Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

L’École de la confiance fait sa rentrée

Jean Michel Blanquer

L’École de la confiance fait sa rentrée

Claire Polin, Présidente de SOS Éducation ♦

Nouvelle rentrée, nouveau défi pour les 884 300 enseignants : mener 12,4 millions d’élèves vers la réussite scolaire. Y parviendront-ils ?

C’est en tous cas le désir affiché du nouveau ministre de l’Éducation, Monsieur Jean-Michel Blanquer, qui veut inspirer l’École de la confiance.

Par son dynamisme et sa clairvoyance, il a focalisé l’attention des observateurs et des médias, depuis sa nomination en mai dernier. Et il faut avouer qu’il a déjà quelques réussites pour cette rentrée 2017

Son expertise du système éducatif lui a permis de prendre rapidement les décisions pour commencer à remettre l’École sur les rails :

– Le dédoublement des classes de CP dans les REP + : ces 2 500 classes de réseaux prioritaires renforcés accueilleront 12 élèves en moyenne

– L’adaptation des rythmes scolaires, avec la possibilité pour les communes de revenir à une semaine de 4 jours.

– L’assouplissement de la réforme du collège, avec le retour des classes bi-langues et des langues anciennes.

– Les évaluations diagnostiques, au mois de septembre pour les CP, et au mois de novembre pour les 6es, portant sur leur niveau en français et en mathématiques.

– Le dispositif Devoirs faits, pour encadrer les élèves lorsqu’ils font leurs devoirs, qui sera lancé dès la Toussaint dans les collèges.

– Les stages de réussite, pour permettre à 108 000 élèves en fin de CM2 de réviser le français et les mathématiques durant les vacances de printemps et/ou d’été, pour préparer au mieux leur entrée en 6e.

Pour couronner le tout, Monsieur Blanquer a souhaité organiser une rentrée en musique, pour faire du jour de la rentrée scolaire, parfois source de stress pour les enfants, un moment de joie et de convivialité.

Bien entendu, SOS Éducation se félicite de l’ensemble de ces nouvelles mesures visant à bâtir l’École de la confiance.

Mais restons vigilants. La route est encore longue et de nombreuses forces sont hostiles aux évolutions nécessaires. Le désastre du collège unique qu’on traîne depuis 1975 ; le manque cruel d’une excellente formation des professeurs ; et surtout la culture fortement ancrée de mettre tous les problèmes sous le tapis… Il faudra une bonne dose de courage et de persévérance pour arriver à des résultats durables.

Source

Illustration : Jean-Michel Blanquer «une politique éducative n’est ni de droite ni de gauche »

 

Répondre