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Les plans migrants : une organisation administrative de l’installation

Education Nationale Immigres

Les plans migrants : une organisation administrative de l’installation

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

L’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique (OJIM) a proposé une «revue de presse chronologique et commentée» sur une sujet sensible: le traitement de la vague migratoire dans les médias de grand chemin durant l’été 2017.

La synthèse, fouillée et étayée par de nombreuses références, est très claire: les grands médias demeurent favorables à la vague migratoire à une écrasante majorité, creusant le fossé avec une population  lasse ou sceptique. «À de rares exceptions près, quand un organe de presse, une radio ou un site internet généraliste interroge un « spécialiste » sur le sujet, il s’agit d’une ONG, d’une association ou d’un expert patenté, dont le point commun est d’être favorable à un plus large accueil de migrants […] Le déphasage entre une population majoritairement opposée à l’accueil de migrants et la majorité des médias ne fait que se confirmer…».

Soyons clair  : l’invasion migratoire n’est même plus subie mais organisée et planifiée comme une sorte d’apothéose finale par le non frontiérisme à l’idéologie de l’antiracisme des années 80. Cette politique  est maintenant à peine cachée. Le 4 mai, le gouvernement signait ainsi un accord avec Pôle Emploi pour un plan de formation et d’hébergement exceptionnel avec apprentissage accéléré des langues à l’égard des migrants. Le plan migrants d’Edouard Philippe de l’automne comprend la création de 4 000 places d’hébergement supplémentaires en 2018 puis de 3 500 places pour l’année suivante. Le nombre total de places pour les « sans papiers » s’élèvera ainsi à près de 90 000 auquel il faudra ajouter sur la même période 5 000 places d’hébergement à destination des  « réfugiés ».

Les cours de langue sont d’ailleurs significatifs d’une volonté gouvernementale délibérée : les réfugiés n’ont pas du tout vocation à rentrer chez eux mais à s’installer dans notre pays. Sur 91 000 clandestins interpellés en France en 2016 moins de 25 000 ont effectivement quitté le territoire. Edouard Philippe avait, il y a quelques semaines, créé dix  « pôles spécialisés dans l’éloignement » pour renforcer sur le papier l’effectivité des reconduites à la frontière. Il affirme officiellement vouloir garantir le maintien systématique des contrôles aux frontières françaises jusqu’en avril 2018.

On joue sur les  hot spots libyens d’ailleurs toujours inexistants sur le terrain car irréalisables. Dans le jargon du lobby immigrationniste (ONG, grands patrons), il ne s’agit ni plus ni moins que de centres prévus pour accueillir les candidats à l’asile et  « étudier leur situation » avant qu’ils ne traversent la Méditerranée. Il s’agit d’organiser administrativement, pire en quelque sorte d’« aller les chercher »  pour éviter aux immigrés de prendre des risques. Il s’agit d’organiser clairement le grand déplacement. Il aurait d’ailleurs fallu noter dans le discours volontariste du président Macron sur la question la remarque que cette organisation se fera en Libye « avec ou sans l’Europe » sans doute au nom de la mission universaliste et cosmopolitique de la France. Or, selon l’Organisation internationale sur les migrations, sur plus de 85 000 clandestins venus des côtes libyennes en 2016, 20 % étaient Nigérians, 11,4 % Erythréens, 7,4 % Guinéens et 6,4 % Ivoiriens, nationalités qui hormis les Erythréens, ne remplissent en aucun cas les conditions d’obtention de l’asile puisqu’ils sont avant tout des migrants économiques.

En attendant 5 000 places ont été libérées en Provence-Alpes Côte d’Azur pour accueillir les migrants d’ici à la fin de l’année, dont 2 300 dans les Bouches-du-Rhône. L’État vient de donner un coup de pouce supplémentaire à l’enveloppe budgétaire prévue pour les « mineurs non accompagnés », ces jeunes migrants arrivés seuls en France et dont le nombre a fortement augmenté ces dernières années, saturant l’accueil dans certains départements. Les ministres de la Justice et de la Santé ont annoncé un « abondement budgétaire de 6,5 millions d’euros en 2017 ».

Décidée à éviter un point de fixation, la préfecture du Nord a fait évacuer le mardi 19 septembre plus de 500 migrants vivant depuis plusieurs semaines dans des conditions précaires dans un bois en bordure de Grande-Synthe, près de Dunkerque. On passe l’info et on s’en satisfait mais grande question : ils vont où ? On en fait quoi ?

  1. michel
    michel29 octobre 2017

    Dans cette accélération de la politique de remplacement de population, on vient d’apprendre que la prise en charge sanitaire des migrants clandestins va augmenter de plus de 100 millions d’euros . Selon le projet de loi de finances épluché par la revue Capital, le budget de l’aide médicale d’État (AME) va s’accroître de 108 millions d’euros en 2018. Pour se justifier, Bercy avance l’obligation de « répondre à un objectif humanitaire et sanitaire ». L’AME, mise en place en 1999, permet la prise en charge médicale des personnes en situation irrégulière et résidant en France depuis plus de trois mois. En 2018, son budget s’élèvera à 910 millions d’euros, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente. De l’inédit par rapport à n’importe quelle enveloppe budgétaire en France. Entrée en vigueur en 2000 sous le gouvernement de Lionel Jospin pour un budget initial de 75 millions d’euros, celui-ci atteignait 233 millions en 2006, 530 millions en 2009 et 830 millions en 2014. Il sera donc de 910 millions en 2018, se rapprochant ainsi du milliard d’euros. Ce qui représente une hausse de – tenez-vous bien ! – 1 300% en 20 ans pour soigner environ 300 000 clandestins.

  2. Lilou35
    Lilou3530 octobre 2017

    Migrants, réfugiés, envahisseurs ? Pas d’amalgame s’il vous plait, il faut appeler un chat un chat ne pas pratiquer le politiquement correct le sujet est trop grave pour tromper le public. Il y a 3 types de migrants :
    – Le migrant est motivé par le besoin économique. il est motivé par sa survie. Il se fond dans la population qui l’héberge
    – Le réfugié pour se mettre a l’abri des conflits en attendant que ça passe ! Il souhaite retourner chez lui les conflits apaisés.
    – L’envahisseur est motivé par sa religion il pense être protégé de Dieu pour propager sa parole par tous les moyens même les plus barbares. Loin de s’intégrer il souhaite désintégrer le pays qui le reçoit !
    Il ne faut pas dire anti migrants mais anti envahisseur, car leur objectif est de transformer la société envahie sur le modèle de la société Islamique, ce qu’une majorité ne veut pas chez nous. Leur premier objectif, ils le disent, est de faire évoluer cette majorité à leur avantage. Employer le mot raciste au sujet des anti migrants est une aberration car la religion n’est pas une race ! L’histoire nous apprend que par le passé nombre de fois cette population à chercher à s’imposer hors de ses frontières, chaque fois cela à tourner en catastrophe ! Alors la prudence est la mère de toutes les vertus.

  3. pierre colosso
    pierre colosso30 octobre 2017

    De plus a quoi servent maintenant les Consulats qui doivent gerer les demandes officielles d’immigration dans tous les pays du monde ? Ils donnent des visas au compte goutte et apres examen du dossier du postulant alors qu’il suffit de prendre le bateau en Lybie ou au Maroc pour être accueillis bras ouverts sur les côtes d’Europe sans papiers avec logement et indemnites assurés.
    C’est un sabotage conscient et organisé d’une politique d’immigration contrôlée !
    On le paye cher et ça va s’aggraver…

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