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Et si, en 2018, on libérait aussi l’énergie nucléaire ?

Nucléaire France

Et si, en 2018, on libérait aussi l’énergie nucléaire ?

Michel Gay ♦

Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, a annoncé le 7 décembre la création prochaine de deux groupes de travail : l’un sur l’énergie solaire, l’autre sur la méthanisation pour simplifier la réglementation afin de “libérer” ces énergies renouvelables.
Il a déclaré : “Ce que nous avons fait pour l’éolien, nous le ferons pour le solaire photovoltaïque et la méthanisation. Nous avons un sérieux retard (?) à rattraper sur les autres pays européens.” L’objectif est de “revoir l’environnement réglementaire et administratif en le simplifiant et de mettre en place de nouvelles méthodes de financement“.

Pour le syndicat des professionnels de l’énergie solaire, la simplification réglementaire est “garante de la réussite de nos ambitieux objectifs”.
Il est à noter que, dans le domaine des énergies renouvelables, le mot “ambitieux” est souvent employé à la place de “coûteux et irréaliste”.

Pour sa part, Cédric de Saint-Jouan, Président de France Biométhane se réjouit  lui aussi de l’annonce du secrétaire d’État : “La constitution de ce groupe de travail est une excellente nouvelle car il ne fallait pas attendre que cette filière soit tout à fait mature pour l’accompagner“. Ah bon ? Elle ne l’est pas encore ni techniquement, ni financièrement ? Le sera-t-elle jamais ?

Financer pour libérer ?

“Eiffel Energy Transition” est un outil de financement “inédit” soutenu par l’État (donc les contribuables) dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir à hauteur de 40 millions d’euros. Il permettra de subventionner le développement des énergies renouvelables (photovoltaïque, cogénération, éolien, etc.) en France et à l’étranger.

Lancé à la fin du mois de mars 2017, le fonds a déjà accordé 100 millions d’euros de subventions, principalement en France. “Les besoins de la filière sont considérables : plus de 200 millions d’euros de besoins de financements additionnels ont d’ores et déjà été exprimés par une vingtaine de développeurs“, précise Fabrice Dumonteil, Président d’Eiffel Investment Group.
L’argent des contribuables Français n’a pas fini d’arroser (dire “redistribuer” en langage politiquement correct) à fonds perdus des organismes engagés dans des impasses technico-écologiques, repeints en vert pour l’occasion.

La finance au cœur des sommets internationaux sur le climat

La question du financement des énergies renouvelables et de l’adaptation au réchauffement climatique a été au cœur des discussions lors du sommet international sur le climat “One Planet Summit“, voulu par Emmanuel Macron, et qui s’est tenu à Paris le 12 décembre 2017.

Elle l’a été également à l’ordre du jour de la troisième édition du “Climate Finance Day” qui avait eu lieu la veille au ministère de l’Économie et des Finances, en présence notamment du ministre de la transition écologique Nicolas Hulot et de Gérard Mestrallet, Président du groupe Engie.

Et si tout ce beau monde en avait profité également pour arroser de subventions publiques l’énergie nucléaire afin de relâcher ses nombreuses entraves et de la “libérer”, elle aussi ?

Est-il concevable que personne n’y ait pensé ?….

  1. Henri
    Henri8 janvier 2018

    Qu’est-ce que les Verts ont pas raconté comme âneries sur le nucléaire !! C’est affolant !

    Le Nucléaire est propre , pas cher , au point et très puissant ….Les écolos – verts disaient que c’était polluant etc……. ! Bref , mensonges au peuple ….. !!

    Bien l’article .

  2. Nideux
    Nideux8 janvier 2018

    Peut-on savoir qui est l’auteur de cet article, Michel Gay?
    Merci

    • Michel Gay
      Michel Gay11 janvier 2018

      Citoyen ordinaire, abonné EDF et contribuable, Michel Gay a été pilote de chasse dans une vie antérieure. Il est l’auteur des livres « Vive le nucléaire heureux » et “Au diable les énergies renouvelables !”.
      Il anime le site internet http://www.vive-le-nucleaire-heureux.com.
      Il a reçu en décembre 2016 le prix Yves Chelet décerné par la Société Française d’Energie Nucléaire (SFEN / PACA).

  3. Vanhove Jean Jole
    Vanhove Jean Jole11 janvier 2018

    La production de l’electricité nucléaire est de 89,7 % comme l’indique EDf dans ses factures.La production hydraulique représente 6 %, quand au reste…
    De plus les centrales nucléaires permettent d’économiser les ressources fossiles indispensables au pays sous-développés…

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