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Le Venezuela : un test de résistance à la finance globalitaire? 

Venezuela Billets Retrait

Le Venezuela : un test de résistance à la finance globalitaire? 

Auran Derien ♦ Universitaire

Pourquoi vaticiner sur Donald Trump et ses déclarations à propos du Vénézuela? Aurait-il une politique différente de ses prédécesseurs? Les organisateurs du génocide des européens lors des deux guerres mondiales, les  destructeurs du Vietnam et de la Syrie, les horreurs sans fin entretenues en Afrique, serait-ce différent de ce qui se passe au Vénézuela?

Le journaliste John Pilger considère que les menaces d’invasion de ce pays producteur de pétrole qui cherche à sortir de la tyrannie imposée par les émetteurs de dollar répètent un schéma qui fonctionne depuis la guerre de sécession. «Les USA ont envahi le Vénézuela au moyen de groupes subversifs». Ils organisent l’opposition et cherchent à détruire par la force le gouvernement légal et légitime. Une fois de plus, ceci est un crime selon le droit international. Les USA vont-ils envahir directement le pays ? Le journaliste considère cette hypothèse comme peu probable. Toutes les autres formes de conflit étant utilisées contre le Vénézuela, en particulier la propagande bombardée par les oligarques en possession de l’occident globalisé, il en déduit que ce pays est un test, comme la Syrie, de lente rébellion contre l’Empire du Néant global. Mais la globalisation a plus d’une astuce pour piller et tuer.

Passer par des tiers mis en esclavage

Plusieurs pays d’Amérique hispanique dont les présidents sont des pantins reçoivent régulièrement la visite de dirigeants étatsuniens ou sont convoqués à l’occasion d’événements destinés à maintenir des liens . Le Vice-président des États-Unis, Mike Pence, s’est fendu d’une tournée en Colombie, au Chili, au Panama, en Argentine. Rien de grand n’était au programme. Pence voyage pour exciter à la guerre contre le Vénézuela.

Pourquoi Mauricio Macri, le Président argentin, se feraient-il tirer l’oreille? Car Mauricio Macri, lors de sa campagne électorale,  s’était prononcé en faveur du dénommé Leopoldo López, agitateur qui appelait à la violence contre Maduro, Président légal et légitime depuis la mort de Hugo Chavez. Le même Macri a demandé que le Vénézuela sorte du MERCOSUR en décembre 2015 et Pence, depuis le mois de juin, raconte dans tous les médias  que les menaces de sécurité contre les USA proviennent de l’Amérique Centrale (Guatemala, Salvador, Honduras). On cherche à créer un climat propice à une intervention de mercenaires, sous commandement américain. L’Argentine actuelle est tout à fait servile, comme la Colombie, le Brésil et le Pérou. En échange de quelques prébendes et autres gratifications, ces dirigeants sont disposés à satisfaire les obsessions des mafias financières : attaquer l’Iran, le Vénézuela, etc. Aucun pays d’Amérique hispanique ne gagnera quoi que ce soit a participer à ces actions.

Des élites alternatives d’une soixantaine de pays ont signé la Proclamation de Caracas

La “Proclamation de Caracas”, rédigée entre le 16 et le 19 septembre dans cette capitale affirme haut et fort qu’au Vénézuela se joue “le droit à la souveraineté, à l’indépendance, à l’autodétermination, à l’intégration de nos peuples”, soit le contraire de la global-invasion totalitaire.

Le journaliste J.Pilger affirme que si le Vénézuela s’écroule, alors toute l’humanité s’écroulera. Il est certain que le Vénézuela veut éliminer le dollar et négocier son pétrole en d’autres monnaies. Bien sûr, l’universitaire Chomsky, en visite en Uruguay au mois de Juillet a confirmé que ”l’Amérique Latine possède de grandes richesses qui ont seulement servi à enrichir un petit secteur de la société et les multinationales”.

Mais le régime “collectiviste” n’est pas le socialisme organique, l’association volontaire de personnes agissant de concert, ainsi que cela s’était construit en Europe au cours des siècles. Le régime est trop “volontariste” pour ne pas engendrer des résistances et entrer en crise, ce que mettent en avant les financiers mondialistes pour le critiquer. Pourtant, n’est-ce pas exactement ce que font les dirigenats occidentaux? Ils imposent partout en Europe des populations venant du vaste monde, avec lesquelles personne ne veut vivre, et créent ainsi le génocide, la tyrannie et la crise…Si le volontarisme aboutit à des réactions négatives au Vénézuela, il en fut de même en URSS, et aujourd’hui dans toute l’Europe. La résistance du Vénézuela face à la global-invasion fait apparaître clairement l’infamie des actueks dirigeants occidentaux.

Et il appartient à chacun d’empêcher l’inhumanité de se répandre.

 

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