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La crypto-monnaie : deux ou trois choses que l’on sait d’elle

ITHACA

La crypto-monnaie : deux ou trois choses que l’on sait d’elle

Auran Derien ♦
Universitaire

La technologie peut détruire les monopoles et nous libérer de la tyrannie des mafias bien enkystées dans les structures de pouvoir

Il convient pour cela que les dirigeants d’une zone aient un projet indépendant de celui des mondialistes. Ce n’est plus le cas en Europe où pullulent désormais les  collabos de la global-invasion. La technologie est alors mise au service de la haine et du mensonge. Elle sert les gérants de l’inhumanité.

La monnaie électronique est à l’étude partout dans le monde. Elle repose sur une technologie appelée “chaîne de blocs” qui possède un intérêt propre, indépendamment de l’usage monétaire, puisqu’elle permet d’encoder n’importe quel document ou n’importe quel message. Elle sert à l’émission de centaines (de milliers ?) de crypto-monnaies qui vont se heurter rapidement à la tyrannie des intérêts installés, la manne céleste des banques centrales.

De l’intérêt de la concurrence monétaire

Le système financier actuel est protégé par l’État et dominé par les banques centrales coordonnées par la BRI  installée en Suisse. Ce système engendre l’instabilité économique et institutionnalise le parasitisme du secteur bancaire . La complicité entre les États et les banques est ancienne mais désormais l’État a cessé de protéger les populations. Il est devenu, comme au temps de la période bolchévique, l’ennemi du genre humain et la haute finance vit au dépend de la classe productive.

Les cryptomonnaies font tout d’abord penser aux monnaies complémentaires, celles qui sont utilisées pour l’achat de produits et de services de proximité. Le point fondamental en théorie monétaire, celui qui distingue les penseurs honnêtes , s’appelle l’axiome de l’unité du fait monétaire.

Dans la longue histoire des hommes, deux types d’expériences sont à distinguer : la théorie de l’émission selon le critère du “NOUS” et celle qui repose sur un principe multilatéral, dont la référence est le “VOUS”.

– La monnaie complémentaire se concentre sur le “NOUS”.

Dans cette approche, personne ne remet en cause la monnaie officielle, imposée par les États, et émise par les  tenants de la banque centrale. L’objectif se limite à faire fonctionner une moyen de paiement complémentaire qui doit circuler au sein de groupes. Les “criminels en col blanc” imposent à l’État de freiner voire d’éliminer ces compléments si de telles monnaies se multiplient ou prospèrent. Le “nous” de l’État au service du soviet de la finance dépasse le “nous” du petit groupe qui souhaitait utiliser la monnaie complémentaire. Dans cette sphère on classera en particulier les expériences d’ITHACA hour (Ithaca est une ville de l’Etat de N.Y.) ainsi que le Réseau Global de Troc qui prit de l’importance en Argentine au temps de Carlos Menem, coupable de la grande crise du début du XXIème siècle.

– La monnaie multilatérale prend des noms divers selon les lieux où elle a été promue.

Il s’agit d’un système de comptes. La monnaie est émise en référence à des tiers, chaque fois qu’un agent entre dans une transaction. La monnaie ne peut circuler, évidemment, puisqu’elle n’est rien de plus que de l’information. Les puissances au service du monopole que représente la manne céleste actuelle ne se disputent pas avec de tels concurrents puisqu’elles ne sont pas confrontées à une organisation opposée mais qu’il s’agit d’une simple relation entre personnes. La chaîne de blocs pourrait remplir le rôle du système de comptes, à condition que les promoteurs ne tombent pas dans le piège grossier de la marchandisation de l’unité monétaire. Ce sera évidemment difficile tant la bestialité marchande tient le haut du pavé en occident.

Ces solutions de monnaies complémentaire ou multilatérale ont favorisé, historiquement, le fonctionnement harmonieux de groupes sociaux vivant aux époques de troubles. Nous savons que les mafias financières les mieux organisées ont obtenu l’arrêt des expériences sous des prétextes futiles : la nécessité de soumettre les “compléments” aux intérêts dominants ; l’incorporation de ces expériences dans la grande surveillance du big brother incarné par la Banque Centrale. Etc. Pourtant, le pape de l’économie néo-libérale, F.Hayek, a clairement affirmé que “rien n’est plus important que d’annuler le mariage malheureux entre les politiques monétaire et budgétaire” ce qui signifie qu’il conviendrait de supprimer le monopole privé des banques oligarchiques protégées par l’Etat. L’existence de monnaies concurrentes transformerait tous les agents en utilisateurs d’une monnaie et aucun gang ne pourrait s’engager dans des dépenses telles qu’il ne puisse faire face à ses obligations.

 

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Les crypto-monnaies : une destruction créatrice schumpétérienne ?

Les crypto-monnaies sont en mesure de briser le lien entre dette, monnaie et totalitarisme. Il s’agit évidemment d’une prospective sociale et politique hardie. On peut se montrer sceptique à l’égard des projets qui prônent un recul de la tyrannie de la finance, une discrétion des oligarques, une prudence des gouvernants face aux voyous en tous genres engendrés par le système à tuer les peuples. La situation présente des pays européens, victimes de génocide et de pillage, justifie une remise en cause profonde de la création monétaire telle qu’elle fonctionne et une réflexion sur des alternatives de décentralisation.

La route de la servitude, selon l’expression de Hayek, nous la suivons chaque jour dans l’obscurité des politiques des banques centrales. Il faut ouvrir les fenêtres, multiplier les crypto-monnaies et repenser la relation entre les fonctions traditionnelles de la monnaie dans la mesure où la technique autorise enfin une séparation entre les éléments d’information nécessaires à l’échange et ceux d’interaction.

La lutte contre les monopoles financiers  suppose une multiplication des moyens d’information, porte ouverte justement par la technologie des chaînes de blocs. L’attitude infâme de Christine Lagarde du FMI recoupe les obsessions des démons de Londres, ceux qui ont acheté le monde grâce à leur monopole de la création monétaire : ils veulent continuer à subventionner les révolutions destinées à accroître leur pouvoir. A partir de la première guerre mondiale, toutes les horreurs que connut l’humanité ont une seule et unique cause, un soviet suprême de la finance . Tout est bon pour créer des conflits.

La technologie des chaînes de blocs et les crypto-monnaies sont une opportunité pour de nouvelles élites  : engendrer des systèmes monétaires sans moyen de paiement. Les comptes des agents sont tenus en une unité qui n’est pas une nouvelle forme monétaire. Les relations vont d’une personne vers les autres, qui participent de ce système. C’est pour cela que la promotion du Bitcoin en tant que marchandise spéculative est un appauvrissement de l’innovation des chaînes de blocs.

La règle schumpétérienne de destruction créatrice sera-t-elle empêchée de fonctionner par l’alliance entre les mafias financières installées et les têtes plates incapables de voir plus loin que la monnaie marchandise?

 

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