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Haïti : entre naufrages et grand déballage

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Haïti : entre naufrages et grand déballage

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Une quarantaine de personnes sont portées disparues au large de la côte nord d’Haïti suite au naufrage hier dimanche 15 octobre du bateau sur lequel elles se trouvaient, a indiqué la protection civile nationale. En pleine mer, les équipes d’urgence ont secouru sept rescapés du naufrage survenu au large de l’île de la Tortue.

L’embarcation clandestine avait quitté cette île plus tôt dans la journée et avait pour destination finale l’île de Providenciales, située dans l’archipel de Turques et Caïques, à 200 km au nord. Selon les survivants, dont trois ont été hospitalisés à leur retour en Haïti, le bateau naufragé comptait une cinquantaine de personnes à son bord. Dans ce pays miné par une pauvreté extrême, où plus de 60% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, les habitants tentent régulièrement de rejoindre illégalement les îles des Bahamas, de Turques et Caïques, de St-Martin ravagée par le cyclone Irma et pour d’autres, le grand rêve d’aujourd’hui, c’est la Guyane où la communauté haïtienne explose.

Ces cinq dernières années, faute de pouvoir trouver un emploi dans leur pays, des milliers de jeunes haïtiens se sont aussi exilés sur le continent latino-américain au moyen d’un vol en aller simple pour le Chili ou le Brésil, deux pays pour lesquels les procédures d’obtention de visas sont les plus aisées. L’historique immigration massive des Haïtiens continue donc imperturbable et massive et de plus en plus sans idée de retour. Pour aller où d’ailleurs et transformer quoi ?

Hollywood s’étonne aujourd’hui des frasques sexuelles de ses producteurs comme si on ignorait que le secret des carrières fulgurantes de nombreuses actrices mais aussi acteurs tenaient à leur promotion canapé. Weinstein faisait partie du grand réseau, le réseau d’Hillary Clinton lié à la promiscuité sexuelle de son mari, au lesbianisme militant de sa jeunesse. Cela ne l’empêche pas sans vergogne de faire diversion pour son ami de longue date, le producteur américain Harvey Weinstein, accusé de viols pour évoquer “le sexisme et la misogynie” de Donald Trump allant jusqu’à dire quasiment folle que « Nous avons quand même quelqu’un qui a admis être un agresseur sexuel dans le bureau ovale».

Klaus Eberwein avait été retrouvé mort cet été, très exactement le 12 juillet dans une chambre d’hôtel de Miami, la cause du décès étant officiellement le suicide par arme à feu. La mort de Klaus Eberwein fut assez vite considérée comme suspecte sur les réseaux sociaux car elle intervenait quelques jours seulement avant qu’il ne dépose dans l’enquête officielle du Sénat américain sur la Fondation Clinton qu’il connaissait bien puisqu’il fut le directeur général du Fonds d’assistance économique et social pour Haïti, chargé sous la Présidence Martelly d’administrer les énormes donations internationales reçues pour les victimes du tremblement de terre de 2010. Klaus Eberwein était accusé de fraude et de corruption lorsqu’il avait été à la tête du Fonds d’assistance mais voilà, considéré au contraire comme profondément honnête, une quasi exception sur l’île, il commençait à vouloir trop se défendre et à pointer du doigt les dysfonctionnements et malversations de la Fondation Clinton auxquels ses services étaient rattachés.

En effet, seulement 0,6 % des donations internationales aurait été réellement versé à des organisations humanitaires haïtiennes. 9,6 % de la somme totale auraient terminé dans les mains du gouvernement haïtien et les 89,8 % restants – soit la somme de 5,4 milliards de dollars – auraient disparu. Mais où ? Dans les réseaux pédophiles internationaux? Dans les mains malpropres des Clinton ? Preuves à l’appui, Klaus Eberwein avait décidé de témoigner à la barre ce mardi 18 juillet devant les sénateurs haïtiens de la Commission éthique et anti-corruption. Juste avant son « suicide », il avait fait cette déclaration : « Je crains pour ma vie : la fondation Clinton, ce sont des criminels, des voleurs, des menteurs, une honte ! ». N’étant pas complotiste, nous croyons tout à fait pour notre part à la version officielle de cette mort prématurée et y ajoutons le suicide par dégoût ! Selon sa femme Fabiola Cabane Eberwein, elle et ses enfants ont été les premiers témoins des dangers que représentait une mixture de prescriptions médicales et d’alcool dont son mari abusait, lui qui était dans un état mental de désillusion passagère et qui venait de perdre toutes ses affaires commerciales en Hispaniola par la faillite provoquée de ses entreprises. Mais s’il a été tuée, par qui l’a-t-il été ?

Cette mort prématurée est en tout cas loin d’être la seule liée au couple Clinton et il serait bon que quelqu’un entreprenne d’en faire une liste exhaustive. Ce ne sera pas en tout cas Slate,  Hufftington Post, les médias français  qui ne se cachent même plus maintenant pour faire des appels à la délation nationaliste dans leurs articles traitant de Charlottesville. En 2016, une environnementaliste hondurienne Berta Caceres avait directement accusé Hillary Clinton d’être derrière le coup d’état qui avait secoué le Honduras en 2009. Elle fut retrouvée morte à son domicile quelque temps après, tuée d’une balle dans la tête. Mais il y a bien d’autres cas : Set Rich, jeune informateur lié à l’affaire Wikileaks pendant la campagne Clinton, retrouvé mort, tué d’une balle dans le dos sur le chemin de son domicile. Entre le 22 juin et le 2 août 2016, ce sont six témoins gênants des agissements des époux Clinton qui seraient décédés dans des circonstances curieuses ou inexpliquées, coïncidences pour le moins étranges qui survenaient au moment le plus ultra sensible de la campagne électorale d’Hillary Clinton .

Alors c’est vrai qu’on peut aussi se demander à qui profite le suicide de l’ancien directeur général du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES) de la Fondation Clinton au Quality Inn de Miami ? Aux Clinton, aux Haïtiens corrompus de l’ex gouvernement ou aux deux à la fois ? Selon le président du Sénat haïtien Youri Latortue qui avait présidé sous le gouvernement provisoire de Jocelerme Privert la  Commission Éthique et Anticorruption, Eberwein avait amplement collaboré jusqu’à  faire des révélations « extrêmement importantes » sur l’utilisation des fonds Petro Caribe dans lesquels l’administration Martelly-Lamothe  puisait pour leurs programmes sociaux. En savait-il donc trop ou en avait-il trop dit à Port-au-Prince ?

En fait Hillary et Bill finissent par nous faire penser aux personnages de Claire et Frank Underwood de la série House of Cards. Ils font les pires saloperies, commettent des meurtres mais ils s’en sortent toujours très bien médiatiquement et dans le cas des Clinton, ils paraissent si puissants que même la justice et le FBI ont peur d’eux et qu’en pleine tourmente de mœurs dissolus, ils parviennent encore à défendre leurs petits amis (Weinstein ou Polanski) sans qu’on ne leur reproche quoi que ce soit.

On comprendra que nous sommes ici  à mille lieues des naufragés haïtiens du début et qu’on pense encore à eux dans la lie ambiante.

Illustration : Haïti, le naufrage.
  1. petitjean
    petitjean17 octobre 2017

    Je suis désolé de vous dire que vous accusez les Clinton sans preuve :

    Et je le déplore, tant je déteste ce couple infernal
    Mais il faut des preuves , des témoins, des pièces à conviction

    Pourquoi le président Trump ne diligente-t-il pas une enquête ? Car lui doit savoir beaucoup de chose. Pourquoi protège-t-il les Clinton ?…………….

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