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Le kendô : un art martial

Kendo Opendag 05

Le kendô : un art martial

Rémy Valat ♦
Historien.

Le kendô se revendique l’héritier du kenjutsu, qui fut jadis l’escrime des samouraïs. Cet art martial moderne appartient à la large famille du budô (ou « voie -moderne- du guerrier »). Largement coupé de ses racines, le budô en général et le kendô en particulier n’ont plus rien en commun ni avec les techniques de combat ni avec l’esprit des guerriers japonais. L’ancien corpus d’enseignement martial suivi par les samouraïs a été éclaté, pacifié et dénaturé en sports (voire en escrime acrobatique) le tout enrobé d’une éthique prétendument respectueuse de la philosophie martiale nippone.

Le kendô est une invention de la tradition, un devenu un sport n’ayant aucune utilité martiale. Cependant, cet art épuré conserve quelques traits de l’esprit que l’on prête volontiers au samouraïs, traits qui en font toute sa noblesse.

Le rôle secondaire du sabre dans la culture guerrière médiévale japonaise

Pour les guerriers japonais, comme leurs homologues des armées antiques ou féodales de par le monde, le sabre (ou katana) ne fût jamais leur arme principale jusqu’à la période pacifiée d’Edo (1603-1868). Il était un équipement défensif d’appoint et le symbole d’appartenance à une caste érigée en modèle pour la société. Comme tout militaire sur le champ de bataille, primaient l’instinct de survie et la nécessité d’infliger des pertes maximales à l’ennemi, désir et contrainte qui ne s’accordaient guère avec l’usage d’une arme individuelle de courte portée. Le katana était utilisé en ultime recours, dans des espaces exigus ou pour la décollation des têtes des ennemis (souvent pratiquée avec le sabre court ou wakizashi), considérées comme des trophées ouvrant droit à récompenses. Les récentes recherches d’historiens américains et japonais (Thomas Conlan, Suzuki Masaya et d’autres) ont ainsi révélé que les blessures reçues par les combattants sur le champ de bataille pendant la période de Nanboku-chô (1336-1392) étaient principalement le fait d’armes de projection (arc et pierres) à hauteur de 90%. Et cette préférence pour les armes de tir s’est naturellement maintenue avec l’introduction du fusil. Les premiers samouraïs combattaient principalement à cheval et étaient armés d’arcs et de flèches.

Arme relativement rare, souvent ornementée et personnalisée, onéreuse et prestigieuse, le katana était l’attribut du samouraï. Et, même lorsque ces sabres vinrent à être produits en grande quantité (et souvent de moindre qualité), celui-ci en prenait le plus grand soin, évitant au combat les chocs prolongés pour ne pas les détériorer. Pour ce motif, allié à celui de l’efficacité, l’objectif du combattant en armure était principalement de transpercer la protection de son ennemi d’un puissant coup d’estoc ou le déstabiliser avant de l’abattre au sol. Les armures japonaises étaient fabriquées à partir de matériaux composites (métaux, cuir, soie et tissus) et pesaient entre 10 et 20 kg. Elles étaient plus légères que leur équivalentes en Europe (35 kg) et étaient conçues pour donner une plus grande liberté de mouvement : les articulations étaient moins protégées pour assurer confort et conserver la flexibilité des membres, mais avec pour contre-partie d’offrir un point faible aux coups de l’ennemi. Et, bien qu’équipés d’un sabre à lame courbe (un lointain héritage des peuples des steppes), les samouraïs de la période médiévale, donnaient fréquemment des coups d’estoc (frappe avec la pointe de l’arme), seul moyen de frapper localement et avec précision un adversaire, voire d’en transpercer la cuirasse. La taille était réservée aux articulations ou aux parties intérieures des membres, zones non recouvertes par l’armure, et la frappe était complétée par des mouvements de cisaillement de la zone atteinte pour pénétrer la couche de vêtement et entamer la chair (dans ce cas, le guerrier pouvait apposer sa main sur le dos de la lame pour renforcer les effets du tranchant). Le combattant pouvait aussi abattre son ennemi à mains nues en lui brisant le cou.

Avec l’installation durable de la paix civile au Japon et l’abandon définitif des armures, les techniques vont s’élargir et s’enrichir : à cette époque, le sabre devient l’arme de prédilection du samouraï. Les cibles potentielles de l’adversaire s’étendant à tout le corps, les frappes mortelles ou pouvant occasionner de sévères blessures sont envisageables, dès la libération du sabre de son fourreau (c’est le point de départ de la discipline moderne appelée ïaïdô). Le poignet, qui est en général le membre le plus exposé est une cible privilégiée des attaques. Une atteinte même légère aux membres supérieurs pouvait suffire à désarmer un adversaire et à le neutraliser. Cependant, même si le samouraï s’entraînait beaucoup, celui-ci sort peu sont arme du fourreau. Se développe ainsi l’idée d’une maîtrise de soi de contrôle de la force pour ne pas s’en servir au détriment d’une expérience authentique du duel ou du combat, pratiqué par une minorité seulement de guerriers. Ce sont les premiers pas qui mèneront à la pacification et à domestication totale de ces derniers.

L’apparition du kenjutsu

Les guerriers médiévaux se devaient de connaître l’utilisation d’une large panoplie d’armes immédiatement exploitables sur le champ de bataille et s’y sont toujours intéressés. Cependant, les écoles d’escrime n’ont probablement pas l’ancienneté affichée. Les plus anciennes remonteraient à la fin du XIVe siècle voire au XVe siècle. Ces écoles (ou ryûha en japonais) sont un phénomène nouveau, un changement, qui s’éloigne des techniques martiales stricto sensu. Ceci s’explique par les bouleversements sociaux entamés pendant la période médiévale, la fonction privilégiée tenue par la caste militaire dans la société et son rôle moteur, puis la montée en puissance de la bourgeoisie.

Pour les samouraïs, le processus de civilisation passa, en qualité de détenteurs de la force publique, par la nécessité du contrôle de la violence et un investissement dans la vie civile. Les « codes des maisons guerrières » (ou buke kakun) ainsi que des textes, inspirés du protocole de l’ancienne cour impériale, régirent les mœurs et les coutumes des samouraïs (buke kojitsu). Cet intérêt pour l’étiquette fût l’instrument d’une stratégie modelant le nouveau visage de la classe guerrière et cultivée, devenue un acteur politique essentiel et rivalisant avec la noblesse, dont elle s’approprie la culture. Cette orientation nouvelle et les emprunts faits aux arts civils (par nature pacifiques) ont eu un impact considérable sur les arts militaires. Au-delà du raffinement esthétique et de l’expression des sentiments de l’artiste, les arts civils sont fortement spiritualisés et sont considérés au XVe siècle, à l’instar de la religion, comme un moyen de parvenir à la perfection. Ces arts sont, selon grand maître de nô Zeami (1363-1443), une « voie » (dô). Le néologisme « voie des arts » (ou geidô) apparaît pour la première fois dans son traité d’art théâtral, kyoraika, paru en 1433. Avant lui, la « voie », lorsque le terme était associé à un art, indiquait une spécialisation sans aucune dimension spirituelle. L’esthétisation et la spiritualisation du domaine des arts ont modifié l’approche technique et les croyances moins raffinées des guerriers, et ont donné naissance à ce que nous qualifions aujourd’hui d’arts martiaux ou budô (la terminologie moderne japonaise était plus lâche, on parlait d’ « arts martiaux » ou bugei, ou bien encore de « stratégie » ou heihô, mots indifféremment employés pour désigner l’escrime).

Pendant longtemps, les entraînements étaient moins sécurisés (à armes réelles ou avec un lourd sabre de bois ou bokken), plus douloureux (la souffrance faisait partie de l’apprentissage) et les blessures fréquentes. L’engagement de l’élève était total. L’ascèse favorisait le développement des aptitudes mentales du combattant ouvrant la voie à une transformation spirituelle. D’un point de vue religieux, cette formation ascétique (shugyô) ouvrait la voie à une maîtrise de l’art, où l’être n’existe plus (muga), où la pensée n’est plus (mushin), mais où le guerrier, son adversaire, le combat et l’univers forment un tout et où l’action se fait naturellement. Mais, avec la période de stabilité et de paix d’Edo se développa le recours à des équipements d’exercice et des protections. Le maître d’armes Yagyû Muneyoshi utilisait déjà, vers la fin du XVIe siècle, un fukuro-shinai (un sabre factice fabriqué avec des lames de bambou recouvertes d’une gaine de cuir) et les élèves de la Maniwa nenryû des protections faciales (début du XVIIe siècle). Le mouvement général d’introduction d’un équipement complet de protection pour les escrimeurs aurait été initié par Yamada Heizaemon Mitsunori (1639-1716). Prenant pour modèle ce qu’il observa dans le dôjô de Takahashi Danjozaemon (Sagawa shinkage-ryu) dans lequel les étudiants portaient des protections, Yamada fit à son tour fabriquer des paires de gants (kote), des masques de protection en bambou pour le visage (men) et une armure ventrale, fabriquée avec des lattes de bambous, remontant jusqu’à la poitrine (do). Le maître d’armes milita pour un mode de combat moins formalisé (le traditionnel apprentissage des katas), proche du combat réel, mais avec des armes non dangereuses et des protections permettant d’encaisser des coups donnés à pleine puissance. Plus tard, son troisième fils, Naganuma Shirôzaemon Kunisato (1688-1767) apporta des améliorations au matériel (rembourrage de laine pour les gants et grille de protection en métal pour les masques) et introduisit l’entraînement en armure au sein de la Jikishinkage-ryû. C’est à cette époque également que se propage l’usage du fukuro-shinai. Ces équipements et protections qui se généralisent à cette époque sont à l’origine de la panoplie du kenshi contemporain.

Le processus de pacification de la mentalité guerrière est le fait des samouraïs eux-mêmes et celle-ci eu pour sévère contre-partie une perte de l’efficacité martiale au détriment de l’esthétique et de la sportivation. Comme le souligne Karl Friday : les arts martiaux devinrent alors « une abstraction de la science militaire, au lieu d’une application de celle-ci. » (« Off the Warpath”, p. 256, cité par Alexander C. Benett, Kendô, culture of the sword, University of California Press, 2015 p.40.).

Budô, Cool Japan et l’épuration du passé militariste nippon

Après la dissolution de la classe des samouraïs, les arts martiaux tombent en désuétude avec l’introduction des techniques militaires occidentales. Les salles d’entraînements, les dôjôs, ouvrirent plus largement leurs portes à des adeptes non samouraïs et prirent une tournure résolument sportive et éducative après la dissolution de la caste guerrière au XIXe siècle. Les écoles traditionnelles perdent bon nombre de leurs membres et ne subsista parfois qu’une lignée par tradition. Pour endiguer le déclin et permettre la survie de la tradition martiale japonaise, maître Sakakibara Kenkichi (1830-1894) ouvrit les portes de son dôjô au public, en particuliers aux étrangers, et organisa les premiers tournois d’escrime du Japon (1873). Ce contact avec l’Occident (par le truchement des missions militaires) a façonné la forme du kendô. On devine l’influence des instructeurs occidentaux dans la posture et le mode de combat des kenshis qui s’apparentent à celui du fantassin du XIXe et du début du XXe siècles. Chaque « combattant » porte un uniforme, marche selon un axe étroit et doit se lancer directement sur l’ennemi avec un esprit combatif élevé. Selon, ce système (qui ne met pas en valeur l’auto-préservation du soldat, critère important en temps de guerre), les deux adversaires s’atteignent quasi-simultanément : c’est celui qui a touché l’autre le premier qui marque un point. Cette logique sportive va à l’encontre de la réalité du combat, dans ce cas, les deux hommes seraient morts.

Peu à peu, l’escrime fait son apparition dans les écoles de police (1878) et la première fédération d’arts martiaux, la Nihon Butokukai est créée à Kyōto en 1895. En 1912, le terme kenjutsu disparaît pour être remplacé par celui de kendô. Avec la montée en puissance du Japon en Asie, celui-ci est mis au service du politique d’éducation orientée vers la militarisation des corps et des esprits (c’est également la période où le bushidô est réinventé et instrumentalisé pour « samouraïser » la société), système qui, aussitôt la guerre terminée, sera épuré par l’occupant Américain. Le kendô est interdit et ne subsiste que sous une forme sportive sous le nom de « compétition au shinai » jusqu’en 1952 (année de la signature du traité de San Fransisco) date à laquelle se constitue la Fédération Japonaise de Kendo (Zen Nippon Kendo Renmei).

Le kendô connaît ensuite une phase d’expansion et d’internationalisation significative : la Fédération Internationale de Kendo (FIK) voit le jour en 1970, institution qui organise les championnats du monde de la discipline depuis 1970. L’internationalisation du kendô s’amalgame avec le soft power japonais, le Cool Japan et son message de paix. Au tournant des années 1960-1970, la spiritualité japonaise, car c’est ainsi qu’elle est présentée, et les arts martiaux connaissent une diffusion sans précédent sous forme de publications et de créations d’écoles suite à des échanges entre pratiquants. Les religions asiatiques (en particulier le bouddhisme zen) et les arts martiaux japonais modernes (kendô, aïkidô, judô, karaté) passionnent le grand public et leur pratique se répand aux quatre coins du globe (c’est une période de doute dans les valeurs de l’Occident, et en particulier du christianisme, que marque la crise des années 1968).

Leurs promoteurs nippons, en particulier, Ueshiba Morihei (1883-1969), créateur de l’aïkidô, ou Kanô Jigarô (1860-1938) mettent en avant leurs bienfaits spirituels et leur caractère pacifique sans que personne ne se pose vraiment la question du rôle politique de ce message (souvent produit par d’anciens agents de l’armée impériale). Or, des grands noms des arts martiaux (meijin) comme Ueshiba Morihei, ou Takeda Sôkaku (1859-1943) ou bien encore Yoshida Kotaro (1883-1966) et Mochizuki Minoru (1907-2003) ont pris une part active dans la politique d’expansion coloniale du Japon en Asie. Ces hommes étaient des patriotes et des pan-asiatistes sincères, ce qui ne signifiait pas nécessairement pour tous, anti-occidental. Le message de paix de l’aïkidô et des arts martiaux japonais est un héritage de cette période et sert depuis la politique extérieure d’un Japon pacifié et parfaitement intégré dans le concert des nations. Il fait partie de ces legs reniés des « fascismes », dont les vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale se sont réappropriés les fondements pour bâtir le monde dit « moderne ».

Pour une rupture avec le sport et un enracinement du kendô dans la réalité du combat et la tradition

Ce sont les « matches » de kenjutsu, qui ont permis la survivance de cet art et contribué à sa métamorphose moderne qu’est le kendô. Ce déclin-mutation est le résultat des nouveaux modes de vie, heureusement civilisés mais judiciarisés, et de l’urbanité. Les arts martiaux modernes, le budô, ont un fort potentiel éducatif, mais leur sportivisation excessive (avec l’esprit de compétition afférent) et l’ouverture à des soutiens financiers (une société de sécurité japonaise sponsorise les pratiquants de kendô, société dont une catcheuse est le porte-parole publicitaire, sans compter les scandales autour des matches de sumo truqués) en dénaturent l’esprit. Au Japon, ce qui prime aux yeux des institutions est le rôle du budô comme instrument de contrôle social, d’hygiène physique et morale, de paix et de communication internationale.

Les arts martiaux, tels que les pratiquaient les guerriers japonais, véhiculaient une philosophie et un art de vivre et de mourir, mais aujourd’hui ce qui est devenu un sport sans risque ou sans relation même minimale avec la réalité du combat est au mieux une recherche de développement personnel, et au pire une mise en scène. Pour ma part, je trouve (et pour avoir pratiqué le kendô) que celui-ci par son épuration et sa sportivisation (peut-être excessives) s’est coupé de ses racines (et même les doigts : pendant l’entre-deux-geurres, des officiers de l’armée impériale, adeptes du kendô, ne sachant pas manier un sabre l’ont appris à leurs dépens). Même si l’on enseigne, en parallèle des techniques régulées du kendô, un certain nombre de katas hérités de différentes écoles de l’époque d’Edo, ceux-ci (en particulier les frappes et les mouvements des pieds) ont été adaptés à la nouvelle discipline et ne peuvent être mis en œuvre dans la pratique même de l’art martial : quelle utilité de les apprendre de surcroît si l’on ignore leur origine ? Au kendô, un kenshi peut esquiver un coup porté sur sa tête en l’inclinant (et recevoir le shinai à la racine du cou) et augmenter son score en touchant le poignet de son adversaire. Pire, en limitant les points de touche, le kenshi néglige la protection de parties vitales, de telles ouvertures dans le système défensif d’un escrimeur est une condamnation à mort. La sportivisation conduit peut-être à l’absurde.

La pratique du kenjutsu devrait être, selon moi, indissociable des techniques complémentaires, et en particulier le jujitsu. Tout d’abord, parce que les samouraïs l’ont eux-mêmes pratiqué et surtout parce que cette complémentarité offre une plus grande liberté d’action, de souplesse et d’efficacité en osmose avec les besoins de la société (la pratique continue du kendô comme unique activité physique ne conduit pas à la souplesse du corps). Ce que je reprocherais surtout aux arts japonais modernes du sabre (remarque également valable pour l’aïkidô), c’est leur « virtualité », leur déracinement avec leur fonction première qu’est le combat ou le self defense (voir vidéos ci-dessous).

En revanche, le kendô demeure un art martial de choc frontal qui permet (lorsque l’apprenant s’engage avec sincérité dans cette voie) de développer quelques-unes des aptitudes mentales et physiques conduisant à un développement supérieur des sens (intuition et accroissement du potentiel du ki) : l’essence de la discipline demeure. La pratique du kendô répond également à un besoin éthique, un désir de chevalerie, que remplit parfaitement la philosophie moderne du bushidô (qui est d’inspiration européenne et chrétienne). L’appropriation coréenne du kendô (le kumdo) ou la valorisation des traditions martiales cosaques ou indo-européennes entreprise en Russie pourraient servir d’appui pour l’engagement d’une réflexion sur une européanisation de cet art en prenant pour fondement l’héritage occidental de l’escrime féodale (l’escrime européenne moderne étant devenue elle aussi un sport). Somme toute, le kendô et le bushidô sont, nous l’avons souligné, des traditions inventées (le samouraï était avant tout un individualiste et plus attaché à ses sources de revenus et à son honneur qu’à son maître), alors pourquoi ne pas, en s’appuyant sur l’acquis des manuscrits médiévaux, donner en France et en Europe une plus forte impulsion à l’escrime médiévale occidentale avec des équipements sécurisés, une philosophie directement inspirée du patrimoine culturel européen ? Une pratique de l’escrime non-dissociée du combat à mains nues, enracinées dans la réalité du combat, mais empreinte des valeurs comme le respect d’autrui, l’endurance et la résilience. Cette démarche serait un moyen de réaffirmer une identité chancelante et un désir de chevalerie qui a aujourd’hui besoin du modèle japonais (voire des jedis) pour exister.

 

 

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