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Il faut sauver le « journaliste anti Trump ». Spielberg met son talent au service de la presse établie

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Il faut sauver le « journaliste anti Trump ». Spielberg met son talent au service de la presse établie

Jean Ansar ♦
Journaliste.

Voilà un film qui plait à la critique conformiste. Ce n’est pas parce c’est indiscutablement un bon film avec de grands acteurs confirmés mais parce que c’est un film qui milite pour la « bonne cause ».

Il s’agit en fait, en prenant la défense de journalistes aux prises avec le méchant Nixon, de soutenir le combat de ceux qui, aujourd’hui, s’en prennent au méchant Trump. Cela permet également d’en faire des tonnes sur la première femme à la tête d’un grand quotidien. Si le film avait été réalisé quelques semaines plus tard, on aurait eu un couplet sur le harcèlement sexuel dans les salles de réaction.

Ce film tombe à point pour redorer le blason d’une presse d’investigation en perte de vitesse devant l’opinion publique. Cela arrive au moment où la presse dominante regagne de la confiance dans une campagne contre la presse alternative sur la thématique des fakes news.

A quand un film sur les fake news comme la désinformation des armes de destruction massive de Saddam Hussein et la presse américaine de complaisance par idéologie et poussant à la guerre. Une presse donc largement responsable d’une déstabilisation qui nous a livré au terrorisme islamique.

Mais il est plus facile de faire de l’anti Trump par guerre du Vietnam interposée, cela plait aux grandes consciences d’Hollywood et au système politico médiatique en fureur depuis l’élection de celui qui ne les aime pas.

Il y avait “Les Hommes du président”, d’Alan Pakula, grand film anti Nixon sur l’affaire du Watergate. Il y a maintenant “Pentagon Papers”, qui écrit le chapitre précédent, le premier affrontement du Washington Post avec le pouvoir.

En 1971, le Post est un journal local que sa propriétaire, Katharine Graham (Meryl Streep), essaie d’introduire en Bourse. Il est loin d’avoir l’importance du New York Times. D’ailleurs, c’est au Times qu’on remet les documents secrets dérobés au Pentagone, qui accusent quatre présidents des États-Unis d’avoir menti à la nation sur la guerre du Vietnam. À l’initiative de son combatif rédacteur en chef, Ben Bradlee (Tom Hanks), le Washington Post va prendre le relais quand le New York Times est censuré par le gouvernement.

Le film, écrit Le Figaro dans la mode journalistique actuelle de la flagornerie féministe « …. est aussi un très beau portrait de femme qu’on regarde accéder aux responsabilités d’un chef, à une époque où les femmes étaient encore priées de passer au salon pendant que ces messieurs prenaient les décisions sérieuses. »

Valoriser les femmes, flinguer avec un fusil à tirer dans les coins Donald Trump en faisant des journalistes les gardiens de la démocratie. Tout est pour le mieux dans le meilleur des bons mondes de Spielberg.

Ce film est bien parti pour avoir autant de prix que de décorations pour le soldat Ryan. Mais cette fois c’est l’Amériques anti Trump qu’il convient de sauver , ce à quoi le Post et tant d’autres aux cotés de Spielberg s’emploient.

Qu’elle est loin la guerre du Vietnam !

  1. Révolté
    Révolté28 janvier 2018

    Bonjour,
    Médias, artistes mêmes combats on coupe gomme et recommence jusqu’à ce soit dans le cadre,
    Pas d’erreurs apparentes, sauf des arrangements. Puisqu’il s’agit des US les mêmes n’attaquent pas leur pouliche de l’epoque non! Ils sont dans la protection de leurs avantages comme en France bassin de la pensée unique subventionnés et gavés pour accuser tous ceux qui veulent que leur pays ne subissent pas l’invasion, concernent leurs valeurs,leurs droits oubliant que les nouveaux arrivants devraient avoir aussi les devoirs. Bref si vous ne pensez pas comme eux vous êtes un dangereux TRUMP, même si les actions menées sont bénéfiques pour le pays! Ces mêmes prêt à balancer leur porc des années plutard ( oubliant pour certaines la promotion canapé du moment) mais justifiant le viol par un migrant.
    Ce film remportera certainement un grand succès à chacun d’y prendre ses attentes mais il est sûr que ces biens pensants en feront un succès.

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