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Catalogne, Lombardie, Vénétie : les indépendances et l’intangibilité des frontières de l’Europe

Peuple Carte Europe Ancienne

Catalogne, Lombardie, Vénétie : les indépendances et l’intangibilité des frontières de l’Europe

LES ENTRETIENS DE METAMAG : Franck Buleux, auteur, essayiste, interviewé par Michel Lhomme

leurope-des-peuples-face-a-lunion-europeenne Le gouvernement espagnol a fait  un pas de plus vers une suspension de l’autonomie de la Catalogne, accusant le président séparatiste catalan Carles Puigdemont de chercher “l’affrontement systématique” dans une crise qui menace la stabilité de l’Espagne et inquiète l’Europe. Les mesures de suspension de l’autonomie seront définies samedi lors d’un conseil des ministres extraordinaire qui devra les transmettre au Sénat, en vue de leur validation fin octobre. Mariano Rajoy devait en effet se rendre dans l’après-midi à Bruxelles pour un Conseil européen alors que le sujet inquiète aussi l’Europe. Metamag a suivi de très près l’affaire catalane. Pourquoi ? C’est qu’elle remet sur le devant de la scène l’idée européenne partagée entre vision impériale, vision fédérale ou vision régionaliste, l’une n’excluant pas forcément les autres. Alors que la Catalogne tente d’accéder à l’indépendance dans une certaine confusion, voire eu une sorte de bal des dégonflés, caractéristique, comme dans bien d’autres domaines, de toute la classe politique européenne, l’épisode est suivi de près, ailleurs en Europe, par quelques régions qui pourraient elles aussi prendre leurs distances avec leur État-nation central à moyen terme. Ainsi, l’Italie  se prépare-t-elle à un référendum régionaliste. Franck Buleux, auteur en mai dernier de L’Europe des Peuples face à l’Union européenne (aux éditions de l’Æncre), est sans doute le mieux à même de nous parler des indépendances européennes et de l’Europe en devenir. Michel Lhomme.

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Venise indépendantiste, vénitiens sur la Place Saint Marc, le jour de sa fête, le 25 avril.

Michel Lhomme : Pourquoi d’après vous la Catalogne fait-elle autant parler en Europe alors que l’Union européenne paraît, officiellement en tout cas, plutôt embarrassée ?
C’est le fait de l’impossibilité de pouvoir divorcer lorsqu’une région – ce que l’on appelle une « Généralité » en Espagne – veut se séparer d’un État. Rien n’est simple lorsqu’il s’agit d’indépendance, a fortiori quand la question se pose dans un pays membre de l’Union européenne. Or, si le concept de l’indépendance est complexe au sein de l’UE, il n’en demeure pas moins légitime et pour un Français comme moi en aucun cas choquant si on se replace dans la ligne d’Ernest Renan, ce philosophe français du XIXe siècle pour qui « une nation est constituée d’un passé et d’un avenir », c’est-à-dire « de racines et d’une volonté de continuer ensemble ». Qui doutera un seul instant de l’existence d’une telle volonté nationale en Catalogne ?

Pourtant l’Europe ne paraît-elle pas bloquer à sa façon le processus ?
L’Europe est prisonnière d’un principe de droit international posé depuis la Seconde Guerre mondiale et source d’ailleurs de plus en plus de tensions puisque le monde bouge de toutes parts. C’est le principe de l’intangibilité des frontières. Pourtant, ce principe de droit international a été largement battu en brèche lors de la décolonisation, puis lors de la fin de l’URSS et enfin lors de l’éclatement des républiques yougoslaves et tchèques (la question en particulier du Kosovo dont il faut rappeler que l’Espagne, pourtant membre de l’Otan, n’a jamais reconnu l’indépendance). En fait, on est en train de se rendre compte qu’en dehors des processus de décolonisation ou de démantèlement d’un empire ou d’un bloc, ce principe n’est plus tolérable, ou n’est plus toléré. Le modeste cas du Soudan du Sud est une exception africaine liée aux conflits inter religieux.

Nicola Sturgeon

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon

Pendant que la Catalogne poursuit sa partie d’échecs avec Madrid ou plutôt le jeu de la poule mouillée, deux autres régions du nord de l’Europe observent la situation avec un intérêt soutenu, ce sont l’Écosse et la Flandre, deux cas bien différents certes, mais deux entités qui pourraient, elles aussi, à très court terme, vouloir aspirer à leur émancipation ?
Vous parlez de l’Ecosse. Pour l’instant, la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon semble attendre de voir comment le Bréxit se déroule pour exiger un nouveau référendum sur l’indépendance tout en arguant alors très habilement de sa volonté de rester dans l’Union. L’Union, plutôt que le Royaume-Uni… Parmi les grandes régions européennes à afficher des désirs d’indépendance, l’Écosse offre la particularité d’être dotée d’un Parlement et même d’un Premier ministre depuis qu’elle a acquis le statut de région semi-autonome en 1999. À l’initiative du Premier ministre d’alors Alex Salmond, et avec l’accord du gouvernement britannique de David Cameron (accord que n’avait pas la Catalogne dans le référendum d’octobre) un référendum consultatif  ayant pour question « L’Écosse devrait-elle être un pays indépendant ? » fut soumis en septembre 2014 à la population. Le peuple écossais le rejeta à 55,3%. Cependant, l’échec du référendum de 2014 a quand même permis de montrer que les aspirations indépendantistes des Écossais n’étaient pas négligeables. Ainsi malgré cet échec, le SNP (le Scottish National Party)  demeure de loin le premier parti écossais avec 63 des 129 sièges dans le Parlement actuel. La Première ministre en poste, Nicola Sturgeon, est issue de ce parti. Fermement opposée au Brexit, celle-ci a pour l’instant repoussé l’idée d’un deuxième référendum sur l’indépendance, alors qu’on avait un moment annoncé cette consultation pour l’automne 2018. Tout dépendra en fait de la tournure que prendront les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Pour le moment, c’est l’incertitude qui prédomine », admettait Nicola Sturgeon elle-même dans un entretien au Daily Telegraph le 20 septembre dernier.

Sturgeon comme vous le dites est pro-européenne. Si un « oui » à l’indépendance l’emportait lors d’un référendum à l’horizon 2019-2020, l’Union européenne soutiendrait-elle les Écossais ? Et qu’en sera-t-il alors du principe d’intangibilité des frontières que vous évoquiez plus haut et qui semble s’appliquer par contre à la Catalogne ?
C’est tout le problème. Dans ce cas précis, on est en droit de penser que contre le Bréxit, et presque en guise de représailles, l’Union européenne soutiendra l’indépendance de l’Écosse, contrairement à la Catalogne indépendante frappant à la porte de l’UE. Un Royaume-Uni sorti de l’Union ne pourrait pas opposer son véto à l’entrée d’une Écosse indépendante dans les Vingt-Sept d’autant plus si le référendum est autorisé légalement ce qui n’était pas le cas à Barcelone.
Il faut rappeler que l’intégration d’un nouvel État, même issu d’un ancien État partie de l’Union, ne peut se faire qu’à l’unanimité des États membres. Dans de telles conditions, on ne voit pas l’Espagne accepter la candidature de la Catalogne.

Bart de Wever

Bart De Wever, le président de la Nouvelle Alliance flamande, est déterminé à voir une Flandre indépendante

Mais alors la boîte de Pandore ne s’ouvre-t-elle pas pour toute l’Europe? Je pense en particulier ici à la Belgique et à sa question flamande ? Bart De Wever, le président de la Nouvelle Alliance flamande, est déterminé à voir une Flandre indépendante.
Effectivement, à l’instar de la Catalogne, la Flandre a sa propre langue et ne fait pas mystère de son envie de voler de ses propres ailes, portée par une économie plus prospère que celle de sa sœur belge, la Wallonie ou de la troisième région, Bruxelles-Capitale. Ce que je vais dire est peut-être un peu négatif, mais il faut bien le reconnaître : nous sommes en face de régions très prospères qui peuvent, pour certains, faire preuve d’un certain « national-égoïsme », c’est-à-dire qu’il faut considérer que les revendications autonomistes, voire séparatistes, émanent plus généralement de régions dont le produit intérieur brut (PIB) est plus élevé que celui de la moyenne nationale. C’est une constatation assez frappante, les régions moins prospères sont plus attachées à l’État-nation existant, symbole d’une protection sociale indistincte car nationale. C’est d’ailleurs aussi le cas de l’Italie du Nord, objet de notre entretien, par rapport au Mezzogiorno, région plus pauvre du sud de « la botte »  dans le nouveau référendum d’autonomie qui se prépare pour dimanche prochain. Pour la Flandre, on a assisté à l’émergence d‘un mouvement national flamand, celui de Bart De Wever, le NV-A, qui est arrivé au pouvoir et qui est à la fois un mouvement politique conservateur régional et national. Le parti de Bart De Weyer a fait tomber le plafond de verre réservé aux partis dits « populistes », il a fait sauter le cordon sanitaire qu’il y avait autour de lui à savoir qu’il n’est plus vraiment accusé d’accointances avec l’extrême droite et notamment avec le parti Vlaams Belang. À partir du moment où les tempéraments se sont ainsi apaisés, oui, un référendum flamand en 2019 est largement envisageable.

Mais Bruxelles est la capitale de l’Europe ?
Oui vous avez raison, cela risque d’être une belle histoire belge ! En effet se reposera alors l’énième problème jamais résolu de l’assimilation de Bruxelles-capitale qui est une région à elle toute seule. Vous voyez, ce n’est pas simple non plus, le cas flamand !

Revenons alors sur ce qui se prépare, je veux parler de l’Italie du Nord et du référendum du dimanche 22 octobre ? Pourquoi les médias français en parlent-ils si peu ?
C’est simple : l’Italie du Nord aspire à plus d’autonomie, notamment budgétaire, mais sans vouloir remettre en cause l’unité italienne. Il n’y a donc pas de sécession à l’ordre du jour, or les médias aiment les divorces et les déchirures. Reste qu’un référendum visant à réclamer plus d’autonomie pour la Lombardie et la Vénétie aura lieu ce dimanche 22 octobre. Il n’aura pas les mêmes répercussions qu’en Catalogne car il s’agit de pousser simplement ici un peu plus la régionalisation, c’est-à-dire de faire bénéficier ces régions de délégations en matière de pouvoirs économiques, au niveau de la fiscalité et en particulier des impôts et des contributions. L’Italie du Nord est en fait dans la même attitude que la Catalogne ou la Flandre en ce sens qu’ils disent : nous sommes la partie étatique qui contribue le plus, fiscalement parlant, à l’État et nous n’en voyons pas toujours un retour. Ils ne veulent pas payer pour le Sud. S’ajoute à cela le problème des migrants.  Enfin, il y a une ultime raison moins avouable : les mouvements partisans de plus d’autonomie en Italie du Nord sont classés à droite de l’échiquier politique européen : les députés européens de la Ligue du Nord siègent dans le groupe « Europe des nations et des libertés » (ENL) en compagnie des élus Front national et, notamment, du Parti de la liberté d’Autriche. Alors que les indépendantistes catalans sont majoritairement des libéraux (de centre droit) et minoritairement, mais en nette progression électorale, des membres de la gauche radicale. Donc, à choisir l’autonomisme de gauche a toujours, pour nos médias, de plus beaux atours que l’autonomisme de droite. Donc, omerta sur les revendications italiennes ! Pourtant, on devrait se rappeler, je l’indique dans mon essai, que, dans les années 1990, les élus de la Lega italienne siégeaient au sein de l’Alliance écologique européenne… Avec nos Verts !
Pour en revenir aux velléités de séparatisme de nos riches régions européennes, dans ce « national-égoïsme », on a affaire au fameux lemme britannique « I want my money back » de Margaret Thatcher. Après tout, ce n’est pas un crime…

En vous écoutant à la radio dans un entretien sur RFI, j’ai aussi été surpris d’un cas qu’on évoque peu, c’est celui des îles danoises de Féroé. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Effectivement, c’est un cas assez méconnu mais tout autant d’actualité. Les îles Féroé, cet archipel de 50 000 habitants est situé entre l’Écosse et l’Islande mais elles font partie du Danemark. Autonomes depuis 1948, les Féringiens possèdent déjà un Parlement et sont maîtres de leurs eaux territoriales. Ils visent plus. Ils visent aussi l’indépendance dont la prochaine étape sera un référendum visant à donner le droit à l’autodétermination par rapport à Copenhague. Il aura lieu le 25 avril 2018 mais attention, cet archipel au statut vraiment particulier ne fait pas partie de l’UE, ni de l’espace Schengen. Il a encore sa propre monnaie, la couronne féroïenne, qui est à parité fixe avec la couronne danoise.

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Le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni

Mais alors provoquons un peu, à quand une Corse libérée et une Nouvelle-Calédonie décolonisée ?
Ah là, vous exagérez un peu quoique ! Le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni verrait bien effectivement un référendum en Corse dans dix ans. Rappelons que ce sont les autonomistes corses qui tiennent aujourd’hui le pouvoir régionale des deux Assemblées. Il est en tout cas fort probable que la France elle-même se retrouve confrontée très bientôt aux désirs d’indépendance de l’un de ses territoires dont l’un des plus lointains : la Nouvelle-Calédonie. Cet archipel du Pacifique sud votera pour son autodétermination en novembre 2018, soit vingt ans après les accords de Nouméa qui avaient mis en œuvre, même si le fourbe Rocard ne l’a jamais avoué ouvertement un processus de décolonisation progressive. À un peu plus d’un an du vote, on a vu que ces derniers temps, l’inquiétude grandit là-bas car la crise minière a aussi changé la donne. La Nouvelle-Calédonie indépendante sera sans doute moins riche qu’on l’espérait. Cela réduit les envies !

Quant à la façon dont va se dérouler cette consultation, c’est un dossier suivi de très près par Matignon qui craint qu’un scrutin outrancièrement binaire, mal préparé dont serait exclu une partie des Européens par exemple, ceux arrivés en dernier ne viennent pas mette le feu aux poudres, selon les mots de l’ancien garde des Sceaux de François Hollande, Jean-Jacques Urvoas qui s’est plusieurs fois déplacé dans la région. Le Premier ministre Édouard Philippe vient d’ailleurs de nommer, non sans polémique avec la France insoumise, partisane de l’Indépendance, son prédécesseur Manuel Valls à la présidence d’une mission sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. A Nouméa, le référendum risque bien d’opposer de nouveau violemment deux camps aux aspirations diamétralement opposées. Or, les non-indépendantistes seraient pour le moment légèrement en tête dans les sondages. Les kanaks le supporteront-ils ? Ce type de consultation de toute façon pose toujours problème à l’historien sur le plan du droit, et plus précisément sur celui de la composition du corps électoral, puisqu’il faut ici remplir plusieurs conditions, notamment justifier de plus de vingt ans passés sur l’archipel pour avoir accès aux urnes. Disons-le franchement,  ce qui est le plus surprenant en Nouvelle-Calédonie mais contrairement à Jean Guiart, je n’en suis pas un spécialiste et ne connaît pas le territoire, ce sont les accords de Matignon de 1988, c’est-à-dire le principe de restreindre la consultation électorale à une certaine population. Pour des gens de gauche ou des soi-disant républicains, cela limite quand même un peu les principes démocratiques tels qu’on a l’habitude, vous ne trouvez pas de les définir.

Mais la Corse d’une Vie violente, celle du beau film de Thierry de Peretti ?
une vie violente - film
A plus lointaine échéance, il est possible qu’en effet que se pose aussi à la République française la question de l’indépendance de la Corse, seule région, hors territoires d’outre-mer, à disposer d’un statut particulier avec une Assemblée territoriale et un statut de collectivité qui, à compter du 1er janvier 2018, remplacera les deux départements Corse-du-Sud et Haute-Corse. Très attentif à ce qui se passe en Espagne, le président de l’Assemblée corse Jean-Guy Talamoni a d’ailleurs souligné la semaine dernière « la légitimité incontestable du gouvernement de la Catalogne », tout en concédant qu’un tel référendum dans l’île n’était « pas pour demain ».

Pas pour demain mais peut-être pour après-demain ?
Dans dix ans peut-être, c’est ce qu’il a laissé entendre… Actuellement en Corse, on a à peu près 35% des Corses qui votent régulièrement pour des partis autonomistes ou indépendantistes. Et la meilleure preuve c’est qu’il y a au moins trois députés sur quatre qui sont indépendantistes ou autonomistes. Comme en Italie, le rejet corse du grand remplacement ne sera d’ailleurs pas une question indifférente dans cette évolution. Reste qu’en cas de référendum, surgira la même problématique qu’en Nouvelle-Calédonie. Si on écoute attentivement Jean-Guy Talamoni,  il nous dit aussi : ‘‘un référendum, pourquoi pas ? Mais qui vote ?” Et ça, c’est toujours la grande question, ce fut le débat du vote censitaire au XIXème siècle. Vous verrez probablement qu’en Corse le jour où un référendum sera posé, on aura cette question du corps électoral : un Français du continent, qui réside en Corse depuis moins de cinq ans, peut-il avoir le droit de vote ?

Y a-t-il d’autres candidats à la sécession ? Et faut-il peut-être comme certains l’ont souhaité après le drame de Saint-Martin , se débarrasser par exemple de nos derniers confettis ultra-marins ?
Nous abordons ici sans doute la question des répercussions du référendum catalan. Si la Catalogne et l’Écosse devenaient indépendantes, il pourrait y avoir effectivement d’autres velléités. Et  les premiers candidats seraient sans doute le Pays basque, mais aussi les Canaries. La question de la réunification irlandaise se poserait aussi sans doute, de même qu’un développement des indépendantistes du Pays de Galles même si le Parti Plaid Cymru ne pèse pour le moment que 15%. Nous avons évoqué la Flandre et l’Italie qui pourraient voir ressurgir l’idée d’une région de Padanie autour de la plaine du Pô. Et puis, évidemment, ne l’oublions pas, il y a l’Europe de l’Est où subsistent pas mal de minorités qui demandent une certaine autonomie. Oui, ce qui se joue en ce moment entre Barcelone et Madrid dépasse largement les frontières de l’Espagne.

Pour l’Outre-mer français, la question est compliquée et permettez-moi d’y réfléchir un peu plus ce qui sera peut-être l’occasion pour nous deux de nous rencontrer une seconde fois ?

Je relève sans plus tarder le défi.

  1. Pagan
    Pagan23 octobre 2017

    Ce ne sont pas 35% des “corses” qui votent pour les partis autonomistes,mais 35% des possesseurs de carte d’électeur française habitant en Corse,ce qui est bien different!Meme remarque pour la Catalogne.

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