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Françafrique : du paternalisme au jeunisme. Macron au péril de l’humoristiquement correct

Macron Afrique Ouagadougou

Françafrique : du paternalisme au jeunisme. Macron au péril de l’humoristiquement correct

Jean Bonnevey ♦
Journaliste

Le président Macron devrait savoir que l’humour n’est pas universel. Qu’il est interdit de faire des blagues sur les Belges, les juifs, les noirs, les gros et les handicapés. Les seules blagues autorisées par le tribunal des flagrants dérapages, sont celles sur les blondes à l’exception toutefois de sa remarquable épouse.

Alors, quand il se moque gentiment du président Burkinabé qui sort de la salle surchauffée, pas seulement politiquement, pour lui demander s’il va réparer la clim, il commet une grave imprudence. D’abord c’est révélateur d’un suprématisme français mal contrôlée… la repentance ne serait elle pas sincère quoi que rabâchée ? C’est le sentiment de nombreux observateurs africains. Mais plus grave en ridiculisant devant les étudiants et la presse le président, il lui fait perdre la face. Impardonnable en Afrique.

Il diminue le respect toujours accompagné de crainte dont doit jouir un chef d état africain pour diriger un pays et des peuples de plus soumis dans ce cas au terrorisme islamique.

Le président Macron est un jeune, il fait du jeunisme devant la jeunesse africaine. Il parle donc des crimes de la colonisation et oublie que cette jeunesse est là si nombreuse en partie en raison de l’apport santé de la colonisation, mais c’est un autre débat. Le Macron est jeune et ne sait pas.

Mais il n’est pas bête et il voit bien que ça pousse, 8 à 9 enfants par femme bientôt 1 milliards d’africains dont certains en Afrique francophone ne pensent qu’à venir chez nous où la climatisation fonctionne comme les assistances nombreuses et variées. Il a bien comprit qu’aucun développement n’était possible face à la surpopulation et donc que l’immigration de misère avait encore de mauvais jours devant elle.

Il a donc dit quelques vérités notamment sur les esclavagistes de Libye qui sont des africains et sur la responsabilité des pouvoirs en place qui doivent prendre en compte la fin de la politique africaine de la France. Nous n’avons plus de politique africaine… qui peut le croire avec les interventions militaires et la fatalité migratoire ?

L’autre révélation c’est que si, pour les Français, la page est tournée, pour les Africains, elle ne l’est pas et ne le sera jamais. Pour eux, tout ce qui leur arrive, c’est la faute du colonialisme, du néo colonialisme et maintenant du post colonialisme. Ce n’est pas comme cela qu’ ils s’en sortiront vraiment. La lucidité, ce n’est jamais le manichéisme.

Et c’est vrai que la climatisation qui ne marche pas malgré 60 ans d’ indépendance, ce n’est plus de la responsabilité de la France.

  1. Blairon
    Blairon1 décembre 2017

    pourquoi les Belges ? justement, il est expressément recommandé de faire des blagues sur les Belges, vieille tribu celte, et sur les blondes, pour éviter d’en faire sur les autres cités par jean Bonnevey.

  2. Robert41
    Robert413 décembre 2017

    Taquin et pertinent, notre Jupiter y allait de son a-han dans cette rencontre franco-africaine. Il a dit tout haut ce que d’autres pensent tout-bas. A vrai dire, j’aime ce discours franc, direct. Il distingue l’ami, du faux-ami. Voilà, pratiquement 60 ans, que cette sulfurante colonisation sado masochiste est ressassée comme un crachat, vis à vis de la France ; ces mêmes dénonciateurs omettent que les premiers colons étaient leurs propres rois et élites, qui vendaient leurs indésirables aux arabes et aux européens. Mais-là chut … ! – Ces écorchés, ne voient qu’une seule responsabilité : – Celle du BLANC. – Bah-oui, le remords, l’auto-critique, la repentance et l’assistanat, c’est surtout le Blanc qui exerce cette synthèse ; j’entends pas ce même exercice, chez les Africains et les Arabes … En faites, cette litanie, alliant devoir de mémoire et réparations financières, permet d’exploiter l’historique d’un passé comme un filon profitable à la haine. C’est l’entretien de la haine avait dit Mitterrand. C’est pourquoi tant qu’une légitimité ne dira : – Cela suffit ! ; nous serons otages de cette emprise odieuse qui salit les vraies victimes.

  3. Révolté
    Révolté5 décembre 2017

    Encore une analyse de journaliste. La France est condamnée à demander pardon.je n’ai pas voté Macron mais des 3 dernier guignols ( guignols car manipulés par les médias la finance l’europe Etc sauf à l’ecoute des Français) c’est encore le plus abouti malgré le jeunisme
    Il manque en France une formation pour redevenir Français il ne faut pas désespérer, l’Amérique bouge ! dans 10 ans nous suivrons le mouvement…..nous comprenons vite mais il faut nous expliquer longtemps

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