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50 ans après : les enfants de Che Guevara

Che Guevara

50 ans après : les enfants de Che Guevara

Fabrice Fassio ♦

Les Kinois, les habitants de Kinshasa, surnomment les enfants des rues : « les shégués », Ce terme serait une abréviation de « Che Guevara ».

Quel rapport peut-il y avoir entre le  révolutionnaire argentin, compagnon de Fidel Castro, et les enfants qui vivent abandonnés de tous dans les rues de la capitale de la République Démocratique du Congo ? La résolution de cette énigme étymologique est peut-être liée à la présence du Che au Congo ; le guérillero argentin était venu dans cette partie de la planète afin d’y créer un mouvement révolutionnaire.   Né dans le nord de la province du Katanga, père de l’actuel président de la République Démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, prend le maquis dès les premières années de l’indépendance et établit son quartier général à l’est du pays. A la recherche d’une aide extérieure, Kabila accueille en 1965 un révolutionnaire ô combien prestigieux : Ernesto Guevara.

L’Argentin naturalisé cubain est l’un des principaux lieutenants de Fidel Castro, chef des « barbudos » qui sont entrés victorieux à La Havane six ans plus tôt après avoir mis en déroute le dictateur Batista.  Dans les années postérieures à la libération de l’île antillaise, Ernesto Guevara, que ses compagnons de lutte ont surnommé amicalement « le Che », devient l’ambassadeur itinérant de la révolution cubaine dans le monde entier. Ses fougueux discours, son indépendance d’esprit et sa haine de l’impérialisme américain font du médecin argentin le symbole du révolutionnaire intègre.

En accord avec Fidel Castro, Ernesto Guevara part en 1965 pour le Congo, en proie à de graves troubles depuis l’assassinat de Patrice Lumumba. C’est durant son séjour dans le maquis qu’il rencontrera Laurent-Désiré Kabila. L’expédition congolaise se soldera par un échec et le Che quittera le Congo sept mois plus tard sans avoir pu « exporter » la guerre révolutionnaire sur le continent africain.  Quelques jours après le départ du Che, Mobutu, soutenu par les États-Unis, prendra le pouvoir à Kinshasa.  Quant au Che, il rejoindra la Bolivie où il tentera de créer un foyer révolutionnaire sur la base des guérillas déjà existantes dans ce pays.

Ennemi juré de la CIA qui veut sa tête, Ernesto Guevara sera abattu par des militaires boliviens le 9 octobre 1967.

Qui sait ? C’est peut-être ce jour-là que les enfants les plus pauvres de Kinshasa ont pris le nom d’un homme qu’un idéal révolutionnaire a conduit au sacrifice suprême.

 

  1. bullet
    bullet11 octobre 2017

    Il est mort ? Alors on passe à autre chose !

  2. Rolland
    Rolland12 octobre 2017

    Je suis dès qu’il a été connu méfié du Che. Un fanatique avant tout, du style “pas avec moi =à tuer. Un dictateur en puissance d’autant plus dangereux qu’il est.”incorruptible ‘. Et c’ est la Terreur, après la grande illusion, Voir notre Histoire, Robes pierre, St Just, et les autres si sûrs d’avoir raison

  3. LHOMME
    LHOMME16 octobre 2017

    Nous conseillons ce reportage

    https://youtu.be/YlQ4K6UpqQ0

    sur ce qu’on appelle les « microbes » de Côte d’Ivoire, ce nom désignant des jeunes de 10 à 25 ans organisés en gangs ultra-violents à la manière latino-américaine. Armés de couteaux et de machettes, drogués jusqu’aux dents, ils sèment actuellement la terreur dans les quartiers populaires d’Abidjan. Pour s’en prémunir, la population a d’ailleurs décidé d’assurer sa propre sécurité, au prix parfois de lynchages publics. Ce reportage de France 24 nous montre ces enfants gangsters et ceux qui les combattent, les nouveaux guévaristes de l’Afrique noire en passe peut-être demain de passer nos frontières ou d’y exporter leur nouveau militantisme. ML.

  4. Jihème
    Jihème19 octobre 2017

    Au-delà du romantisme révolutionnaire, il ne faut pas oublier que Che Guevara était un terroriste sanglant et sanguinaire et qu’il a beaucoup de morts et de massacres à son actif.

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