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Aimez-vous lire ? La chronique littéraire de Viviane Le Ray

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Aimez-vous lire ? La chronique littéraire de Viviane Le Ray

Viviane Le Ray ♦
La Chronique.

« Villa Kérylos » – Adrien Goetz (Grasset)

A Beaulieu-sur-mer, la Villa Kérylos, que nous pensons connaître cache bien des mystères si l’on en croit l’auteur… Construite au début du XXe siècle par Théodore Reinach, frère de Joseph et Salomon, cette demeure décorée en style grec, est hantée par les trois frères, érudits, qui en ont fait la caverne aux trésors de l’érudition française. « Achille » raconte… Achille c’est le fils de la cuisinière des voisins, les Eiffel ! Au crépuscule de sa vie, il revient à Kérylos : une porte s’ouvre sur Alexandre le Grand ; une autre, sur le Mont Athos ; une autre, sur Ariane, son grand amour…Un savoureux mélange de culture et de rêve et de poésie qui donne envie de redécouvrir Kérylos le roman d’Adrien Goetz en main !

 

« Ma Reine » – Jean-Baptiste Andrea – (L’Iconoclaste)

Jean-Baptiste Andrea, s’est vu décerner le Prix du Premier roman 2017 pour cette très jolie fable des temps modernes, hymne à la beauté du monde, à la soif de liberté d’un jeune garçon de 12 ans, surnommé « Shell » (il vit dans une station-essence avec ses parents) ! Incompris des adules, moqué par ses camarades d’école, il décide de fuir le foyer familial, surgit alors « sa » Reine, qui apparaît, disparaît, surgit l’imprévu, la poésie, le rêve, l’apprentissage des sentiments, de la vie… Un beau roman sans pathos commercial : ça fait du bien ! Jean-Baptise Andrea est doté de surcroît d’une belle plume… Un jeune écrivain à suivre !

« Romans Américains » – Georges Arnaud – (Julliard)

Henri Girard à la ville, célèbre une première fois pour avoir été acquitté d’un triple meurtre à l’issue d’un procès qui passionna les Français dans les années 1940, s’embarque en 1947 pour le Venezuela. Chercheur d’or, barman, camionneur. Il revient en 1950, et sera de nouveau célèbre en tant qu’écrivain sous le nom de Georges Arnaud avec Le salaire de la peur (1950), Le Voyage du mauvais larron (1951), La Plus Grande Pente (1961). Trois romans écrits avec les tripes, qui témoignent de la terrible lucidité d’un homme singulier, parfois inquiétant, toujours poète capable dans la vie, d’offrir à une femme un beau jour d’été, au Café de Flore, 25 roses rouges, une colombe dans une jolie cage avec une boite de petits pois ! ( au cas où…) Julliard publie en parallèle « La Serpe », roman-enquête de 633 pages, sur « l’affaire », du toujours mystérieux Henri Girard…

« Faux départ » – Marion Messina – (Le Dilettante)

C’est à la critique d’un journaliste (qui ne lisent pas que les “Bêtes sellers” !) que je dois d’avoir eu le bonheur de découvrir cette perle rare : un beau roman pas déprimant ! Il existe aussi des éditeurs comme Le Dilettante qui ont la volonté de révéler de jeunes écrivains qui savent écrire ! (un bémol, chers amis du Dilettante pour le roman de madame Gavalda (illisible pour votre serviteur !). « Faux départ », est le premier roman de Marion Messina, un petit joyau poétique et optimiste autour de sa génération victime du déclassement inhérent à « la crise économique ». Un hymne à la jeunesse, sans misérabilisme ni pathos racoleurs… Une fable cocasse d’aujourd’hui qui vous réconcilie avec les jeunes romanciers… Reste à espérer que le second roman (le plus difficile à écrire !) confirme le premier !

 

  1. Robert41
    Robert4112 février 2018

    Très bonne idée.

    Nous avons des éclaireurs pour faire avancer l’indigence qui n’a rien avoir avec la diligence quand-même.

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