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Edwige Roux-Morizot : Une procureure qui en a ! Ainsi parlait la procureure sur l’affaire Daval…

Edwige Roux Morizot

Edwige Roux-Morizot : Une procureure qui en a ! Ainsi parlait la procureure sur l’affaire Daval…

Jean Ansar ♦
Journaliste.

Ce titre d’article ne plaira sans doute pas aux activistes féministes. Elles ont tort.

Bien sûr, cela remonte à un temps pas si lointain ou la virilité était encore une valeur de référence. Quelle horreur. Mais en avoir quand on est une femme, c’est bon pour la théorie du genre.

Des Edwige Roux-Morizot, il faudrait en avoir plus. Il n’y avait qu’à voir la tête consternée des manipulateurs d’opinion de BFM-Télé, pour répondre au réquisitoire de la procureure, tous déstabilisés, même Ruth Elkrief qui considère pourtant ses partialités politiques et sociétales criantes comme un exemple de professionnalisme irréprochable.

D’ailleurs on notera que ce point presse de la Procureure n’a pas été repris en boucle comme d’habitude et était absent- merci aux migrants de Calais- des infos du matin.

Qu’a-t-elle dit ? La vérité !

Que dans notre pays il n’y avait plus, ni présomption d’innocence, ni respect du secret de l’instruction. Qu’on était, avant toute procédure et jugement, condamné par le tribunal médiatique et que tout le monde se mêlait de tout, rendant impossible un travail indépendant et équilibré de la justice.

Cette affaire Daval restera exemplaire. On a vu les féministes politiques s’emparer avant tout jugement et même instruction d’un drame passionnel évident pour en faire un exemple de féminicide et de violence des hommes contre les femmes. Cette politisation a été prolongée par Marlène Schiappa qui, oubliant qu’elle était ministre, s’est comporté en militante. Christophe Castaner lui-même s’en est ému. On a vu un avocat, piégé par la médiatisation de l’affaire, inculper son client avant même la fin de la garde à vue. On a vu une défense maladroite aussi.

Mais de toute évidence l’attitude du mari, au chagrin hystérique sans dignité devant les caméras n’étaient pas normale. Tout le monde s’en est rendu compte. Un faible qui, humilié et sans doute harcelé par une épouse plus construite a tué dans un accès de folle colère. Il a ensuite menti et dissimulé confirmant qu’il était sans doute un pauvre homme fuyant la vérité de son geste commis dans des circonstances ignobles. Mais en faire un exemple de la barbarie ordinaire des hommes visa vis des femmes !

La procureure a raison, il faut dénoncer ceux, policiers ou magistrats qui font fuiter des infos dans une communication de connivence avec des copains de presse. Quand aux journalistes ils ont le devoir d’informer mais ils ne peuvent être aussi complices de recel de violation du secret de l’instruction. Mais que peut-on encore remettre en ordre rationnel dans ce pays ou l’émotion médiatique et son exploitation politicienne remplace tout raisonnement critique.

L’agression odieuse d’un petit garçon juif, si elle est confirmée, mérite d’être condamnée. Pas si elle s’inscrit dans certaines affaires qui se sont révélées fausses. Il y en a eu tellement que cela devrait inciter à la prudence. Mais rien n’y fait, la presse et le pouvoir n’attendent pas la justice ni la police pour s’emparer de la thématique.

Quand au nouvel antisémitisme venu de musulmans sans doutes islamistes, nos bien pensants ont du mal à le reconnaître, à l’admettre, à le nommer. C’était tellement mieux quand on s’en prenait à d’anciens ou de néo nazis. Le monde était tellement plus simple. Plus simple aussi celui des gentils migrants de Calais aidés par de gentilles associations humanitaires non politisées bien sûr. Mais voilà qu’ils se flinguent entre eux maintenant (qui leur donne des armes ?) avant de flinguer qui sait quelques autochtones au mauvais endroit ou au mauvais moment… car ce ne sont pas les infiltrés illégaux b qui sont au mauvais endroit.

Il faut remettre de l’ordre dans tout cela pour y voir clair et prendre les bonnes décisions, dans le respect du pays, des ses enfants et du droit.
Edwige Roux-Morizot pourrait s’en charger.

Illustration : Edwige Roux-Morizot (capture écran).
  1. grente
    grente3 février 2018

    Bravo a ce procureur,comme quoi le courage n’est pas que du coté des mâles.

  2. Robert41
    Robert413 février 2018

    Voilà bien une leçon de lucidité qui devrait inciter ” toutes extériorités intervenantes à l’enquête en cours “, à garder conscience des limites qu’impliquent toutes enquêtes judiciaires. La seule information recevable est celle du procureur de la République territorialement compétent et rien d’autres. Tout écart de conduite extérieure, dans le précis d’une instruction doit être condamné. Qu’ils s’agissent de l’enquêteur cupide voir banalement bavard, ou bien de l’avocat stratégique et perfide qu’une échelle à degrés d’urbanité, suffit à l’ordonner rat de ville au lieu de rat des champs, ou bien d’un journalist-expert, toujours verrouillé sur le siège des chauffeurs de plats, répétant inlassablement le 1,2,3 … comme le récitant des grains du chapelet, ou bien du politique opportuniste, toujours prompt à la ramener quand on lui demande rien et inversement silencieux lorsqu’il faudrait l’ouvrir, ou autres experts d’écoles toujours fascinants dans la généralité … En faites, rien ne doit troubler, ni gêner, le temps de l’enquête et de l’instruction. Ce temps judiciaire est précieux, voir sacré et il est grand temps que la justice Française, fasse respecter cette nécessité. Contredire ce temps imparti devrait être sanctionné lourdement qu’ils s’agissent d’une ministre, d’avocats, de journalistes, il n’y a qu’une seule enquête légitime celle qui est saisie en raison d’indices graves et concordants, nécessitant le choix préliminaire ou de flagrance, encadrée par l’instruction ou l’avis judiciaire et normalement rien d’autres.

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