Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

Vers un capitalisme populiste ?

Capitalisme

Vers un capitalisme populiste ?

Dr Bernard Plouvier, auteur, essayiste ♦

Au sot XIXe siècle, avec son arrogance scientiste, a succédé le grotesque et sanglant XXe siècle. Le comble de la sottise fut atteinte dans les dictatures marxistes où l’on a fait croire aux plus authentiques militants – souvent doués d’une forte conscience éthique, mise hélas au service d’une utopie insane – qu’il était mauvais, voire criminel de gagner beaucoup d’argent, même en contrepartie d’un travail honnête et utile à la société

communisme-capitalismeIl est évident, qu’à l’inverse des États  marxistes qui sont devenues des mafias de politiciens, les sociétés capitalistes occidentales, de 1830 à nos jours – à l’exception des rares intermèdes populistes -, sont rapidement devenues des mafias de financiers, où le travailleur honnête et productif est passé du statut de pion fongible à celui de consommateur décérébré de la société actuelle.

Dans les deux cas, celui du crétinisme marxiste et celui de la globalo-mondialisation, le troupeau humain est parvenu au degré le plus bas de la moralité collective, au point zéro du simple bon sens et de l’utilité sociale.

Quant à l’État-Providence, après avoir amolli trois générations d’Européens du Nord et de l’Ouest, il ne sert plus qu’à nourrir l’immigration-invasion et la paresse autochtone. Il est devenu authentiquement parasitaire, selon le schéma bien connu des civilisations les plus élaborées : toute innovation sociale utile et bienfaisante est un jour détournée de ses excellents principes.

L’électorat occidental étant ce qu’il est : anesthésié depuis plus d’un demi-siècle de propagande émolliente, tiers-mondiste et d’une niaiserie exceptionnelle, il paraît évident que l’on ne pourra implanter beaucoup d’authentiques régimes populistes, sauf peut-être en terres danubiennes, où l’opinion est stimulée par la résurrection russe.

De ce fait, il serait intéressant d’envisager une évolution de ce capitalisme où nous sommes immergé. Moins stupides que les patrons des années 1830-1940, les financiers et leurs obligés du grand négoce, de l’industrie et des services multinationaux, pourraient trouver intérêt à investir une partie de leurs bénéfices, non plus dans le Charity business – qui, par son hypocrisie, commence à faire tiquer même les Margots des chaumières à petit écran allumé quasiment de façon continue -, mais dans l’investissement réellement social, qui pourrait s’avérer hautement productif.

Plutôt que de laisser notre État dévorer les impôts sur les bénéfices des sociétés en actions grotesques (inflation de fonctionnaires trop souvent à la recherche d’une quelconque utilité, multipliant les réunions et les projets inutiles pour se donner une raison d’exister ; soutien des parasites de tous types, autochtones ou exotiques ; organismes utiles, mais extraordinairement coûteux, comme les hôpitaux et les établissements d’enseignement), l’on pourrait investir une partie de ces bénéfices privés pour procurer à la fraction utile, efficace, méritante de la Nation ses moyens de promotion sociale, étendue aux enfants, gages d’avenir performant.

C’est ainsi que l’on pourrait développer des écoles, des universités et des établissements d’apprentissage de toute technologie, entièrement privés, mais dégagés de toute confession religieuse et de tout sectarisme – avec un système de bourse d’études pour les jeunes pauvres motivés autant que doués, bien sûr dépourvus de pathologie psychiatrique. On y apprendrait, dans l’ordre et la discipline, à devenir un honnête citoyen (c’est le rôle des « Humanités » que d’en faciliter l’élaboration), puis à se lancer dans l’apprentissage, théorique et pratique, d’un métier, gratifiant autant par son salaire que par son utilité sociale.

L’on pourrait financer la protection des quartiers où les travailleurs honnêtes et utiles – à qui l’on proposerait des prêts leur permettant d’acheter leur maison de famille – seraient à l’abri des racailles de tous types (il en existe d’autochtones).

L’on pourrait financer des hôpitaux privés où l’on ne s’embarrasserait pas des incurables (ils relèvent de maisons à haute chaleur humaine et à faible coût médical), ni des malades responsables de leur État (addiction aux drogues de toutes sortes, ce qui va de la suralimentation à l’alcoolisme, en passant par le tabac, les stupéfiants, la perversion sexuelle – on évoque ceux qui abusent d’autrui et de leur propre corps – : tous sujets qui relèvent de systèmes spécialisés… dans le temps trop souvent dépensé en vain, comme 41 années de pratique hospitalière l’ont enseigné à l’auteur de ces lignes hérétiques).

L’on financerait une véritable prévention des maladies et des accidents évitables, qui font perdre à la société trop de bons éléments.

Évidemment, ce serait le rôle de l’État que de se charger de ce programme élitiste, avec l’objectif de déprolétariser les pauvres – l’état de prolétaire n’est nullement affaire de revenu mais de mentalité – et de permettre aux plus doués d’entre eux d’accéder à l’élite du savoir et de l’efficacité sociale.
Ce serait un État d’où seraient bannis la corruption et la démagogie, les ascenseurs sociaux pour sous-doués pistonnés ; un État où la loi serait la même pour tous et serait appliquée de façon équitable, soit sans faiblesse ni favoritisme ; un État dont les postes financés par l’argent public seraient dévolus au seul mérite – ce qui est un mélange de droiture, d’esprit de décision, d’intelligence et de haut niveau de connaissances ; un État où la propagande aurait pour but d’orienter les comportements sociaux vers ce qui paraît le Bien et le Juste ; un État où l’on s’efforcerait constamment d’améliorer les conditions de vie et d’adapter l’économie à l’évolution des besoins et des techniques nouvelles.

Il est évident que l’on nage en pleine utopie, dès que l’on doit s’appuyer sur un électorat, composé massivement de moyennement doués. C’est justement le rôle des élites – et de la Finance peut se dégager une certaine élite, c’est affaire de conscience éthique – que de tirer vers le haut une Nation, par définition composite quant à la qualité de ses membres.

  1. Gérard Henri
    Gérard Henri19 octobre 2017

    J’aime la phrase ” dépourvus de pathologie psychiatrique ” …..!! Génial ! La société Française est infestée de “pathologie psychiatrique ” !! : La Révolution , de 1789 à 1797 , ruine le Pays à 90%….. !! Les lois scolaires , avec cette agressivité envers la religion ; Le front populaire , avec ce déni de la menace Hitlérienne ; La fonctionnarisation du Pays depuis 1945 ; Mai 68 , pendant 15 jours , certes , avec la ” Maoïsation ” des esprits !!! Puis l’absence de sélection à l’entrée des Facs .(Merci Edgar Faure ) !! Puis 1981 , avec l’arrivée de l’infâme Mitterrand qui , après 23 ans ” d’opposition ” , n’ a RIEN compris à l’économie moderne en nationalisant à tout va !!! Enfin , pour aller vite , l’élection de l’imbécile Hollande , jamais ministre ni secrétaire d’état , qui achève la démonstration …..!! Espérons que le ” docteur ” Macron ……..!!

  2. Prodige
    Prodige19 octobre 2017

    “L’on pourrait financer des hôpitaux privés où l’on ne s’embarrasserait pas des incurables (ils relèvent de maisons à haute chaleur humaine et à faible coût médical), ni des malades responsables de leur État (addiction aux drogues de toutes sortes, ce qui va de la suralimentation à l’alcoolisme, en passant par le tabac, les stupéfiants, la perversion sexuelle)”

    Cela ressemble dangereusement à une sélection des malades : une sélection des gens qu’on laisse crever (incurables et dépendants comme vous dites) et de ceux qu’on va guérir.
    Quel but voyez-vous à une telle sélection, si ce n’est eugénique ?

    • Plouvier Bernard
      Plouvier Bernard21 octobre 2017

      Vous pensez bien que je m’attendais à une réaction indignée, pourtant il faut bien considérer ce que j’ai écrit
      1 – il est évident que dans le système hospitalier français, tel qu’il est, un médecin doit soigner tous les malades qui se présentent ; c’est ce que, comme tous mes confrères, j’ai fait aussi bien que possible durant 4 décennies, mais :
      2 – il est non moins évident qu’il s’agit d’une perte de temps médical au détriment des autres malades que de s’occuper (ce qui est extrêmement chronophage) : des obèses monstrueux (taux d’amélioration durable bien inférieur à 10%), des malades du tabac (ceux-là arrêtent de fumer dans 50% des cas, mais toujours “trop tard”), des alcooliques (taux d’arrêt effectif : 10%) et des drogués (1% d’efficacité !)… non pas : eugénisme (c’est un autre problème), mais logique d’un système. Si l’on soigne tout le monde indifféremment, l’on n’a plus guère de temps pour des patients non responsables de leur état.
      C’est une question d’éthique élitiste (si vous tenez absolument à la qualifier)
      3 – L’eugénisme négatif, qui est d’interdire de se reproduire aux porteurs de tares génétiques graves, est une excellente chose, d’une imparable logique pour la société
      4 quant aux incurables (eux aussi chronophages) : ils relèvent de soins de médecine standard – nullement de soins spécialisés – et surtout d’une énorme dose de chaleur humaine
      Pas question de “laisser crever” qui que ce soit, mais une question de hiérarchie : la médecine hautement spécialisée, coûteuse en argent et surtout en temps médical alors qu’il y a pénurie de médecins, devrait être prioritairement réservée à qui n’est pas responsable de son état.
      Persiste et signe.
      Mais il est évident que dans notre gabegie actuelle, mes propos sont non seulement hérétiques, mais aussi utopiques

  3. Robert41
    Robert4120 octobre 2017

    Caractère fort, réponse forte. Ouf ! Comme le lignard qui a vu passer le boulet de près, on est bien heureux d’être encore debout dans l’exercice de votre billet. Sur le champ de bataille, tout comme dans la société civile, il y a une parcimonie d’héros, de gens silencieux, de quelques chanceux, pas mal de planqués, beaucoup de blessés de corps ou d’âme et un reliquat de morts parfois exemplaires mais le plus souvent anonymes. Vous avez raison de donner du sens au genre humain. Doit-on continuellement voler la fourmi laborieuse pour le profit d’une cigale qui ne veut pas travailler ? Alors, j’entends cette charité chrétienne qu’un Pape sud-américain, trôné dans sa communication, tance vers les brebis du troupeau : – Ouvrez votre cœur et donnez à vos frères visiblement d’ailleurs oui bien sûr et les nôtres, on en fait quoi … Comment une âme généreuse peut résister à cet appel papal ? Pourtant, il semble me rappeler que le Christ n’a pas été tendre avec ceux qui demandent l’obole et travestissent la misère en viatique profitable. N’a-t-il pas dit : – Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ! – Pour celui qui connaît la vraie misère, nous savons qu’elle se cache, qu’elle se tait, qu’elle ne demande rien, elle a honte d’elle-même, qu’elle s’exclue et comment oublier ces visages fatigués,ces mains usées, cette matière de chair humaine figée … Tout le contraire de cette fausse misère ” laïcardisée ” d’un assistanat à l’oisiveté, redondant dans la provocation et imbu d’un matérialisme égalitaire – La becquée Quoi ! – Enfin, tant que la fourmi contribuera à cette fausse misère cigalienne … rien ne changera pire cela nous entraîne vers le sordide comme je l’ai constaté où certaines familles préfèrent avoir un enfant handicapé car cela rapporte mieux. On en est-là !

Répondre