syrie, au Yémen.

Cet été, le chef suprême de l’Iran, l’ayatollah Khamenei, a encore déclaré qu’Israël cesserait d’exister dans les 25 ans si l’unité était établie entre les Palestiniens et le monde islamique dans son ensemble. Apparemment vu ce qui se passe au Yémen, ce n’est pas dans 25 ans mais dans mille ans !

Mais au fait comment les tigres se défendent-ils ? En construisant des murs et en s’enfermant, en fermant les esplanades de mosquées.

Un mur dont on ne parlera jamais

Israël est en effet en train de construire un autre mur de sécurité dont aucun média ne parle, cette fois sur la frontière orientale avec la Jordanie.

Benjamin Netanyahu l’avait annoncé en début d’année dans un conseil restreint de sécurité. Le nouveau mur s’ajoutera ainsi aux 230 km construits sur la frontière égyptienne et aux quelques dizaines de kilomètres sur le territoire du Golan, sans compter bien sûr les murs de Cisjordanie et de Gaza. Le mur « jordanien » sera donc le quatrième mur érigé par l’Etat hébreu pour se protéger. En fait, le modèle démocratique israélien, unique au Proche-Orient dont on nous rabat sans cesse les oreilles, ce sont en fait les murs, des barrières infranchissables, les barbelés et les camps comme une lancinante obsession juive.

L’idéal de l’État israélien, c’est l’état forteresse. Le gouvernement israélien a justifié la construction de ce nouveau mur face à la Jordanie par la construction d’un nouvel aéroport à Timna, (30 km au nord d’Eilat), aéroport dont la construction n’est pas liéé aux nécessités touristiques d’Eilat mais à de pures considérations stratégiques. Durant la dernière offensive contre Gaza de décembre 2014, le groupe de résistance Hamas avait en effet réussi à menacer les activités de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, ce dont bien entendu, le gouvernement israélien s’était à l’époque peu vanté,
parce que le tigre aime se vanter et diffuser de fausses images. Ainsi, on s’imagine toujours l’État israélien comme un état riche alors qu’il est toujours le second pays le plus pauvre de l’OCDE.

En effet, le rapport annuel israélien sur la pauvreté a révélé que le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil officiel de pauvreté est à 21,7%. En pratique, une famille en Israël sur 5 est pauvre. On ne s’étonnera pas de relever que la pauvreté des Israéliens arabes à augmenté de 53,3% et que 4 habitants de Jérusalem-Est sur 5 (80%) vivent dans la pauvreté, ce qui constitue une hausse phénoménale par rapport aux années précédentes.

Le sionisme avait aussi promis de “civiliser” les juifs de la diaspora et d’établir une société productive et éthique, or nous constatons une détérioration des conditions de vie en ghetto juif, une division toujours plus accentuée de la société israélienne entre riches et pauvres et pire entre les catégories raciales.

Il n’est pas bon d’être par exemple un juif éthiopien à Tel Aviv. Israël n’aime pas les migrants. Quant aux musulmans de Jérusalem, ils ont été interdits cet été d’esplanade des mosquées, au prix de trois morts, les « Tigres » ayant depuis lors remplacé les portiques par des caméras sur toute l’enceinte du lieu saint de l’Islam.

  1. Nasralla
    Nasralla9 septembre 2017

    Les murs de protection dans un environnement haineux (Hamas, Hezbollah, Djihadistes) vous sont incompréhensibles ?
    Interessez vous aux murs dans des environnements pacifiés: Chypre, Maroc et Espagne, Maroc et Sahara espagnol….)
    http://www.lefigaro.fr/international/2015/06/18/01003-20150618ARTFIG00288-les-principaux-murs-de-separation-dans-le-monde.php

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