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Interdit de rire : le politiquement correct en pleine crise de nerf

Interdit De Rire

Interdit de rire : le politiquement correct en pleine crise de nerf

Jean Ansar ♦
Journaliste .

Le politiquement correct est un totalitarisme. Se sentant menacé, il se radicalise dans une fuite en avant de l’absurde. Il tente donc de terroriser les esprits libres en multipliant les exécutions médiatiques à l’issue de procès à la soviétique sur les «  dérapages ».

Nous sommes bien dans une phase «Au nom de la rose». Il faut traquer le rire blasphématoire de la nouvelle religion, et les petits inquisiteurs de la bien pensance font feux de tous bois pour allumer leurs bûchers.

L’animateur des” Z’Amours”, sur France 2, a été évincé du jeu après 17 ans, la semaine dernière, après avoir osé un trait d’humour sur les femmes battues, lors d’une émission sur C8.
Le dimanche 17 décembre, le joueur de l’équipe de France de football, Antoine Griezmann a publié sur Twitter une photographie où on le voit grimé en joueur de couleur noire, coiffé d’une perruque afro et vêtu comme un basketteur de l’équipe américaine des Harlem Globe trotters. Il voulait leur rendre hommage.Un déguisement qui a contraint l’attaquant de l’Atlético Madrid de retirer sa photo, et de présenter des excuses.

Si le ridicule tuait encore en France, il y aurait un auto génocide des imbéciles de l’idéologie qui se croit encore dominante

On le sait, Desproges et Coluche seraient interdits d’antennes et Sacha Guitry brûlé en place publique. Les bons sentiments, socle de l’hypocrisie démocratique craignent plus que tout l’esprit et la dérision.

Pourtant le politiquement correct occupe le terrain- reportages en boucle sur les gentils migrants, feuilletons avec des femmes toujours admirables, noirs victimes innocents de préjugés, rien ne nous est épargné au niveau de la propagande télévisée la plus partiale et la plus niaise, de l’info manipulée aux séries de commandes. De Funès, déguisé en juif religieux, serait aujourd’hui en prison et le rabbi jacob en enfer comme Tintin au Congo.

Mais comme les nouveaux censeurs de la bienpensance sentent qu’ils sont rejetés et que la coupe est pleine, ils durcissent leur oppression intellectuelle. Rien n’est innocent dans les derniers avatars de la table ronde. Il y a des chevaliers noirs et dans Star Wars l’avenir de la liberté passe par un homme de couleur et une femme.

On est dans la continuation de la stratégie d’«intouchable». On multiplie les films sur les femmes admirables oubliées ou les noirs occultés. Qui ne se rend compte qu’il s’agit d’une volonté de réécrire l’histoire encore et toujours en imposant des références de la société que l’on veut imposer. Le prochain futur héros de Marvel au cinéma sera lui aussi noir.

Tout cela est ridicule, mais efficace jusqu’a un certain niveau, celui ou cela commence à faire rigoler, celui que l’on veut normaliser. Ah, le rire, ultime blasphème de celui qui refuse de se convertir sans réfléchir et sans esprit critique. Cela terrifie les inquisiteurs du totalitarisme médiatique qui comme Daesh est dans une phase de recul, ce qui le rend encore plus dangereux.

Le terrorisme intellectuel est blessé, attention danger.

Mais comme celui du communisme triomphant ou tout anti-marxiste était un chien, celui aussi finira par tomber comme le mur de Berlin ou les murailles de Jéricho… Au 7 ème éclat de rire les murailles tombèrent.

  1. Henri
    Henri22 décembre 2017

    La connerie gagne des batailles ……!!

  2. LHOMME
    LHOMME23 décembre 2017

    A noter que Netflix vient d’annoncer sa prochaine série alléchante pour les amoureux de l’Antiquité grecque, Troy: Fall of a City qui comme son nom l’indique, reviendra sur le conflit légendaire tiré de la mythologie grecque. Ce projet pharamineux découpé en huit parties est coproduit avec la BBC. La chaîne britannique a dévoilé les premières images de la série, où David Threlfall (Frank Gallagher dans Shameless) arbore une couronne troyenne. Il incarnera Priam, le roi de la cité à l’époque du conflit. Sur la deuxième photographie, on aperçoit en gros plan David Gyasi (Interstellar), qui revêt le casque du guerrier Achille et bien évidemment, c’est un nègre. Les historiens collabos louent cet effort de diversité qu’ils justifient bien entendu : le fils de Pélée et Thétis étant un héros légendaire, il est par définition, sujet à interprétation ! ML.

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