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Macron et la presse : je t’aime moi non plus

Fake News

Macron et la presse : je t’aime moi non plus

Jean Ansar ♦
Journaliste.

Fake news : Que les donneurs de leçons commencent !

Il y a, dans le suivi et le traitement des actions et activités du Président de la République, quelque chose de la Corée du Nord. Il est indiscutable que le jeune président fascine la caste journalistique atteinte en permanence de jeunisme. Les rédactions audiovisuelles ont accompagné le phénomène politique. Il y a longtemps que BFM-TV est surnommé “Broadcast for Macron”. Les médias ont démoli son adversaire principal à la présidence et valorisé son « dégagisme ». La ligne éditoriale de l’idéologie médiatique, c’est la nouveauté et surtout le barrage à la droite non normalisée par la gauche.

Malgré cela, Macron n’aime pas les journalistes. Il s’en méfie et parfois les méprise. Il juge leur attitude arrogante, moralisatrice, et il a bien raison.
Il n’en reste pas moins que s’ il veut s’éloigner de la presse du système politique, il redoute celle d’alternative.

Il est bien évident que sa loi sur les « fausses nouvelles »  est dirigée avant tout contre les médias qui ne pensent pas comme les médias installés par le pouvoir du fric mondialiste.

RT télé, média russe est particulièrement visé, car très bien fait et totalement différent de BMF- LCI- CNews- France Info et autres migrants infos. Cette chaîne comme des sites internet diffuseraient donc de fausses nouvelles. C’est vrai parfois, mais où est la différence avec les autres médias ?
S’il faut lutter contre les fausses nouvelles que ces messieurs du conformisme dominant et de la propagandes anti raciste et pro migratoire commencent. Le harcèlement médiatique, véritable guerre politique contre Trump, appuyé parfois sur des interprétations diffamatoires de ses propos, est-ce encore de l’information ?

Qui ne voit que nous sommes submergés de nouvelles manipulées et reconstituées à fin de propagande. Le choix des sujets et leur traitement sont révélateurs. Pire que la fausse nouvelle, il y a la réalité transformée dans les journaux télévisés mais aussi dans les reportages et les feuilletons, sans oublier les films.

Les médias alternatifs représentent bien sûr un espace de liberté assimilé par le système à la « fachosphère ». Il s’agit d’empêcher toute expression déviante ou divergente dans un espace médiatique de plus en plus soviétisé.

Emmanuel Macron est-il pour une information officielle, sorte de communication contrôlée?  Il ne le dit pas mais le pense très fort. Sa prestation devant les journalistes avec l’autocrate Erdogan prouve, en tout cas, que la liberté de la presse n’est pas son principal souci.

Remettre les journalistes à leur vraie place est une chose, bravo Président. Refuser l’expression d’opinions hostiles en les assimilant à des mensonges et des tromperies est une façon de s’attaquer, par une censure qui ne dit pas son nom, à la liberté d’expression. Macron est prisonnier de la lecture manichéenne de l’histoire de son temps. Il est comme tous ces jeunes qui ne savent rien sur rien, alors que lui est plutôt doué, et le justifient par la formule la plus imbécile du monde «mais je n’étais pas né ».

L’espace de liberté de la presse n’a cessé de se réduire au fil de lois contraignantes et engagées. Un nouveau vent de liberté a soufflé sur le net.  C’est  intolérable pour les sectaires de la pensée démocratique unique.

  1. Elio
    Elio6 janvier 2018

    Macron a surtout payé tout les médias ce qui l’a fait élire: il a été l’un qui a le plus arpenté le champ médiatique lors des candidatures, devant Fillon, Juppé et autres Mélenchons. Maintenant celle loi est une façon de les remercier en contrôlant l’information qui se permet de donner une opinion nuancée.

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