Réseaux sociaux, newsletter et flux rss

Cosmos de Michel Onfray : une ontologie matérialiste

Cosmos Matrix 1

Cosmos de Michel Onfray : une ontologie matérialiste

Rémy Valat ♦
Historien.

« Le jardin est une bibliothèque quand trop peu de bibliothèques sont des jardins »

Qui lira Bernard-Henri Lévy ou Jacques Attali dans 20 ans ? Personne. Dans un monde en devenir qui doute, critique et repense ses fondements, il est presque assuré que Michel Onfray figurera parmi les auteurs que l’on enseignera à l’école, mais certainement pas au même titre que les « philosophes des Lumières » (Vous rappelez-vous peut-être d’un certain Voltaire, cet Onuphre qui dénonçait l’esclavage, mais vivait de ses bénéfices). Lassées des manipulateurs de symboles dont les modes de vie révèlent un net décalage avec leurs discours, les classes populaires sont à la recherche d’autres modèles et de valeurs profondes. Un besoin de réel se fait entendre. Michel Onfray, qui pense et agit à partir du réel, nous a offert, il y a deux ans, sa première « pilule rouge » : Cosmos.

Bienvenue dans le monde réel….

Cosmos est le premier opus d’une trilogie, intitulée Brève encyclopédie du monde, une oxymore qui cache en réalité un véritable défi philosophique. Cosmos est paru aux éditions J’ai Lu en 2015, son cadet Décadence qui a vu le jour il y a un an, à quelques semaines des élections présidentielles, a quant à lui fait couler beaucoup d’encre, car il aborde frontalement la question du déclin de notre civilisation et abonde dans le sens du livre d’Éric Zemmour, Le suicide français (paru chez Albin Michel en 2014). Et enfin, Sagesse paraîtra cette année.

Les pieds sur terre (ou dans la boue pour ses détracteurs), Michel Onfray qui défend les valeurs de la gauche identitaire, s’est mis à dos l’élite parisienne de la bien-pensance. En enracinant sa pensée dans le réel, cet héritier de Frédéric Nietzsche, des philosophes grecs et de Pierre-Joseph Proudhon a brisé un tabou en repartant à la conquête de domaines de la connaissance laissés en friche par la gauche (si ce mot peut encore avoir un sens aujourd’hui) : l’histoire dans sa longue durée, le devenir des civilisations, la nature, le vitalisme, le darwinisme… des sujets de « fachos » et de « réacs ».

Il n’est pas vraiment le seul, il est vrai que Régis Debray, ancien compagnon de route du « Che », s’intéresse au « sacré » et à la soif de transcendance, éléments, selon lui essentiels, de la cohésion sociale (conceptions qui l’éloigne de l’athéisme matérialiste de Michel Onfray). Mais en définitive, les « penseurs » de gauche qui osent se remettre en question se comptent sur les doigts d’une main. Surtout, le philosophe en noir s’est attiré la ire de la bien-pensance pour avoir osé porter un regard moins naïf sur l’Islam et dénoncer le manque de recul des médias (qui privilégient l’immédiateté et le sensationnalisme) et leur incapacité à traiter ce sujet en profondeur.

Cosmos est, selon Michel Onfray, son premier livre. Il est le fruit de ses précédentes recherches et réflexions (en particulier sa « contre-histoire de la philosophie »), mais aussi de drames personnels : la perte du conjoint et d’un père, dont l’art de vivre, « virgilien » selon les propres mots de l’auteur, s’est imposé à lui comme un modèle de vie, une philosophie à part entière. « Mon père, écrit-il, qui ne faisait jamais d’autres leçons de morale qu’en vivant moralement, m’apprit que (l’étoile polaire) est la première levée, la dernière couchée qu’elle indique infailliblement le nord, quelles que soient les circonstances et que, quand on est perdu, il suffit de la regarder, car elle nous sauve en nous montrant le cap à tenir. Leçon d’astronomie, certes, mais aussi leçon de philosophie, mieux même : leçon de sagesse. Savoir qu’il nous faut un point de repère existentiel pour pouvoir mener une vie digne de ce nom, voilà qui donnait à l’enfant que j’étais un colonne vertébrale pour enrouler son être » (page 17).

Ce livre est aussi et surtout une inversion des perspectives (et par conséquent des valeurs), alimenté certes par le rejet (bien compréhensible) des monothéismes, religions du livre qui prétendent dire le monde. « Trop de livres, écrit Michel Onfray, se proposent de faire l’économie du monde tout en prétendant nous le décrire. Chacun des trois textes fondateurs de religion prétend abolir les autres livres pour rester le seul. Ces trois-là ont généré une infinité de livres qui les commentent, ouvrages tout aussi inutiles pour comprendre le réel. Le jardin est une bibliothèque quand trop peu de bibliothèques sont des jardins » (page 37).

Cosmos est un texte écrit à la première personne. Comme Frédéric Nietzsche, Michel Onfray ne dissocie pas l’auteur de son œuvre. L’écrivain doit se dévoiler, révéler les éléments de son existence constitutifs de sa pensée avec un réel souci épistémologique. Chaque pensée est unique et une philosophie personnelle. Méthode qui élève Michel Onfray en héritier de Karl Popper (1902-1994). Cosmos est un livre de réflexion, pas un livre d’incantations. Il pourrait servir de modèle aux historiens du temps présent, qui bien souvent cachent leurs opinions politiques ou leurs liens avec leur objet d’étude de manière à réinterpréter l’histoire avec le secret espoir de pouvoir peser sur les événements contemporains.

Sur la forme, le style souvent poétique, le rythme lent et descriptif sans être pesant et la parfaite maîtrise de la langue française rendent la lecture de l’ouvrage agréable et enrichissante à celles et ceux qui prennent le temps d’en comprendre le contenu et l’esprit. Ce n’est pas un livre fast-food et Cosmos a reçu le prix Lire du meilleur livre de philosophie.

Par delà la gauche et la droite

Pourquoi parler de Cosmos deux années après sa publication ?

Parce que l’esprit de Métamag n’est pas de se plier à la loi de l’instant, un livre de philosophie (comme un bon vin) vit selon un rythme propre, il a sa propre temporalité (le sujet du livre s’y prête bien). Et aussi parce que j’estime que Décadence, de par son succès médiatique, pourrait occulter Cosmos, qui est à mon sens plus fondamental. Parce qu’également la personnalité de Michel Onfray interpelle : issu d’une famille modeste, il est devenu enseignant, puis démissionne de l’éducation nationale. Un choix radical. Alors que certains professeurs se tiennent éloignés de l’enseignement en pantouflant dans les services éducatifs d’institutions publiques, Michel Onfray a créé une université populaire, gratuite, où il professe (2002). Ces leçons de contre-philosophie sont radiodiffusées par France Culture. Un moyen d’offrir au classes populaires les moins favorisées le moyen d’accéder, et permettez-moi de paraphraser Fernand Pelloutier (1867-1901), à « la science de son malheur ». Son attachement à l’anarcho-syndicalisme et au fédéralisme proudhonien et au peuple et sa volonté affichée de combattre le Front National, le rapprocheraient « paradoxalement » de la droite non institutionnelle. Cette ouverture d’esprit facilite le débat et l’échange d’idées : tout en restant sur ses positions, le dialogue est possible entre ce philosophe de gauche et des penseurs de droite.

Honnête, il a tout en se démarquant idéologiquement des auteurs « dits d’extrême-droite » ayant mis en lumière les falsifications de Sigmund Freud reconnu le bien-fondé de leurs analyses : pour lui, les faits n’ont pas de coloration politique et l’antisémitisme n’est qu’un pansement idéologique sur la jambe de bois de la psychanalyse freudienne.

Le débat avec Alain de Benoist autour de la pensée, de l’oeuvre et de la postérité de Proudhon en est une belle illustration ( voir vidéo ci-dessous). Il témoigne de la fin du clivage « gauche-droite » traditionnel et révèle plutôt une ligne de fracture (centre-périphérie, classes populaires et élite auto-proclamée et héréditaire des villes, intégrées aux bénéfices de la « mondialisation »), constitutive du jacobinisme et multipliée par la dite « mondialisation » (l’anglicisme Globalisation serait plus approprié pour définir ce processus à visée totalitaire). Les constats du géographe Christophe Guilly sont vécus depuis longtemps par les « gens de la périphérie ». Un auteur qui fait grincer les dents de Libération (Michel Onfray qualifie avec truculence Serge July de « curé ») et la gauche dorée et institutionnelle. Il est certain qu’une « Commune » ne pourrait plus se produire à Paris : la société française pourrait bien changer à partir de sa base et de sa périphérie par un mouvement fédéraliste qu’il appelle de ses vœux (les premières sections de l’Internationale ouvrière, d’inspiration proudhonienne, ont vu le jour en Normandie, patrie du philosophe). Par cet essai, Michel Onfray achève d’une balle dans la tête un socialisme et un communisme déjà moribonds : la mort programmée de la civilisation judéo-chrétienne a déjà fait ses premières victimes.

Un manifeste pour un matérialisme ontologique

Ce livre interroge le réel. L’arsenal de son auteur : la philosophie grecque, le paganisme et la culture européenne. Ce livre reflète-t-il le Zeitgeist de la post-modernité ? La réalité serait-elle païenne ?

Michel Onfray s’attaque aux racines du mal, l’héritage platonicien et chrétien en Occident, il rejette toute notion scindant l’homme en une entité matérielle et spirituelle, un sujet et un objet : une paresse intellectuelle ou une peur d’affronter le complexité et la multiplicité d’un monde concret et immanent par des spéculations rassurantes et simplistes autour de la transcendance divine. Dans son chapitre dédié au Temps, par exemple, l’auteur souligne que « l’âme humaine qui est matérielle porte en elle la mémoire d’une durée qui se déplie par delà le bien et le mal. La durée vécue n’est pas naturellement perçue, elle est culturellement mesurée (40) ». En somme, le temps se trouve dans la cellule de ce qui est.

Michel Onfray est ouvertement vitaliste, l’homme provient de la matière, il est un modeste élément de l’univers, qui comme lui, est animé par la « volonté de puissance », cette pulsion de vie qui veut la vie (l’auteur rappelle dans son ouvrage l’interprétation erronée de ce concept par la propagande nazie, une trahison et une instrumentalisation de la pensée de Nietsche par sa sœur, Elisabeth Förster-Nietzsche et recadre la définition du surhomme qui est celui qui sait qu’on ne peut rien à ce qui est. Conception qui s’oppose radicalement aux idéologies de l’espérance du christianisme aux fascismes, en passant par le droit-de-l’hommisme.).

Rien ne distingue l’homme de l’animal, du végétal ou du minéral, sinon une différence de degré. Pour lui, l’éthologie humaine est un remède contre toutes les spéculations réduisant la nature à une matière à détruire (très présente dans la doctrine paulinienne), alors que celle-ci serait plutôt une force à maîtriser. Si Michel Onfray réhabilite justement Charles Darwin (1809-1882), il aurait pu élargir son propos à Konrad Lorentz (1903-1989), mais on ne lui en voudra pas. Dans le même ordre d’idée, Michel Onfray met également en avant les ravages de l’anthropomorphisation de la nature (qui est une vision déformée de celle-ci, parce que rapportée à l’échelle de nos préoccupations et désirs) qui alla de pair avec la destruction (par le Christianisme et l’Islam en particuliers) des cultures et civilisations entretenant un rapport sacré avec elle. Ces dernières véhiculant la connaissance intuitive que celle-ci comporte une part de sacré et réciproquement.

En replaçant l’homme à sa juste place, celui-ci se retrouve un simple élément d’un processus fait de contraintes ne laissant qu’une faible part de liberté : l’humain, l’animal et le végétal sont soumis au même diktat et les moyens d’adaptation varient de la collaboration au conflit. L’exemple du sipo matador, la liane tueuse, qui épuise et parasite l’arbre lui servant d’appui pour accéder à la lumière, ou plus largement le processus de colonisation des espèces végétales sur notre planète ne nous éloigne guère du phénomène humain des migrations de masse.

Cosmos est une tentative réaliste de réconciliation de l’homme avec lui-même, faite d’une acceptation non résignée de notre état (amor fati) et un manifeste pour une recherche concrète d’une éthique libérée de la pilule bleue des carcans moraux des idéalismes de tout poils.

 

  1. ARNAL Patrice
    ARNAL Patrice9 janvier 2018

    Bonjour,
    Etrange monothéisme quand Jésus dit: “Vous êtes des Dieux”; étrange polythéisme grec qui commence par un Eros primordial puis Ouranos et Pontos (Trinité). Les Dieux grecs sont heureux par nature, l’hédonisme vient ensuite (Dieu et le Philosophe -éditions du net LEN-); M Onfray doit revoir sa copie, tout revoir. On apprend cela en classe de sixième. Zeus fait parti des douze: hédonisme/sensualité; Jésus est le “JE” des douze: saut qualitatif vers un hédonisme par le Cœur Qui transcende (on reste dans la Réalité, et le sensuel ne disparaît pas forcément).
    Les universités de Caen gratuites, pas de subventions?
    La Bible est matérialiste (le buisson est tangible, “Qui me voit voit mon Père”, “Mangez ma chair” etc.) quant à la Science physique il y a longtemps qu’elle ne l’est plus (la matière est virtualité d’informations de vide quantique): inversion des valeurs, réelles cette fois!
    (Dieu et le Philosophe -éditions du net LEN)
    Bien à vous.

  2. P.A. (toujours moi)
    P.A. (toujours moi)10 janvier 2018

    “Jésus fut le seul Chrétien et il est mort”? Nietzsche et Onfray se plantent: le Chrétien est l’Homme qui a à unir “Ciel” ou Cœur et “Terre “ego. Il y a donc autant de Chrétiens qu’il y a d’Hommes qui se donnent ce but; Nietzsche confond Christ et Chrétiens. “Deviens ce que tu es” disait-il: comme il a fini, il fut malheureusement exaucé?

    Puisqu’Onfray se confie, il a vécu une synchronicité: son étoile du Nord, qui ne disparaît jamais de l’hémisphère Nord même en plein jour, est petite, lointaine et le “Ciel” couvert de nuages, un certain soir. Ca le concerne. Rê c’est le Christ en nous ou un Cœur flamboyant; et on ne sort toujours pas du Réel, bien au contraire. Où est l’irrationnel? Hitler était activiste catho? Pie XII nazi, vraiment? Jésus n’est pas historique, sûr? Qui a les pieds sur Terre?

  3. Rémy Valat
    Rémy Valat11 janvier 2018

    L’université de Michel Onfray est probablement subventionnée, mais il faut saluer le courage de quelqu’un qui fait quelque chose, lui, et qui agit au plus près de la base (il y a une différence entre la gratuité pour tous et l’élitisme de l’éducation par l’argent, voire la nonchalance du corps enseignant français). Que l’on partage ou non ses opinions ou ses convictions religieuses qu’importe : son ouverture d’esprit (vous ne verrez pas Attali ou BHL s’entretenir de Proudhon avec Alain de Benoist) et son action auprès des gens méritent d’être soulignées que vous soyez de gauche ou de droite. Personnellement, je préfère ce philosophe à un joueur de football bourré de fric et intelligent comme un ballon : il existe une différence entre abrutir les gens et tenter de les instruire. Les périphériques, et principalement les Français de souche, ont tout à gagner à s’entendre (qu’ils soient croyants ou non). C’est ce genre de débat ou de réflexions qui peut aider à scier les sipos matadors….Je préfère de loin la pilule rouge du matérialisme ontologique à la bleue de la transcendance.

    • P.A.
      P.A.11 janvier 2018

      Merci Monsieur Valat. Le mieux est de sortir de la dualité, ni rouge ni bleu mais pourpre. Monsieur Onfray sert l’intérêt des mondialistes qui marchandisent tout, c’est pourquoi il est subventionné (qui a intérêt?) et publié par le visage préféré des entarteurs, pour maintenir les gens dans la sensualité au détriment de la verticalité, de l’émancipation réelle: faire de nous des tubes digestifs ambulants, producteurs et consommateurs, mais surtout rien de plus. Je montre le Réel réel du Christianisme et non le fantasme -par sa nature- de l’ego: ce qui sépare le Cœur de l’ego est la raison arrogante (Satan, Shou en Egypte ou Cronos chez les Grecs etc.); on ne se débarrasse pas impunément des Mythes millénaires qui se recoupent, ce que ne voit pas Onfray..

      Relisez-moi si vous voulez bien, vous ne verrez ni croyance ni athéisme.

      Beaucoup d’erreurs chez Onfray, par exemple le Jésus conceptuel est blanc, noir, ou jaune à cause de la version retenue du Christianisme, de l’Histoire des trois rois mages. Ce qui est concrétisé, puisqu’il y a des vierges à l’enfant noires, nipponnes, métisses (Guadalupe par exemple) etc.; j’écourte fort mon propos. Au nom de la raison M. Onfray ne cesse d’être dans l’irrationnel, dans l’imprécision comme son dogmatisme anti-Chrétien fanatique (c’est son droit) qui lui fait dire les bêtises mentionnées plus haut.
      Bien heureux de discuter avec vous, j’aime par ailleurs vos articles même si on n’est pas toujours d’accord (heureusement); j’ai beaucoup plus d’infos (PDF) sur notre Réalité, le site saura vous donner mon adresse si vous le souhaitez. C’est imbuvable mais salutaire.
      Bien cordialement et merci encore.
      P.A.

      (le mensonge est habile au plus haut point pour se travestir en vérité, le laid en beau, j’y prends garde aussi)

  4. P.A.
    P.A.12 janvier 2018

    Pour compléter, Onfray est habile, presque systématiquement il donne ses origines modestes, il séduit. Mais il est violent dans ses pensées (violence de ses propos anti-Chrétiens -voir plus haut- qui tient même de la diffamation) tout en disant le contraire, prônant en paroles la non-violence.

    C’est bien de ne plus consommer, et détruire le capitalisme, mais quid des salariés exploités qui veulent tout de même manger? c’est tout un système à reconstruire, pas si simple. De Gaulle préconisait la participation des salariés au capital.

    Dire de la Nature: “C’est Darwin, c’est chimique” est loin d’être suffisant pour comprendre la conscience dans la “matière”, Onfray est donc expéditif, pour se débarrasser de toute réflexion, comme pour la Bible (même lecture littérale que les créationnistes mais pour dire que c’est pour les enfants). Ne reste alors que l’hédonisme/sensualité dont rêvent, pour notre monde, les mondialistes financiers parasites de l’économie. C’est de l’humour un peu méchant mais humour, et je réponds proportionnellement à Onfray: Onfray sera étudié dans le cadre de la sociologie des brèves de comptoir. La violence du bouclier est celle des coups qu’il reçoit!

    En fait j’ai beaucoup de sympathie pour ce Monsieur, il a juste son “Ciel” intérieur à dégager des nues quand l’aube lui viendra, et à transformer son étoile polaire en Rê (notre mission à tous, simple mais laborieuse).

    Je vous suggère d’entendre plutôt le Philosophe Francis Cousin qui n’est pas aussi médiatisé (et pour cause …) sur la Marxisme; Marx s’est dit non-marxiste à la fin de sa vie, voyant la mise en application calamiteuse de ses thèses. Surtout sortons de la dualité en tout; après tout Etienne Chouard (gauche) partage les même idées qu’Yvan Blot (droite), sur la Démocratie non factice.

    Je pense que nous partageons en réalité les mêmes idées, sauf que nous n’avons pas les mêmes références, mon avis est que, passer pour la vérité, est le point culminant du mensonge, le pro-système se présente en anti-système, volontairement ou lui-même manipulé par d’autres et par ses propres dogmes fanatiques. je garde mes distances avec Onfray, je préfère nettement Francis Cousin, assez radical il est vrai.

    Bonne fin de semaine et amicalement
    https://www.youtube.com/watch?v=A1F4fqaGtcU

    https://www.youtube.com/watch?v=Q_-L598qMkU

  5. Rémy Valat
    Rémy Valat13 janvier 2018

    Monsieur Arnal, vous évoquez un site. “Réalité”, c’est bien le nom exact? Bien à vous, RV

    • P.A.
      P.A.13 janvier 2018

      Non pas, je parlais du présent site Metamag qui peut, je suppose vous donner mon adresse courriel; j’ai un PDF qui parle de notre réalité au regard des Mythes: ma thèse qui se base sur la Physique moderne, et les thèses de Jung, autant dire que c’est très spécial, peu commun. Cependant c’est simple et court; vous y trouverez la lecture correcte (selon moi) des toutes 1res pages de la Genèse; quand on a compris la Genèse, c’est magnifique comme du Baudelaire, de toute beauté, mais c’est mon interprétation. Impossible d’avaler que les arbres soient conçus (3e jour) avant les étoiles (4e jour) dans la lecture littérale, mais si les “arbres” (Menorah) sont les Hommes qui doivent porter des fruits, et les étoiles les Hommes “morts” (Osiris/Orion, et potentielles expériences de mort imminente (?)), mythiquement parlant ça devient limpide.

      Comprenez que je n’ai rien contre vous qui faites de bons articles pleins de vérité, mais j’ai du mal avec Onfray. Si vous voulez que croyants et non croyants, comme vous l’écrivez, s’unissent pour une même cause de salut pour notre civilisation, alors Onfray doit cesser de cogner -irrationnellement- sur les Chrétiens, et peut-être vous, ne pas trop vous fixer pour la même raison sur rouges et bleus. D’après moi Onfray n’est pas un témoin de la décadence mais un promoteur conscient ou pas.

      Si vous voulez, j’ai une adresse-poubelle prda@live.fr je vous renverrai mon adresse usuelle et le fichier de 6 pages (3 importantes et du détail); alors attendez-vous à du lourd (humour), peu de gens me répondent, ça surprend! mais de la Science et Jung, pas n’importe quoi, je finis par “CQFD? chacun juge”. A bientôt si vous le souhaitez.

Répondre