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Sécurité : le devoir d’un État

Le Cri Edvard Munch

Sécurité : le devoir d’un État

Bernard Plouvier ♦
Auteur, essayiste.

Tout le monde raisonnable en est d’accord : la situation en France (et aux ex-colonies devenues Dom-Tom) est explosive.

L’existence de zones de non-droit, l’explosion des actes de violence physique sont infiniment plus graves que les « incivilités » et les cambriolages que les journalistes ont l’ordre de mettre en avant, de façon à ce que l’arbuste cache la forêt des véritables menaces.

Et l’on a l’impression qu’il en va de même partout en Europe occidentale et scandinave. On parle des vols à la tire et du racket, pour camoufler les viols et les assassinats ; on évoque les « incivilités » pour masquer le racisme effarant des extra-Européens envahissant notre continent.

Tout d’un coup, notre ministre de l’Intérieur, chaudement applaudi par ses confrères ministres et notre  Président, se lance dans un effet d’annonce. Il va réduire « l’insécurité » par son remède miracle : la police de proximité.

Nous prendrait-il pour des amnésiques ? Car, du temps du grandiose Mitterrand, le Président de l’entrée dans l’économie globale et le brassage des races, et du non moins grandiose Chirac, le Président Black-Beur, on nous a promis que tout irait mieux grâce aux « ilotiers »… et l’on parlait déjà de « police de proximité ».

De nos jours et pour faire plus sérieux, on use non seulement du comique de répétition mais aussi du pléonasme et on lance le slogan de « police de proximité au quotidien » !

En réalité, si l’on prenait l’avis des Français de souche européenne, on obtiendrait des avis qui ne pourraient que terroriser nos vrais maîtres : rétablissement de la peine de mort pour les assassins, castration des violeurs, tir à balles réelles en cas d’émeute ou d’agression des forces de l’ordre, refus d’accueillir le moindre « réfugié-immigré » d’origine extra-européenne et retour massif au continent d’origine des sans-travail, délinquants, mahométans faisant dans l’import-export du Djihâd. Enfin, il paraîtrait logique de se séparer de tous les territoires exotiques, à l’exception de ceux peuplés d’Européens qui peuvent difficilement se plaindre de notre prétendu « racisme colonialiste ».

Certes, la situation est explosive, mais vouloir faire semblant de les résoudre avec des petits moyens déjà essayés sans le moindre succès – ce qui est logique : on n’éteint pas un incendie avec une cuillere à café d’eau, fût-elle sucrée -, c’est à la fois se moquer du bon peuple, celui des contribuables, et faire preuve d’absence de sens moral.

Lorsque l’on est à la tête d’un État, le premier devoir est d’y assurer l’Ordre, ce qui commence par la sécurité des personnes et ensuite celle des biens.

Illustration : Le Cri (en norvégien : Skrik) œuvre de l’artiste norvégien Edvard Munch dont il existe cinq versions (trois peintures, un pastel et une lithographie) réalisées entre 1893 et 1917.Elle symbolisant l’homme moderne emporté par une crise d’angoisse.
  1. Robert41
    Robert411 mars 2018

    S’il y a de l’insécurité persistante en France, c’est tout simplement la conséquence d’une inaptitude politique et ce n’est pas une question démocratique, puisque d’autres pays de même nature, ne présentent pas cette infirmité politico-judiciaire. La France est remarquable dans l’exercice de l’application des peines car c’est pas le crime ou le délit que l’on juge avec sévérité mais l’aspect politique et idéologique. Nous avons une multitude de récidivistes et de primo-délinquants qui n’ont jamais été condamnés par un tribunal alors forcément cette impunité n’obère en rien sur le délinquant et le récidiviste. Certains voyous sont arrêtés 40 fois parfois sans avoir la griffe de Thémis ! Nous avons le pays que l’on mérite sans doute … Une majorité de français principalement urbains, profitent d’un statut social heureux, dans le choix de leur résidence, de leur vie économique et bien évidemment de leur tranquillité. Ce n’est pas la cas pour tout le monde ; il faudrait en être conscient, même si de belles idées fleurissent ces faiseurs de programme que d’autres ne veulent pas. Le temps passant la tornade de l’insécurité va atteindre ces belles âmes, fini le déni bonjour la réalité ! Ça vient à grands pas …

  2. LHOMME
    LHOMME24 mars 2018

    Jacques Bichot avait publié plusieurs rapports sur les conséquences économiques de la délinquance et de la criminalité : par exemple Immigration : quels coûts pour les finances publiques ? en février 2006 pour l’Institut Thomas More  Institut Thomas-More5, Le coût du crime et de la délinquance en mai 2010 pour l’Institut pour la Justice, rapports curieusement retirés dans lequel il concluait (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/05/04/01016-20100504ARTFIG00586-la-delinquance-coute-115milliards-chaque-annee.php) et (https://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Une-evaluation-contestee-du-cout-de-la-delinquance-_NG_-2010-05-05-603133) : « La délinquance coûte environ 5,6 % du PIB. En d’autres termes, si nous parvenions à diminuer les infractions de moitié, nous obtiendrions l’équivalent d’une suppression totale de l’impôt sur le revenu ! […] La délinquance nous coûte aussi cher que l’Éducation nationale ou encore que la totalité du système hospitalier. Espérons qu’un tel montant interpellera les pouvoirs publics et les incitera à lancer une étude approfondie sur le sujet ». En avril 2016, dans la Revue française de criminologie et de droit pénal, (http://www.rfcdp.fr/numeros/numero-6-avril-2016#more-197), il publiait encore une contribution sur le thème Conséquences économiques de la criminalité : Le cas des crimes et délits qui concernent la famille et la sexualité. ML.

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