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Le photovoltaïque brisera le dos du canard

MG Canard

Le photovoltaïque brisera le dos du canard

Michel Gay ♦

Pour céder la place à la production d’électricité photovoltaïque fatale en milieu de journée, les moyens conventionnels pilotables (charbon, gaz ou nucléaire) sont contraints par la loi à diminuer leurs productions. Mais attention !… Une trop forte diminution pourrait “casser le dos du canard” (la forme de la courbe de production thermique) et aboutir à une panne généralisée d’électricité appelée “black-out”.

Cette production fatale d’électricité photovoltaïque (PV) uniquement centrée sur quelques heures est un handicap pour la France. Elle atteint son maximum au midi solaire (un jour sans nuage), puis décroit rapidement dans l’après-midi alors que la consommation d’électricité, au contraire, remonte en fin de journée pour atteindre son maximum vers 19h00.
Le soir, les moyens conventionnels redeviennent donc indispensables pour compenser rapidement cette diminution d’électricité solaire afin de répondre aux besoins des Français.

Si la production photovoltaïque seule (sans aucun autre apport de production fatale d’électricité) atteignait 20% de la production annuelle d’électricité en France alors, cette puissance électrique solaire fournie pendant quelques heures en milieu de journée en été (courbe jaune en cloche ci-dessous) serait ponctuellement supérieure à la demande (courbe noire). Cette situation serait paradoxalement dramatique pour l’équilibre général du réseau.
(Voir hypothèses et calculs en fin d’article)

De plus, les productions des éoliennes viendraient aussi s’ajouter au PV (lorsqu’il y a du vent), ainsi que l’hydroélectricité fatale (au fil de l’eau) ce qui accentuerait encore les déséquilibres.
En effet, cet afflux d’électricité issu du soleil, du vent et de l’eau aura alors pour effet de diminuer dangereusement la production des moyens conventionnels (courbes marron ci-dessous en forme de canard au long cou relevé) de 8h00 à 17h00.

 

Plus le PV est important, plus la production thermique diminue de 9h00 à 17h00, et plus “le dos du canard” se creuse dangereusement jusqu’à le briser (courbes en jaune et rouge ci-dessous).

De plus, cet excès d’électricité nécessitera l’écrêtage des productions renouvelables qui ne pourront pas être consommées ni exportées car les pays voisins seront soumis aux mêmes aléas au même moment. Elles seront donc perdues, « gâchées ».

Cette situation chaotique sera “fatale” à la production d’électricité de la France (coupures d’électricité) pour au moins deux raisons :

1) L’inertie des moyens conventionnels régule habituellement l’équilibre du réseau en fréquence et en tension. Si ces moyens sont réduits ou arrêtés en journée, cette insuffisance d’inertie stabilisatrice conduira à un “effondrement” du réseau électrique (une panne généralisée).

2) A partir de 17h00 et jusqu’à 21h00, la “rampe de puissance” à remonter est très (trop ?) importante. Les moyens conventionnels thermiques pilotables à redémarrer pour répondre au besoin national en moins de quatre heures sont considérables (environ 50.000 mégawatts). Mais pour réaliser cette prouesse, les chaudières des centrales thermiques ne doivent pas être “trop” réduites.
L’éolien soumis aux caprices du vent n’étant pas fiable, les centrales thermiques les plus réactives à gaz et au pétrole (turbine à combustion) seront alors (trop ?) fortement sollicitées pour prendre le relais.

En augmentant la consommation de gaz et de pétrole et en diminuant notre autonomie énergétique, le développement simultané du PV et des éoliennes est un monumental retour en arrière. Une trop forte proportion d’électricité issue des énergies renouvelables fatales conduira à des coupures dramatiques d’électricité… comme en Australie du sud où les citoyens en subissent déjà les conséquences néfastes.

Si nos élus continuent à se voiler la face, les productions électriques issues du vent et du soleil, déjà inutiles et nuisibles, ruineront les Français car au-delà d’un seuil de 10% à 20% de la production annuelle d’électricité, elles briseront le « dos du canard ».

Hypothèses et calculs

Production nationale annuelle en France en 2016 = 532 TWh (source RTE)

Si la production photovoltaïque annuelle atteint 20% de la production nationale, elle représentera 106 TWh
(532 TWh x 0,2 = 106,4 TWh)

Avec un facteur de charge moyen annuel du PV égal à 13%, il faut donc 93GW de PV installés.
(8760 heures x 0,13 x 93 GW = 105,9 TWh).

La puissance fournie en France par le PV atteint régulièrement 75% de la puissance installée aux environs du midi solaire de mai à août (et jusqu’à plus de 80%) soit environ 70 GW.
(93 GW x 75% = 69,75 GW)

Or, en milieu de journée et le soir, la puissance appelée en France l’été varie généralement entre 50 GW et 55 GW en journée (elle peut descendre jusqu’à 30 GW dans le creux de la nuit vers 4 heures du matin).

 

 

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