Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

Gabrielle Adinolfi : Pour une Europe résolument européenne et impériale, en avant !

Landsknechte

Gabrielle Adinolfi : Pour une Europe résolument européenne et impériale, en avant !

Gabriele Adinolfi ♦

L’éditorial de rentrée de Michel Lhomme mis en ligne sur Métamag le 29 août est très intéressant. Je suis d’accord avec lui à propos de l’inefficacité d’un parti d’opposition politique. Il est aussi juste qu’il serait inutile de créer un autre parti. Je reçois avec plaisir son idée d’animer un pôle européen d’information et d’expression. Je suis heureux qu’il conçoive Métamag à cette fin.

Cela dit, je souhaite profiter de l’opportunité de pousser un peu plus loin la réflexion.

L’échec du parti de l’opposition n’est pas déterminé par la raison la plus répétée dans notre famille de pensée (trahison idéologique, faiblesse morale),
mais de la conception même du parti. Dans la démocratie, les partis servent à canaliser l’opinion publique. Pour gouverner suivant leur propre idéologie existaient autrefois les partis-cadres qu’on subdivisait à leur tour entre les partis de la classe dirigeante et les partis révolutionnaires. Les partis d’opposition n’ont aujourd’hui aucune chance de changer les choses parce qu’ils ne sont pas une expression de la classe dirigeante, ni sont révolutionnaires. J’entends ici ce terme d’une manière neutre, fonctionnelle, non idéologique. Un parti est révolutionnaire
quand il a sa propre idée du monde radicalement différente de celle dominante, quand il est doté d’une école de cadres scientifiques, quand il a une stratégie et une méthodologie bien définie, quand il a une référence sociale sur laquelle il peut faire levier pour des “chantages” économiques et qui ne soit seulement sa base électorale.

Pour cette raison, plus que pour des raisons idéologiques, le «parti d’opposition» est inefficace. Cela ne signifie pas inutile, car il reste un instrument de communication, de mobilisation et de financement: pourvu qu’une minorité révolutionnaire – ou réactionnaire – sache comment l’utiliser au lieu de le suivre en nourrissant des illusions.

La Post-démocratie

À l’ère des satellites, nous sommes dans ce qu’on appelle la Post-démocratie, mais c’est en fait de la démocratie pleinement accomplie. Nous sommes principalement dans la post-souveraineté et pour l’oligarchie dominante, il est de moins en moins important d’appeler les masses à participer à travers les urnes: cela se fait à travers la télévision et les réseaux sociaux.

Dans les démocraties les plus avancées, il est rare que plus de la moitié des électeurs vote et cela ne rend pas le système instable. La proposition de Michel Lhomme de travailler au réseau militant européen (que vous appelez partisan) et de lui donner un mégaphone en ligne est parfaite. Je veux juste prévenir les préjugés démocratiques dont peu sont vraiment guéris. S’il s’agissait de promouvoir la contre-information dans l’espoir de faire comprendre aux gens ce qui se passe et de produire en eux des réactions électorales ou une désobéissance civile pour contester le système, cela serait du temps perdu. Tout se joue entre les minorités organisées; les masses se balancent et suivent toujours le plus fort. Si tout est conçu d’une manière articulée, alors l’instrument est très efficace.

À mon avis, il faut faire de la contre-information, mais s’appuyant fortement sur l’image et l’ironie.

Cependant, il faut reconnaître les minorités sociales et professionnelles qu’on souhaite atteindre et utiliser cet outil non seulement pour communiquer avec elles, mais aussi pour les organiser et les sélectionner.

Nous devons construire le leadership du Parti révolutionnaire européen (qui sera en même temps à l’intérieur et à l’extérieur des partis politiques) et cela doit être fait en travaillant sur des plans multiples, ne se contentant pas de ce que nous sommes et de ce que nous faisons.

Et nous avons, hélas, l’habitude de nous plaire et de nous satisfaire sans nous mettre jamais vraiment en cause.

Tout ce que je viens de dire fait partie de la logique du Projet Lansquenet que je promus depuis un certain temps dans plusieurs pays européens et qui traite en même temps de l’idéal, du culturel, du scientifique, du social et de l’économique dans la logique de la synergie.

Illustration : Les Cinq Lansquenets, gravure de Daniel Hopfer (1530).
  1. Robert41
    Robert4114 septembre 2017

    Pensez-vous que le consortium anglo-saxon et l’empire américano-sioniste vous laisseront faire cette Europe de cousinage ? L’Europe est parasitée cruellement depuis la fin de la Seconde guerre mondiale par des maîtres-chanteurs. Qu’ils soient financiers, descendants victimaires ou lobbystes d’un entre-soi ; ils s’engraissent à bon compte de notre résilience. Aussi stupide que cela puisse paraître, l’Europe peut reprendre le chemin des croisades pour se libérer et cela peut passer, par l’emploi des symboles du sceptre et du goupillon. Les Peuples d’Europe ont besoin de racines et d’histoire communes face à cette robotisation en marche et cette importation artificielle utopique qui encadrent le pathos de nos sociétés ; alors Bernic s’en va en guerre ou pas …

  2. agga
    agga15 septembre 2017

    “leadership du Parti révolutionnaire européen”

    C’est quoi cette m…. ?

    Déjà qu’on arrive pas à fédérer intra muros, vous voulez en plus vous coaliser à l’extérieur ?
    Et en parlant quelle langue ?

    En plus les parti sont des saloperies, à la base.

    Ce qu’il faut c’est faire péter le système. Il faut donc réinformer. Inciter au collage de rue par exemple. Tout le temps, sans arrêt. Avec des phrases choc. Non destinées à critiquer un parti en particulier.

    Car en réalité, ce ne serait pas si compliqué : il suffirait que tout le monde retire le maximum d’argent des banques, face le moins de crédit possible (c’est à dire dans 98% des situations : aucun), et n’accepte de consommer que du local, et du 100% français (donc, pas de SFR par exemple, hein Drahi ?. Quitte à consommer moins, pour pouvoir faire le ménage et négocier après).
    Evidemment faudra commencer aussi par flinguer sa télé.
    Durée de vie du système : 1 mois. Max.

    Si un pays se vautre, tous les autres suivent. La voilà la coalition, forcée.

    Le système le sait : pour s’en préserver il tente de supprimer la monnaie fiduciaire.
    S’ensuivra donc le flicage généralisé, les sanctions pour insoumission se feront également beaucoup plus pesantes (puisque nous serons dépendants intégralement des perfusions de la banque).
    Et le temps de mettre en place un système parallèle de survie (il ne restera que le troc de possible, et qu’on ne parle pas des crypto monnaie surtout…), on est bon pour encore 2 siècles de soumission.

Répondre